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Péages: non à un nouvel impôt avec des retombées sociales néfastes

07.12.2007 – 16:31 

Bern (ots) -

Le TCS s'oppose catégoriquement à l'introduction de
péages urbains extrêmement coûteux à l'installation comme à 
l'exploitation et qui tendent à exclure les plus démunis de la 
mobilité motorisée.
Contrairement à ce que prétend le Conseil fédéral, les experts du 
programme de recherche « Tarification de la mobilité » ont estimé « 
qu'en vertu des problèmes actuels en matière de trafic, les avantages
des systèmes de péages (mobility pricing) devraient être trop 
restreints pour justifier leur introduction. »
Malgré cette vérité et le fait que la situation en matière de 
trafic de nos villes ne peut être comparée avec celle de Londres ou 
de Stockholm, le Conseil fédéral propose aujourd'hui de tenter des 
essais-pilotes extrêmement coûteux, essais qu'il prévoit 
d'interrompre si les résultats ne sont pas concluants. Le TCS précise
à cet égard que le péage de Stockholm a coûté 600 millions de francs 
à l'installation et qu'à Londres, il faut près de 50% des recettes du
péage pour financer son exploitation.
En plus d'un rapport coûts-recettes catastrophique, le TCS tient à
dénoncer le caractère fondamentalement antisocial de ces péages. En 
effet, il est évident que si l'on restreint le trafic en jouant sur 
les prix, on atteint d'abord la mobilité des personnes à revenus 
modestes.
Finalement, le TCS s'oppose à la levée d'un nouvel impôt sur les 
automobilistes, qui font déjà face à une importante hausse des prix 
de l'essence. Il rappelle que le Parlement a récemment libéré 20 
milliards de francs pour l'amélioration de la situation en matière de
trafic, notamment dans les agglomérations. Des investissement 
entièrement financés par la route et sans aucune charge 
supplémentaire pour les contribuables.

Contact:

Gérard Métrailler, Chef politique du TCS, tél.: 079 777 83 27