Tous Actualités
Suivre
Abonner Ernst & Young Schweiz

Ernst & Young Schweiz

«Ernst & Young European Fraud Survey»: alors que la récession frappe, le risque de fraude augmente en Suisse

Zurich (ots)

L'enquête européenne «Ernst & Young European Fraud
Survey»  publiée aujourd'hui, révèle des tendances inquiétantes 
concernant les pratiques commerciales jugées acceptables par les 
employés des entreprises, tandis que la récession s'accroît en 
Europe.
Au total, plus de 2200 employés de grandes entreprises, dans 22 
pays européens, ont participé à l'enquête. Si les réponses varient 
selon les juridictions, certains thèmes sont récurrents. Fait 
alarmant, selon la moitié des personnes interrogées en Europe et 40% 
des participants suisses, un ou plusieurs types de comportement 
contraire à l'éthique sont acceptables. A titre d'exemple, 25% des 
participants européens et 20% des participants suisses jugent 
acceptable le fait de donner un bakchich pour obtenir du travail.
On relève même qu'une minorité non négligeable des participants 
européens (8%) considèrent le fait de déformer les performances 
financières de leur entreprise comme justifiable pour survivre aux 
perturbations économiques actuelles. Seuls 2% des participants 
suisses partagent ce point de vue.
Selon Michael Faske, responsable Fraud Investigation & Dispute 
Services chez Ernst & Young en Suisse, «bien que les Suisses aient un
point de vue légèrement différent face à la fraude, les résultats de 
cette enquête montrent que les employés des entreprises en Europe 
manifestent de la tolérance à l'égard des comportements contraires à 
l'éthique, ce qui est à la fois décevant et inquiétant». Payer pour 
obtenir du travail, et même falsifier délibérément les performances 
financières afin de dissimuler des résultats décevants, ce sont là 
des comportements que cautionnent un nombre alarmant de participants.
Un sérieux problème qui s'aggrave
Non seulement un ralentissement économique révèle davantage les 
fraudes parce que l'effet masquant de la croissance économique a 
disparu, mais la pression subie par les cadres dirigeants pour 
maintenir le niveau du chiffre d'affaires et des bénéfices 
s'intensifie, et la tentation de recourir à la fraude devient plus 
forte.
Selon Michael Faske, «dans le climat économique actuel, les 
dirigeants subissent une pression incroyable afin de maintenir le 
niveau d'activité et d'atteindre les objectifs financiers, tant au 
niveau personnel qu'au niveau de l'organisation».
Les changements structurels fréquents ainsi que le manque de 
clarté au niveau des responsabilités sont propices à des 
comportements frauduleux dans les périodes prospères. Bien entendu, 
un tel phénomène s'accentue dans un contexte de récession, où des 
problèmes de ce genre sont plus fréquents.
Comme l'explique Michael Faske, «lorsque les entreprises suisses 
licencient ou changent de mains, il se peut que des lacunes 
apparaissent dans les processus de contrôle financier». En Suisse, 
30% des personnes interrogées pensent que la fraude augmente lors de 
fusions ou acquisitions (45% en Europe). Selon 88% des participants 
suisses, les licenciements constituent une des causes premières de 
l'augmentation des risques de fraude à la suite d'une fusion. Pas 
moins de 37% d'entre eux pensent que les pratiques et procédures 
normales risquent d'être négligées en cas de licenciements; 60% 
d'entre eux - c'est plus que la moyenne européenne - pensent que les 
normes de comportement différentes de deux entreprises qui fusionnent
posent un défi majeur dans le cadre de la lutte contre la fraude.
Le pessimisme gagne l'ensemble de l'Europe
Plus de la moitié des personnes interrogées (53% des Suisses et 
55% des Européens) pensent que la fraude dans les entreprises va 
s'accentuer dans les années à venir. On s'attend à cette augmentation
de la fraude dans les entreprises en raison des changements mis en 
place en réponse au ralentissement économique, mais aussi en raison 
d'un affaiblissement de la lutte contre la fraude, des pressions 
destinées à protéger le futur de l'entreprise et à maintenir les 
bonus et les rémunérations à un niveau élevé. En Suisse, seules 5% 
des personnes interrogées pensent que la fraude dans les entreprises 
va diminuer. Selon Michael Faske, «d'une manière générale, les gens 
pensent que la fraude va s'accentuer en Europe, indépendamment de la 
situation géographique ou de la richesse économique relative des 
pays. Il s'agit d'une récession globale et la fraude est un problème 
global».
La direction est considérée comme une partie du problème
De ce point de vue, les participants suisses ne se démarquent pas 
beaucoup de leurs homologues européens: selon eux, tous les échelons 
de direction des entreprises, loin d'être exemplaires, font partie du
problème. C'est même à ce niveau-là qu'on trouve d'après eux le plus 
grand risque de fraude; 38% d'entre eux citent la direction générale 
et 36% les cadres moyens comme les niveaux d'organisation où le 
risque de fraude est le plus important. Environ 71% des personnes 
interrogées en Suisse expriment des doutes quant à l'intégrité des 
dirigeants de leur entreprise. Ce chiffre est presque identique à la 
moyenne européenne (69%). En outre, 88% des sondés pensent que les 
membres de la direction sont enclins à transgresser les règles afin 
de répondre aux objectifs fixés en période de crise économique. Seuls
22% des participants suisses (24% des Européens) pensent que les 
dirigeants de leur entreprise agissent avec beaucoup d'intégrité 
personnelle.
Par conséquent, compte tenu de cette défiance à l'égard de la 
direction qu'expriment les personnes interrogées, les employés 
attendent des autorités de surveillance davantage de mesures 
destinées à les protéger et à faire en sorte que leurs supérieurs 
soient obligés d'intensifier leurs efforts pour protéger les 
entreprises de la fraude. L'enquête souligne le fait que les Suisses 
croient plus fermement que la moyenne européenne en la nécessité de 
renforcer la présence des gouvernements et des autorités ainsi que la
surveillance destinée à combattre activement et à réduire les risques
de fraude.
Comme l'explique Michael Faske, les inquiétudes des employés sont 
fondées car «les cadres supérieurs qui dirigent les gens interrogés 
dans cette enquête sont plus enclins à tolérer les actes de 
corruption et les pratiques comptables frauduleuses que les cadres 
moyens. En effet, nos interactions avec les autorités de surveillance
suggèrent que ces derniers sont tout à fait conscients des 
dysfonctionnements en matière de gouvernance d'entreprise et se 
déclarent favorables à des mesures beaucoup plus radicales». En 
outre, 66% des participants suisses estiment que les dirigeants 
devraient être tenus personnellement responsables des défaillances 
dues à la fraude survenant sous leur direction..
Est-ce le moment de réagir?
Ainsi que le souligne Michael Faske en guise de conclusion, le 
fait que la fraude est l'un des sujets prioritaires dans l'ordre du 
jour des entreprises a aussi de bons côtés: «La bonne nouvelle, c'est
que la période difficile que nous vivons actuellement peut nous 
permettre d'initier des changements plus rapidement et plus 
efficacement qu'en des périodes plus prospères. Il est maintenant 
temps, pour les dirigeants, de prendre des mesures énergiques et 
rapides afin de renforcer l'importance d'un comportement éthique dans
le cadre des pratiques commerciales».
A propos de l'enquête
En février 2009, nos chercheurs ont mené au total 2246 entretiens 
avec des employés dans 22 pays européens, par téléphone ou en ligne. 
Les participants à l'enquête ont été recrutés au sein d'entreprises 
multinationales et/ou cotées en Bourse de plus de 1000 employés, 48% 
d'entre eux travaillent pour des entreprises de plus de 5000 
employés, 92% pour des entreprises de plus de 500 employés.
Bref portrait d'Ernst & Young
Ernst & Young est un des leaders mondiaux dans les domaines de 
l'assurance, la fiscalité, les transactions et le conseil. Nos 
135'000 collaborateurs, répartis dans le monde entier, partagent les 
mêmes valeurs et un engagement inébranlable pour fournir une qualité 
de haut niveau. En Suisse, Ernst & Young est un des leaders en audit 
et en conseil. Elle offre également ses services dans les domaines de
la fiscalité et du droit ainsi qu'en matière de transactions et de 
comptabilité. Nos 1'900 collaborateurs ont d'ailleurs dégagé un 
chiffre d'affaires de CHF 563 millions pour l'exercice 2007/08. C'est
en aidant nos employés, nos clients et les communautés auxquelles 
nous appartenons à donner le meilleur d'eux-mêmes que nous faisons la
différence. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur notre 
site Internet www.ey.com/ch .
Ernst & Young désigne l'organisation mondiale des sociétés membres
d'Ernst & Young Global Limited, chacune d'entre elles étant une 
entité juridique séparée. Ernst & Young Global Limited, société 
britannique, ne fournit aucun service aux clients.

Contact:

Simone Jeanne Isermann
Ernst & Young
Porte-parole
Tél.: +41/58/286'35'97
E-Mail: simone.isermann@ch.ey.com

Plus de actualités: Ernst & Young Schweiz
Plus de actualités: Ernst & Young Schweiz