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Idée fausse : les femmes croient elles aussi que les maladies cardiaques affectent davantage les hommes

Idée fausse : les femmes croient elles aussi que les maladies cardiaques affectent davantage les hommes

  • 85 % des personnes participant à l’étude pensent que les hommes meurent plus souvent d’une maladie cardiaque que les femmes. En réalité, c’est l’inverse.
  • Les personnes ayant participé à l’étude pensent que le cancer est la première cause de mortalité chez les femmes en Suisse. En fait, ce sont les maladies cardio-vasculaires. Une personne interrogée sur deux ignore qu’un infarctus du myocarde peut présenter des symptômes spécifiques au sexe.
  • 52 % des personnes participant à l’étude ne savent pas ce que signifie la médecine de genre.
  • 60 % des femmes interrogées se sentent insuffisamment informées sur les maladies cardio-vasculaires.
  • La prévention et l’information permettraient d’éviter une grande partie des infarctus du myocarde et autres maladies cardio-vasculaires.

Zurich, le 3 mars 2024 – Que sait la population suisse de la médecine de genre ? Pourquoi les maladies cardiaques sont-elles considérées comme des maladies masculines, alors que les femmes sont plus nombreuses à en mourir chaque année ? C’est le genre de questions que PwC Suisse aborde dans sa dernière étude « La santé, une affaire de cœur ». Pour ce faire, la société de conseil a interrogé 1573 personnes âgées de 18 à 79 ans en Suisse alémanique et en Suisse romande, et a complété les résultats par deux interviews d’expertes.

La médecine de genre reste un terme méconnu

Plus d’une personne sur deux ayant participé à l’étude n’a aucune idée de ce que signifie la médecine de genre. 39 % des personnes interrogées ont déjà entendu ce terme et 11 % connaissent le sujet. La médecine de genre est certes une question abordée dans le secteur de la santé, mais elle ne fait que lentement son entrée dans les soins médicaux. Le secteur en est conscient et tente d’y remédier. « Chez PwC, nous contribuons à la recherche de solutions dans différentes branches de la santé. Pour combler les lacunes évoquées dans les données en matière de médecine de genre, nous développons par exemple des applications basées sur l’IA qui standardisent les données de santé, identifient des différences types liées au genre et permettent à la médecine d’exploiter ces résultats », explique Dominik Hotz, responsable Health Industries EMEA chez PwC Suisse.

Le mythe de la maladie masculine a la vie dure

85 % des participants à l’étude pensent que les hommes meurent davantage de maladies cardio-vasculaires que les femmes. 53 % estiment que la première cause de mortalité chez les femmes est le cancer. Les statistiques officielles mettent fin à ce mythe : en 2022, 10 951 femmes et 9512 hommes sont décédés d’une maladie cardio-vasculaire. En Suisse, ces maladies constituent la première cause de décès (27,5 %), devant le cancer (23,1 %).

Les femmes et les hommes ne tombent pas malades de la même manière

Interrogés sur les symptômes connus de l’infarctus du myocarde, les deux sexes citent le plus souvent les douleurs thoraciques et les difficultés respiratoires, considérées comme des symptômes typiquement masculins. Les femmes présentent souvent en même temps d’autres symptômes tels que des douleurs dorsales ou abdominales, des nausées ou des vomissements. Ces signes ne sont toutefois guère connus des personnes interrogées. La méconnaissance des symptômes propres au genre a souvent pour conséquence que les femmes tardent à recevoir les soins nécessaires. Une telle hésitation peut être fatale ou entraîner des lésions cardiaques permanentes. En outre, cela peut générer des effets néfastes sur l’ensemble de l’économie, notamment la nécessité de recourir à des traitements ultérieurs coûteux.

La crise cardiaque est stigmatisée

L’infarctus du myocarde est généralement considéré comme une maladie typique des cadres masculins, signe d’une faible robustesse et d’un mode de vie malsain. Selon les expert-e-s consulté-e-s par PwC, cette stigmatisation contribue aussi à ce que les femmes victimes d’une crise cardiaque témoignent moins souvent que celles atteintes d’un cancer du sein, par exemple. En effet, elles ne veulent pas se faire les porte-parole d’un groupe à risque auquel elles ne se sentent pas appartenir.

À l’ordre du jour national

82 % des sondés jugent pertinent que les médecins prennent en compte la dimension de genre dans le diagnostic et le traitement des maladies. 60 % des femmes interrogées estiment ne pas être suffisamment sensibilisées et informées sur la prévention des maladies cardio-vasculaires. Divers acteurs suisses de la santé ont abordé le thème de la médecine de genre. Mais les initiatives actuelles manquent d’une orientation générale au niveau national. Philip Sommer, responsable du secteur d’activité Santé de PwC Suisse, s’exprime à ce sujet : « Il faut renforcer le travail d’information en Suisse. Des campagnes de grande envergure devraient s’adresser à tout le monde : patient-e-s, professionnel-le-s de la santé, entreprises pharmaceutiques, chercheurs, compagnies d’assurance maladie et, enfin, la population en général. ».

À propos de cette étude

Les données de l’étude « La santé, une affaire de cœur » de PwC ont été collectées en janvier 2024 à l’aide d’un questionnaire en ligne et réalisées par une société d’études de marché externe. 1573 personnes âgées de 18 à 79 ans ont été interrogées en Suisse alémanique et en Suisse romande, dont 1050 femmes et 523 hommes. Les résultats ont été pondérés en fonction du groupe d’âge, du sexe et de la région de manière à refléter les proportions réelles de la population. Les auteurs ont ensuite complété les résultats quantitatifs par deux entretiens avec des expertes.

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Emina Custo
PwC | External Relations Consultant
Mobile: +41 58 792 43 26
Email:  emina.custo@pwc.ch 

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