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20.04.2021 – 09:55

Sanitas Krankenversicherung

Résultats de l'observatoire "Société numérique et solidarité" 2021: La pandémie du Covid-19 réduit la course à la performance numérique

Zurich (ots)

La pandémie du Covid-19 a stimulé la transformation numérique de la société, notamment dans le commerce en ligne, la vidéotéléphonie et les services de streaming. Outre des résultats surprenants indiquant une réduction de la course à la performance numérique, l'observatoire "Société numérique et solidarité" confirme plusieurs tendances à long terme: les possibilités numériques et la mesure connectée sont de plus en plus utilisées, malgré les craintes concernant la sécurité des données et l'impact négatif sur certaines valeurs, telles que la solidarité. Des appréciations ambivalentes se font également jour pour le thème de la "santé personnalisée".

Pour la quatrième fois consécutive - et environ un an après le début de la pandémie de Covid-19 - la Fondation Sanitas Assurance Maladie a mené un sondage auprès de la population suisse sur l'acceptation de la transformation numérique et dans quelle mesure cette dernière est susceptible d'impacter la solidarité au sein de la société. Les résultats sont surprenants.

Étonnamment, la crise sanitaire relativise la course à la performance numérique

Alors qu'au début de l'année dernière, c'étaient surtout les jeunes qui étaient déstabilisés et stressés par la pression du virage numérique, la pandémie a changé la donne. Au travail, dans le domaine de la santé, au niveau des réseaux sociaux tels qu'Instagram et Facebook, mais aussi dans le domaine du sport, la population suisse a ressenti nettement moins de stress lié à la performance et issu des mesures connectées au quotidien. La pression exercée par les applications numériques, en termes de suivi et de comparaison, a considérablement diminué avec le télétravail et la distanciation sociale. La pression due à la course à la performance ressentie au travail a considérablement diminué, passant de 45% à 18% pour toutes les classes d'âge.

Étonnamment, l'utilisation des réseaux sociaux n'a pas explosé en raison du Covid-19

Le repli sur soi imposé par le confinement a également relégué le marché social virtuel au second plan. Chez les jeunes, l'utilisation des réseaux sociaux a fortement reculé par rapport à l'année précédente (de 92% à 80%). En outre, les jeunes âgés de 18 à 35 ans sont deux fois moins nombreux à ressentir une pression supplémentaire en raison des réseaux sociaux comme Instagram et Facebook (20% contre 39% l'année précédente). Le ralentissement contraint désamorce la Fear of Missing Out (FoMO) - la crainte de rater quelque chose.

L'essor de la vidéotéléphonie, une conséquence de la pandémie

Les appareils, canaux et offres numériques continuent d'être utilisés à un niveau élevé. En période de distanciation sociale et de confinement partiel, le recours à la vidéotéléphonie, par exemple via Zoom, a pratiquement doublé en un an, passant de 33% à 59%, avec peu de différence entre les classes d'âge. Les services de streaming comme Netflix semblent également avoir de plus en plus de succès auprès des plus de 35 et 55 ans, qui sont respectivement 61% et 30% à les utiliser.

Une contradiction: la surveillance par téléphone mobile liée à la pandémie est bien acceptée malgré les inquiétudes relatives à la protection des données

Bien que le sentiment d'incertitude à l'égard du virage numérique ait encore reculé, le scepticisme envers la collecte et la transmission de données personnelles reste important. Malgré l'expérience de la pandémie de l'année dernière, cette tendance s'applique également au partage des données servant à tracer les chaînes de transmission, comme avec l'appli SwissCovid ou lors de l'enregistrement en ligne dans les restaurants. L'avantage personnel que représente, par exemple, le fait d'avoir accès au restaurant par le biais d'une inscription en ligne en période de pandémie est un facteur déterminant dans la décision de partager ou non ses données. Le bénéfice personnel l'emporte donc sur les préoccupations fondamentales concernant l'utilisation abusive des données. Il est également très surprenant de constater que 45% des personnes interrogées sont favorables à une surveillance par téléphone portable sur le modèle asiatique (avec une protection des données réduite) pour lutter contre la propagation d'une maladie en cas de nouvelle pandémie - dans le but de préserver autant que possible les libertés. Curieusement, le consentement à une telle surveillance du téléphone portable est aussi élevé, toutes opinions politiques confondues.

Le principe de solidarité continue d'être mis à mal par la transformation numérique

Le thème de la solidarité a pris une dimension particulière pendant la crise du coronavirus. La population a fait preuve d'entraide. Par exemple, le voisinage n'a pas hésité à faire les courses pour les personnes à risque. Le sondage révèle que les plateformes numériques n'ont guère joué de rôle dans ce domaine jusqu'à présent. Quatre ans après le début de l'étude, la moitié des personnes interrogées estiment que le virage numérique a un impact négatif sur la solidarité au sein de la société. Les raisons sont un repli sur soi plus important et un clivage croissant entre forts et faibles. Par ailleurs, même avec la pandémie de Covid-19, 51% de la population est d'avis que les personnes qui font attention à leur santé et mangent sainement devraient payer moins de primes d'assurance maladie que les autres. Néanmoins, seule une personne sur cinq mettrait ses données médicales à la disposition de l'assureur.

Les données et leur potentiel pour la santé personnalisée

Les dispositifs numériques, tels que les capteurs d'activité et les smartphones, génèrent de plus en plus de données de santé. Combinées aux examens cliniques, aux données de laboratoire et aux données génomiques (si nécessaire avec l'aide de l'intelligence artificielle), elles peuvent aider à personnaliser encore plus les mesures préventives et les traitements. Malgré son importance pour l'avenir du système de santé et les nombreux débats entre les experts, la notion de "médecine personnalisée" ne s'est pas encore établie dans la société suisse. Seulement 14% des participants à l'étude indiquent en avoir une idée précise. Cependant, la moitié des personnes interrogées sont prêtes à se soumettre à une analyse du génome - l'une des applications les plus radicales de la numérisation en ce qui concerne la santé de l'être humain. Si l'on complète la question sur l'analyse du génome en expliquant que des traitements personnalisés efficaces sont disponibles pour les risques identifiés, le nombre des partisans passe à deux tiers. Ici aussi, il est clair que l'avantage personnel d'un traitement individualisé réduit le scepticisme quant à la transmission des données.

Si les chances de guérison sont bonnes, quatre personnes sur cinq sont favorables à ce que les thérapies spéciales contre le cancer, même coûteuses, soient prises en charge par l'assurance de base. Et ce, même en précisant qu'elles pourraient augmenter les primes d'assurance maladie pour tous. Les participants à l'étude approuvent ainsi un financement solidaire des acquis de la médecine personnalisée. Toutefois, deux tiers des personnes interrogées estiment que certaines conditions devraient être remplies pour que de telles thérapies soient couvertes par l'assurance de base. La première étant que la thérapie permette d'améliorer considérablement la qualité de vie. Bilan: si le développement de la médecine personnalisée se poursuit, la conception et le financement du système de santé devront occuper une place plus importante dans l'agenda politique.

Au sujet de l'étude

En janvier 2021, l'institut de recherche sotomo a interrogé 2344 personnes en ligne sur leur comportement et leur attitude à l'égard de la solidarité dans le contexte du virage numérique. Le choix et la pondération ciblés des personnes assurent un échantillon qui est représentatif de la population suisse des 18 ans et plus. C'est le quatrième sondage demandé par la Fondation Sanitas Assurance Maladie.

Téléchargement de l'étude

Le rapport complet sur l'observatoire "Société numérique et solidarité" 2021 se trouve ici: www.sanitas.com/sondage-fondation

Contact:

Informations sur l'engagement social et le sondage: Fondation Sanitas Assurance Maladie, Isabelle Vautravers, directrice, tél. 044 298 62 61, mobile 079 641 25 78, isabelle.vautravers@sanitas.com

Informations sur l'entreprise: Sanitas Assurance Maladie, Christian Kuhn, porte-parole, tél. 044 298 62 78, mobile 076 381 27 87, medien@sanitas.com