Schweizerischer Bauernverband

LÂ’USP rejette le projet de Politique agricole 2011

      Brugg (ots) - La Chambre suisse dÂ’agriculture, parlement de
lÂ’Union
suisse des paysans (USP), a adopté aujourd’hui la prise de position
de lÂ’organisation sur la Politique agricole 2011. LÂ’USP rejette les
propositions du Conseil fédéral, car elles n’offrent aucune
perspective aux familles paysannes. Elle exige par conséquent une
correction en profondeur du projet. Plus de 10 000 paysannes et
paysans l’ont d’ailleurs exprimé avec la plus grande clarté, en
investissant Berne pour manifester leur mécontentement, le 17
novembre dernier.

    Les propositions du Conseil fĂ©dĂ©ral relatives Ă  la PA 2011 nÂ’apportent aucune contribution Ă  la durabilitĂ© de la politique agricole. Leur mise en Âśuvre se traduirait par un recul de près de 25 pour cent des revenus de lÂ’agriculture et par une nouvelle dĂ©gradation massive de sa situation Ă©conomique. CÂ’est ainsi que lÂ’on augmenterait la pression prĂ©cisĂ©ment sur les secteurs dans lesquels les prĂ©cĂ©dentes Ă©tapes de la rĂ©forme nÂ’ont pas atteint leur but.

    Corrections en profondeur LÂ’USP revendique le maintien du montant de lÂ’enveloppe financière au niveau initialement promis pour la pĂ©riode de 2004 Ă  2007, soit 14,09 milliards de francs, augmentĂ©s du renchĂ©rissement courant. La situation Ă©conomique actuelle des exploitations est en effet prĂ©caire et le niveau de leurs revenus reste faible. Il est donc irresponsable, pour des motifs purement financiers, dÂ’Ă©loigner encore les familles paysannes du niveau de confort matĂ©riel dont jouit le reste de la population. LÂ’USP nÂ’est pas non plus dÂ’accord avec la rĂ©partition prĂ©vue de lÂ’argent de la ConfĂ©dĂ©ration. Elle exige notamment le maintien des mesures actuelles de soutien du marchĂ©, car elles exercent sur ce dernier une action stabilisatrice et sont particulièrement efficaces en termes de revenu paysan. Elles sont en outre importantes pour la sauvegarde de la plus-value et des emplois dans les secteurs Ă©conomiques en amont et en aval de lÂ’agriculture. Ajoutons Ă  cela que lÂ’on ne comprend pas les raisons pour lesquelles le Conseil fĂ©dĂ©ral entend rĂ©duire ces montants davantage que ne lÂ’exigent les Accords de lÂ’OMC.

    Autre revendication majeure de lÂ’USP dans le contexte de cette procĂ©dure de consultation: la prise de mesures de grande envergure pour faire baisser les coĂ»ts de production. Les prix des agents de production achetĂ©s hors de lÂ’agriculture ont en effet augmentĂ© de 24 pourcent depuis 1990. Il est donc aussi urgent quÂ’indispensable de faire baisser les prix de ces consommations intermĂ©diaires. Une des mesures possibles serait par exemple lÂ’autorisation des importations parallèles dÂ’agents de production.

    Enfin, il y a lieu de conserver les Ă©lĂ©ments centraux du droit foncier rural et du droit du bail Ă  ferme agricole. LÂ’Ă©lĂ©vation proposĂ©e Ă  1,25 unitĂ© de main-dÂ’Âśuvre standard du seuil Ă  partir duquel le droit foncier rural considère quÂ’une exploitation est une entreprise agricole mettrait ainsi sur la touche plus de 40 % des entreprises agricoles reconnues actuellement. De plus, la suppression de la limitation des prix et de la limite de charges dans le droit foncier rural, tout comme lÂ’abrogation du contrĂ´le du prix des fermages dans le droit du bail Ă  ferme, auraient pour consĂ©quence une augmentation supplĂ©mentaire des coĂ»ts de la production agricole.

    Revendications Ă  prendre au sĂ©rieux LÂ’USP nÂ’attend pas uniquement du Conseil fĂ©dĂ©ral quÂ’il montre de la comprĂ©hension pour lÂ’inquiĂ©tude des paysans. Elle veut des faits. Ainsi les Ă©lĂ©ments centraux de la PA 2011 doivent-ils ĂŞtre corrigĂ©s. Lors de la manifestation organisĂ©e Ă  Berne le 17 novembre dernier, 10 000 paysannes et paysans ont exprimĂ© très clairement et avec vigueur leur mauvaise humeur par rapport au projet. Il sÂ’agit dÂ’un signal fort, qui montre Ă  quel point la situation est grave et doit ĂŞtre prise au sĂ©rieux. Le texte intĂ©gral de la prise de position peut ĂŞtre tĂ©lĂ©chargĂ© Ă  partir du site web www.sbv-usp.ch.

Compléments d’information: Hansjörg Walter, président, mobile 079 404 33 92 Jacques Bourgeois, directeur, mobile 079 219 32 33 Martin Rufer, resp. suppl. Département économie et politique, mobile 078 803 45 54 Urs Schneider, directeur suppléant/chef de la communication, mobile 079 438 97 17

www.sbv-usp.ch



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