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Les Eglises et ¬úuvres d'entraide prennent position pour une politique d'asile humaine

    Lucerne (ots) - Les trois Eglises nationales ainsi que Caritas Suisse et l'EPER demandent instamment que le d√©bat sur l'asile se d√©roule sur la base des faits. De m√™me, cette politique doit continuer √† trouver son fondement dans certaines valeurs essentielles. Ces r√©flexions √©thiques ainsi que des propositions d'action concr√®tes sont publi√©es dans la prise de position " Pour une politique d'asile humaine ", qui sort en pr√©vision de la Conf√©rence nationale sur l'asile du 8 avril.

    Les Eglises et les ¬úuvres d'entraide d√©plorent que le d√©bat sur l'asile soit enti√®rement polaris√© et se d√©roule sur fond pol√©mique : "Ces derni√®res ann√©es, les requ√©rants d'asile ont √©t√© associ√©s presque exclusivement √† des aspects n√©gatifs comme l'immigration clandestine, l'abus et la criminalit√©. Certaines d√©rives racistes ont √©galement √©t√© observ√©es." Une telle √©volution est inacceptable et dangereuse.

    Le d√©bat doit √™tre men√© aujourd'hui sur la base des faits. Les chiffres ne doivent cependant en aucun cas occulter le sort des personnes qui cherchent l'asile chez nous. La plupart d'entre eux quittent leur pays pour fuir la guerre ou la pers√©cution. Il s'agit d'une question de survie.

    Durcir le droit d'asile n'am√®ne rien

    Les Eglises et les ¬úuvres d'entraide formule √©galement des propositions concr√®tes. Elles demandent par exemple que le droit ne soit pas une nouvelle fois durci, mais que les dispositions actuelles soit appliqu√©es de mani√®re cons√©quente. Les lois actuelles - notamment dans le cadre du droit p√©nal - permettent parfaitement de combattre les abus ou la criminalit√© due aux requ√©rants d'asile.

    Raccourcir la proc√©dure d'asile semble possible et sens√©. Mais les droits des requ√©rants doivent √™tre pr√©serv√©s. Un raccourcissement de la proc√©dure permettrait de r√©duire les co√Ľts. De plus, une proc√©dure moins longue rendrait l'asile moins attractif pour les personnes qui veulent en faire un usage abusif.

    Permettre l'acc√®s au march√© du travail

    Enfin, les ¬úuvres d'entraide et les Eglises demandent que le march√© du travail soit ouvert aux requ√©rants d'asile apr√®s trois mois : "Faciliter l'acc√®s au march√© du travail permet de r√©aliser des √©conomies au niveau des prestations d'aide sociale, √©tant donn√© que les requ√©rants d'asile subviennent eux-m√™mes √† leurs besoins."

    De plus, les requ√©rants ne constituent pas une concurrence pour les Suisses. Ils sont en effet employ√©s la plupart du temps √† des postes mal r√©mun√©r√©s et dans des branches o√Ļ peu de Suisses sont actifs. L'inactivit√© peut conduire de surcro√ģt √† des probl√®mes psychologiques et m√™me encourager la petite criminalit√©. Il faut √©galement noter que l'interdiction de travail instaur√©e en 1999 n'a pas eu d'effet dissuasif.

Note aux rédactions : La prise de position complète peut être téléchargée sur le site de Caritas Suisse à l'adresse www.caritas.ch (Presse - Dossiers de Presse - Aide en Suisse).

ots Originaltext: Caritas Suisse
Internet: www.newsaktuell.ch

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