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AD de l’USS du 3 novembre 2003: Extension de la libre circulation des personnes aux nouveaux membres de l’UE : oui, mais seulement avec des mesures de protection sur le marché du travail

03.11.2003 – 15:35 

Berne (ots) -

Le marché suisse du travail n’est pas préparé à
l’ouverture de l’Union européenne (UE) vers l’Est. C’est le constat 
très clair de l’Assemblée des délégué(e)s (AD) de l’Union syndicale 
suisse (USS), qui s’est tenue aujourd’hui 3 novembre 2003. L’AD de 
l’USS a assorti ce constat de revendications à l’attention des 
milieux politiques, à savoir : des réglementations transitoires 
analogues à celles que l’UE a convenues avec l’Allemagne et 
l’Autriche, la possibilité de promulguer des réglementations 
collectives à titre préventif, une déclaration de force obligatoire 
des conventions collectives de travail (CCT) qui soit facilitée, le 
contrôle efficace de l’application des mesures d’accompagnement et 
des améliorations du droit suisse du travail.
L’AD de l’USS est persuadée que l’adhésion à l’UE de nouveaux 
membres de l’Europe centrale et orientale est un important projet 
politique, qui resserrera la collaboration entre l’Europe de l’Ouest 
et l’Europe de l’Est et ouvrira aux nouveaux États membres une 
perspective d’unification rapide avec l’Europe de l’Ouest. Comme la 
Suisse, contrairement à la plupart des pays européens, a un faible 
taux de couverture syndicale et que seul un petit nombre de CCT 
contient des réglementations sur les salaires, les importantes 
différences de conditions de travail et de salaires entre la Suisse 
et les nouveaux membres de l’UE, ainsi que les forts taux de chômage 
de ces derniers risquent d’exercer une pression considérable sur les 
salaires versés dans notre pays. C’est pour cela que l’USS ne pourra 
dire oui à l’extension de la libre circulation des personnes à ces 
nouveaux membres que si la Suisse décide les mesures de protection 
qui s’imposent.
Les déléguées et délégués syndicaux ont par ailleurs 
fait savoir que l’USS allait lutter de toutes ses forces contre la 
11e révision de l’AVS. Cette révision est une attaque frontale 
contre la plus importante institution sociale du pays. L’USS combat 
également le train antisocial de mesures fiscales qui ne consiste en 
fait qu’en cadeaux fiscaux pour les familles nanties et les 
propriétaires. Enfin, l’USS entend défendre l’assurance-maternité 
contre le référendum lancé par l’UDC et soutenu par les dinosaures 
du parti radical.
Serge Gaillard, secrétaire dirigeant à l’USS, 079 353 11 06, se 
tient à votre disposition pour tout complément d’information sur ces 
questions.