Schweizerischer Bauernverband

Le revenu annuel du travail agricole est nettement inférieur au revenu comparable

    Brugg (ots) - Communiqué de presse de l’Union suisse des paysans du 6 septembre 2006 en réaction aux informations sur le revenu agricole publiées par l’agroscope FAT

    L’an dernier, dans l’agriculture, le revenu annuel du travail par unité de main-d’oeuvre familiale s’est élevé à 39 700 francs, soit quelque 3300 francs par mois. Il faut toutefois se garder de tirer des conclusions hâtives de l’amélioration constatée par rapport à l’année précédente. Comparé à ceux d’autres secteurs de l’économie, le revenu du travail agricole stagne à un niveau très bas. Une agriculture capable d’offrir des perspectives à ceux qui y travaillent sera dès lors dans l’incapacité de supporter des pertes de revenus supplémentaires liées à la PA 2011 et aux négociations de l’OMC.

    Les résultats définitifs du dépouillement centralisé des données comptables, publiés par l’agroscope FAT Tänikon, confirment la faiblesse du revenu du travail par unité de main-d’oeuvre familiale. Cette valeur, comparable avec des salaires de niveau équivalent versés dans des secteurs économiques non agricoles, s’est élevée l’an dernier à 39 700 francs. En comparaison des 32 200 francs réalisés en moyenne des trois années précédentes, il s’agit d’un résultat en soi satisfaisant. Toutefois, une nette amélioration est nécessaire sans retard, car le revenu agricole individuel reste englué 40 % sous le revenu comparable qui atteint, lui, 66 500 francs. Moins de 20 % des exploitations parviennent à réaliser ce revenu comparable par unité de main-d’oeuvre, alors que 50 % des salariés suisses gagnent un montant plus élevé.

    Les bons résultats enregistrés l’an dernier sont dus pour l’essentiel aux bons rendements des cultures et de la production fourragère, ainsi qu’à l’amélioration du prix des fruits. Cette année en revanche, les récoltes seront moins importantes, ce qui confirme une fois de plus l’importance des conditions météorologiques. Mais les résultats financiers dépendent surtout de la situation des marchés. Or, sur ce plan là, les producteurs de lait ont été contraints d’accepter de nouvelles baisses du prix du lait. En revanche, les prix des bovins, destinés à la garde ou à la boucherie, se sont repris. Les prix élevés des porcelets ont contribué aux bons résultats des éleveurs de porcs, mais ont influé négativement sur ceux des engraisseurs. Selon les chiffres livrés par la FAT, le rendement brut total de l’agriculture a augmenté de 9,7 % par rapport à la moyenne des 3 années précédentes.

    L’an dernier, c’est surtout l’augmentation de 7,7 % des charges réelles qui a préoccupé le monde paysan. Ce sont surtout les frais de fourrages, de réparations et de personnel extérieur qui ont augmenté. De plus, la cherté des consommations intermédiaires devient un souci croissant dans la perspective de la PA 2011 et des accords bilatéraux, qui vont renforcer encore la pression sur les prix à la production.

Compléments d’information: Jacques Bourgeois, directeur, tél. 031 385 36 41 ; mobile 079 219 32 33 Urs Schneider, directeur suppléant/chef de la communication, tél. 056 462 51 11 ; mobile 079 438 97 17 Sandra Helfenstein, responsable suppl. de la communication, tél. 056 462 51 11 ; mobile 079 826 89 75 www.sbv-usp.ch



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