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Nouvelle étude Roland Berger «Private Banking: Success at the poles - Scale or niche?»

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Zürich (ots) -

- Confirmation des résultats et tendances issus de l'étude sur les
  banques privées de Suisse et du Liechtenstein réalisée l'an 
  dernier. Le marché des banques privées suisses reste très
  difficile. 
- Tendance claire d'une évolution vers les pôles: les grandes banques
  privées/banques universelles et les très petites banques privées 
  ont le vent en poupe. Les banques privées de taille moyenne sont 
  toujours sur la pente descendante, confrontées à de grands défis 
  pour l'avenir. 
- En 2016, les patrimoines de clientèle ont enregistré une croissance
  principalement due à la tendance positive générale. Les très
  petites banques privées se distinguent par des performances 
  supérieures à la moyenne. 
- Pour autant, l'apport net de fonds dans le système bancaire suisse 
  atteint un creux historique avec CHF 32 milliards, soit un recul de
  plus de 60% sur un an. 
- La marge brute moyenne continue de baisser - seule la marge brute 
  déjà très importante des très petites banques augmente encore. 
- En l'absence de mesures de réorganisation, la future réussite de
  chacun des acteurs du marché sera remise en question. 

Les temps changent. Jusqu'à ce que la crise financière éclate, l'univers des banques privées de Suisse et du Liechtenstein se caractérisait par une régulation claire et une croissance annuelle presque garantie à un haut niveau de rentabilité. Mais les signes de changement sont là depuis environ dix ans. La dernière étude Roland Berger «Private Banking: Success at the poles - Scale or niche?» passe en revue tout le secteur sur la période 2011-2016 avec une vaste analyse sexennale quantitative des quelque 60 plus grandes banques privées de Suisse et du Liechtenstein et met en lumière l'évolution des 12 derniers mois.

Pas de simplification sur le marché suisse des banques privées

«En dépit d'une évolution positive des marchés l'an dernier, les banques privées de Suisse et du Liechtenstein n'ont pas enregistré de croissance significative. Notamment en ce qui concerne les nouveaux fonds, la tendance négative qui a commencé à se dessiner l'année dernière s'accentue», explique Robert Buess, partenaire et spécialiste des banques privées de Roland Berger à Zurich. La hausse de 6% des actifs en gestion sur un an est due à l'évolution positive des marchés davantage qu'aux performances des banques sur les nouveaux fonds, lesquelles atteignent un creux historique avec CHF 32 milliards, soit un recul de plus de 60% sur un an. Point positif néanmoins, les banques privées de Suisse sont malgré tout parvenues ces dernières années à compenser la sortie d'actifs au niveau du processus de régularisation fiscal.

Confirmation de l'évolution vers un «développement à deux vitesse»

Les vainqueurs incontestés sont les grandes banques privées (plus de CHF 100 milliards d'actifs en gestion) ainsi que les petites et très petites banques privées (resp. moins de CHF 25 milliards/10 milliards d'actifs en gestion). Les très petites banques privées ont ainsi enregistré une marge brute moyenne à 22 points de base au-dessus de la moyenne globale de l'échantillon. Les deux grandes banques suisses enregistrent quant à elles une hausse de plus de CHF 42 milliards sur les nouveaux fonds. En même temps, le segment des banques universelles a été le seul à afficher une hausse du secteur opérationnel sur un an. Cette tendance s'est encore accentuée cette année. Les banques situées aux pôles sont les mieux placées - les grandes banques privées/banques universelles et les très petites banques privées -, ce que révèlent différents indicateurs comme la croissance sur les nouveaux fonds ou la rentabilité. «Le problème des banques privées de taille moyenne du stuck in the middle s'accentue - même s'il y a bien sûr des exceptions», commente Buess.

Volatilité à court terme - stabilité à long terme impliquant des efforts toujours plus importants

«Il est intéressant de noter que les banques privées sont, au cours de ces dernières années, globalement parvenues à maintenir un niveau relativement stable; mais au prix d'efforts toujours plus importants», explique Sven Kuonen, expert en banque privée chez Roland Berger Suisse. «Il apparaît en outre que les mouvements des positions de faiblesse au sein des positions affichant une réussite sont très difficiles mais atteignables, comme le révèlent certains exemples. Il n'est aujourd'hui plus possible de se maintenir en position de winner sans procéder à des améliorations et fournir des efforts en continu», ajoute Kuonen.

Trois stratégies pour un avenir prometteur

Sans une réorganisation active et ciblée du modèle commercial et opérationnel, la réussite sera difficilement envisageable à l'avenir. Selon l'étude Roland Berger, les banques privées disposent de trois orientations stratégiques recelant un fort potentiel de succès pour le futur: premièrement «croissance sélective et haut niveau de consolidation», deuxièmement «concentration et rentabilisation» et troisièmement «en avant toute - forte croissance globale». Indépendamment de la situation initiale de la banque, la troisième option constitue le plus important des défis car elle comporte de nombreux risques. «L'analyse met en lumière le niveau de réussite nettement plus important des positions situées aux pôles - via des niches ou de «véritables effets d'échelle», c'est-à-dire l'exploitation ciblée d'effets de taille sur les principaux marchés de base», explique Robert Buess.

L'univers unique en son genre des banques privées suisses

Aucun autre pays au monde ne dispose d'autant de banques privées. La Suisse et le Liechtenstein sont uniques à cet égard. Dans le même temps, la branche est très hétérogène et - de plus en plus - concentrée. Rien qu'au cours de ces dix dernières années, plus de 80 noms, parfois réputés, ont disparu du marché. Selon l'expert de Roland Berger, ce processus de concentration va se poursuivre dans les prochaines années, mais sous une autre forme que celle que nous avons connue. Au total, la branche emploie environ 10% de collaborateurs de moins qu'il y a six ans. Presque toutes les banques ont réduit leurs frais généraux - et notamment les frais matériels.

Vous pouvez télécharger l'étude à l'adresse: https://www.rolandberger.com/de/Schweiz/?country=CH

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