Schweizerischer Gewerkschaftsbund SGB

Infrastructure ferroviaire L'USS exige que le nouveau fonds ne soit pas grevé d'anciennes charges

Bern (ots) - Le financement durable de l'infrastructure ferroviaire suisse - elle est un exemple envié dans le monde - est une nécessité. C'est pourquoi l'Union syndicale suisse (USS) salue l'orientation prise par le message du Conseil fédéral à ce sujet. Judicieusement, les investissements destinés à l'entretien et à l'aménagement de cette infrastructure seront en effet financés par une seule source, à savoir : un fonds unique. Il est par contre faux de priver dès le départ ce dernier de certaines recettes et de le grever des milliards de dette de l'ancien. L'USS demande instamment que le nouveau financement de l'infrastructure ferroviaire soit libéré de cette dernière (due à la NLFA, la nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes).

Le nouveau fonds permettra un financement durable de l'entretien et de l'aménagement, indispensable pour garantir la qualité des chemins de fer suisses. Jusqu'en 2040, les nouveaux investissements nécessiteront à eux seuls l'engagement de plus de 40 milliards de francs. Or, et surtout dès le départ, le poids de l'ancienne dette met en danger tout le projet. C'est pourquoi, le montant budgétisé de 3,5 milliards de francs destiné à la première étape de développement allant jusqu'en 2025 est nettement insuffisant. De plus, l'abandon par la Confédération de la dette de l'ancien fonds désamorcerait d'autres problèmes financiers (comme la hausse des prix des sillons, resp. des titres de transport ou des parts versées par les cantons). L'USS trouve absurde qu'il faille disposer de 5 milliards de francs pour des avions de combat manifestement inutiles, alors que l'on veut refiler aux chemins de fer suisses une charge d'environ 1 milliard de francs chaque année, entre 2017 et 2027, au titre du remboursement de la dette et du paiement de ses intérêts. Cette façon de procéder empêchera des investissements porteurs d'avenir nécessaires.

Il est tout aussi inacceptable que le Conseil fédéral prive le nouveau fonds d'infrastructure ferro-viaire de recettes jusque-là garanties, pour en faire profiter la route. Une bonne infrastructure ferroviaire décharge en effet la route. Or, si le prix payé pour atteindre ce but baisse, c'est le rail qui en fait les frais.

Contact:

Rolf Zimmermann (031 377 01 21 ou 079 756 89 50) secrétaire dirigeant
de l'USS, se tient à votre disposition pour tout complément
d'information.


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