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09.09.2020 – 08:19

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La construction suisse doit changer de mentalité : ce sont les meilleurs qui survivent, et non les moins chers

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Nouvelle étude PwC « Secteur suisse de la construction : se différencier ou échouer »

La construction suisse doit changer de mentalité : ce sont les meilleurs qui survivent, et non les moins chers

- Depuis des années, de grands pans du secteur suisse de la construction peinent à dégager des rendements. Ce phénomène s’explique principalement par les guerres des prix provoquées par l’offre excédentaire de prestations interchangeables, l’intégration lacunaire de la planification et de l’exécution, et l’innovation parfois insuffisante.
- Le COVID-19 accentuera le déclin attendu du volume de constructions : pour demeurer rentables dans leur secteur, les acteurs de la construction doivent dès à présent changer de mentalité, se démarquer nettement de leurs concurrents sur le marché et tirer parti des opportunités offertes par la numérisation.
- Une étude quantitative et des entretiens individuels ont mis en évidence le fait que la transformation et l’innovation sont indispensables pour assurer un changement de paradigme dans le secteur de la construction. 

Zurich, le 9 septembre 2020 – Le secteur suisse de la construction est aussi touché par les répercussions de la pandémie de COVID-19 et doit s’attendre à un déclin de son activité. Et pourtant, « même avant la crise, il était devenu évident qu’un changement de paradigme était indispensable pour survivre dans la construction en Suisse, même si le secteur continue, et continuera, de revêtir une place fondamentale dans de nombreux aspects de la vie », explique Roland Schegg, Directeur et Responsable du conseil aux entreprises familiales et PME chez PwC Suisse. Alors qu’elle était sur le point d’être finalisée, l’étude de PwC Suisse sur la construction a été complétée, afin de tenir compte des récents événements, par une analyse des répercussions du COVID-19 sur les prévisions des acteurs depuis mars 2020. À cette fin, PwC a interrogé environ 130 décideurs d’entreprises suisses du secteur de la construction. Ils travaillent dans les projections, le bâtiment et les travaux publics et leurs clients sont des particuliers, des clients commerciaux et industriels, le secteur public et des investisseurs institutionnels. Les estimations « depuis le COVID-19 » ont été dérivées de ces retours complémentaires et rapprochées des estimations « pré-COVID-19 » initiales. Cette comparaison montre clairement que les acteurs du secteur ont une perception beaucoup plus négative des perspectives de leur entreprise qu’auparavant dans le contexte du COVID-19 : désormais, seuls 58 % des participants à l’étude sont optimistes (contre 92 % avant le COVID-19) et les prévisions négatives ont quintuplé. Un changement de mentalité est donc plus nécessaire que jamais dans le secteur de la construction.

La différenciation et la capacité d’innovation comme facteurs de succès

Une question fondamentale quant à l’avenir de la construction est celle de son potentiel d’évolution. Le COVID-19 n’est pas le seul obstacle pour le secteur de la construction. Pour 90 % des participants, les principaux défis sont le manque de différenciation (88 %), les guerres de prix (85 %) et le revirement des taux (88 %). Les entreprises doivent avoir le courage de se démarquer de leurs concurrents dans leur manière de faire. Notamment quand il s’agit de proposer des prix concurrentiels. « Si une société peut par exemple proposer une approche innovante des développements de sites ou gérer des constructions complexes, elle sort davantage du lot et réalise de meilleures marges bénéficiaires », explique Martin Engeler, Senior Manager en conseil aux entreprises familiales et PME et au secteur public chez PwC Suisse. Il estime par ailleurs que les entreprises devront s’appuyer sur la créativité, une capacité d’innovation, une gestion intégrée et la persévérance pour garder leur place dans le secteur.

Une longueur d’avance grâce à la numérisation et aux technologies innovantes

La numérisation recèle un potentiel particulièrement intéressant qui est encore souvent loin d’être pleinement exploité. Le recours aux technologies numériques a déjà débuté il y a plusieurs années, mais surtout dans les processus de support comme l’administration, le marketing, la communication ou le dessin des plans. Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir dans ce domaine. À présent, des processus clés comme la réalisation et l’exploitation doivent aussi être digitalisés de manière appropriée, comme l’indique l’étude. Les solutions numériques permettent en principe d’intégrer tous les participants au projet dès que possible et d’effectuer encore des ajustements lors de la réalisation. C’est là que se situe le principal potentiel de la numérisation, car de nouveaux modèles basés sur une coopération intégrée peuvent ainsi émerger tout au long de la chaîne de valeur. Il est en particulier possible d’établir une connexion intelligente entre les processus de planification et d’exécution, souvent distincts à l’heure actuelle. Ce faisant, le coût parfois énorme des erreurs commises sur les chantiers peut ainsi être réduit de manière ciblée. Bien que la numérisation constitue une opportunité pour 87 % des entreprises interrogées, elle ne revêt une grande importance que pour 62 % d’entre elles, voire moins chez les petites entreprises. On peut à juste titre se demander si cette opportunité est déjà exploitée.

De l’utilité d’une application correcte et des connaissances humaines

Bien évidemment, les différents outils d’optimisation des processus ne sont utiles que s’ils sont bien appliqués : la combinaison de nouvelles technologies, de modèles numériques et de matériaux innovants ne fonctionner et durera que si les gens savent s’en servir. Si une entreprise mobilise tout son capital humain – apprentis, ouvriers, chefs de chantier, directeurs généraux, cadres et contremaîtres – pour réaliser un objectif commun, ses performances en termes d’efficacité, de coût des erreurs ou d’innovation sont excellentes. Par ailleurs, les modèles de gestion fédéralistes fondés sur le respect et l’estime sont aussi prisés. On voit également apparaître des approches innovantes au niveau des matériaux et des procédures. Soutenues par de grandes tendances mondiales comme la durabilité, l’automatisation ou la numérisation, elles ont le potentiel de transformer radicalement le secteur de la construction. Mais elles n’interviennent encore qu’à petite échelle. « Pour s’engager dans cette direction innovante et pérenniser son avenir, il faut donc aussi faire preuve de courage et de clairvoyance », ajoute Roland Schegg.

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Vous trouverez de plus amples informations sur l’étude et les résultats sous www.pwc.ch/baustudie (seulement disponible en allemand actuellement).

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