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Des conseils avisés pour les ravers: l'ecstasy hotline de l'ISPA

Lausanne (ots)

Cette année encore, l'Institut suisse de
prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) met en
service son ecstasy hotline à l'occasion de la Lake Parade qui aura
lieu à Genève le 3 août. Du vendredi au dimanche matin, les
spécialistes de l'ISPA seront atteignables 24 heures sur 24 au numéro
gratuit 0800'105'105 pour répondre aux questions que se posent les
ravers, leurs parents et d'autres personnes intéressées à propos de
la consommation des drogues dites récréatives et des risques qu'elle
comporte.
Cette année, la Lake Parade de Genève a pour devise "Color my
Life". Pour éviter aux amateurs de techno d'en voir de toutes les
couleurs, l'ISPA va une fois de plus mettre en service le numéro
gratuit de l'ecstasy hotline. Que ce soit à la Street Parade, dans
des soirées techno ou des festivals Open Air, ecstasy, GHB,
métamphétamines, cannabis et autres substances psychoactives sont
censés créer l'ambiance, assurer la forme et libérer l'esprit. Dans
l'exubérance de la fête, il peut être très tentant d'avoir recours à
des drogues pour partager l'euphorie ambiante. Leurs effets étant
souvent imprévisibles, le trip peut cependant virer au cauchemar et
mettre la vie en danger.
80 pour cent des ravers sont clean
Disons-le d'emblée: la consommation d'ecstasy n'est pas un
phénomène de masse. Selon une étude réalisée par l'ISPA, 80 pour cent
des amateurs et amatrices de musique techno sont clean. Un jeune qui
ne consomme qu'occasionnellement des drogues dans le cadre de grandes
manifestations comme la Street Parade est souvent mal informé de
leurs méfaits possibles et s'expose ainsi à des risques majeurs.
L'expérience réalisée avec l'ecstasy hotline montre que les
participantes et participants à la Lake Parade ont besoin
d'informations sur le mode d'action et les dangers potentiels des
drogues dites récréatives et sur les précautions qui s'imposent en la
matière. Pour être en mesure de répondre aux questions, aux
incertitudes et aux problèmes des appelants à l'occasion de la Lake
Parade, les spécialistes de l'ecstasy hotline seront atteignables 24
heures sur 24 du vendredi matin à 8 heures au dimanche matin à 8
heures pour proposer leurs conseils. "Puis-je encore utiliser de
l'ecstasy qui me reste de l'année dernière ?" "Depuis que j'ai pris
une de ces pilules, j'ai les mains qui tremblent, que dois-je faire
?". Voilà des questions parmi beaucoup d'autres que posent les
consommateurs. Mais les appels proviennent aussi de parents ou d'amis
inquiets qui aimeraient en savoir plus sur les risques et les effets
possibles, ou encore de curieux qui ont envie de "faire un essai". En
établissant le dialogue, les répondants s'efforcent tout d'abord de
voir si les personnes qui entendent consommer de telles drogues sont
au courant des risques qu'elles encourent. Car l'usage de ces drogues
n'est jamais sans danger, du fait qu'il n'est pas possible de savoir
exactement ce qu'elles contiennent. Celui qui décide malgré tout de
ne pas y renoncer doit au moins disposer des informations permettant
de réduire les risques au minimum. Les règles suivantes y
contribuent:
* Ne prendre qu'une faible dose (demi-pilule) et attendre l'effet.
   * Ne pas prendre trop vite une nouvelle dose! L'effet peut se
     manifester tardivement.
   * Ne jamais consommer tout seul! En cas d'urgence, un "assistant"
     peut demander de l'aide.
   * Ne jamais mélanger différentes drogues! Ne pas toucher à de
     l'alcool ou à toute autre substance.
   * Ne pas prendre le volant après avoir consommé, y compris le
     lendemain.
Danser jusqu'à l'arrivée du docteur
L'ecstasy est une drogue illégale de loin pas aussi inoffensive
qu'on le pense communément. Les effets secondaires s'accroissent avec
l'augmentation de la dose et la fréquence de la consommation:
sécheresse de la bouche, perte d'appétit, maux de tête, crampes de la
mâchoire, états d'angoisse et de confusion en sont les symptômes. En
outre, des études récentes mettent clairement en évidence des lésions
cérébrales dues à l'ecstasy. Une étude réalisée en 1999 en Allemagne
a montré que 49 pour cent des consommateurs réguliers souffrent
d'hallucinations, de confusion dans la reconnaissance des personnes,
de délire et de troubles psychomoteurs. Parmi les consommateurs
occasionnels, 22 pour cent présentent de tels symptômes. Une étude
réalisée récemment par les universités de Cambridge et d'East London
montre que même les personnes ayant consommé de l'ecstasy pendant peu
de temps rencontrent des problèmes importants dans les tests de
mémoire et d'identification.
Même si l'ecstasy est peut-être la drogue récréative dont on parle
le plus, elle n'est de loin pas celle qui est le plus couramment
consommée. La drogue numéro un reste l'alcool, qui potentialise
souvent les effets négatifs d'autres drogues prises simultanément.
Sur la scène techno, les substances et les modes se succèdent et tout
ce qui y est vendu sous l'appellation "ecstasy" n'en est pas
forcément. Pas plus tard qu'à la mi-juillet, de nouvelles pilules ont
ainsi fait leur apparition en Suisse dans les clubs et les parties
ainsi qu'à la une des journaux en raison de leur dangerosité.
Marquées du signe yin-yang ou du logo caspar, ces pilules contiennent
un hallucinogène puissant, le PMA (paraméthoxyamphétamine). L'effet
de cette drogue ne se manifestant qu'après un très long délai, le
risque de surdose est très important. Ces dernières années, on a
répertorié quelques cas mortels dus à une augmentation de la
température corporelle et à une défaillance des fonctions vitales
liées à une overdose de PMA.
Le GHB (gamma-hydroxybutirate), une drogue souvent appelée dans le
milieu "liquid ecstasy" (bien que la substance n'ait en fait rien de
commun avec l'ecstasy), est dangereux en cas de dosage important ou
de mélange avec d'autres drogues. C'est pourquoi le GHB figure,
depuis le début de cette année, sur la liste des stupéfiants, sa
consommation étant désormais punissable.
Bande dessinée "Nightfever"
Cette bande dessinée est destinée spécialement aux jeunes
amatrices et amateurs de soirées techno. Elle relate une histoire qui
se passe dans ce milieu, propose en bref des informations sur les
risques liés à la consommation des drogues dites récréatives et
incite à la prudence face aux drogues en général. La bande dessinée
"Nightfever" peut être commandée gratuitement auprès de l'ISPA en
utilisant une enveloppe affranchie: ISPA, Nightfever, Case postale
870, 1001 Lausanne.

Contact:

Richard Müller
directeur de l'ISPA
Tél. +41/21/321'29'69
mailto:rmueller@sfa-ispa.ch

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