Communiqué de presse
Rapport des Commissions de gestion sur la façon dont a été gérée la crise des grandes banques/
Des points essentiels toujours pas clarifiés -
Une commission d'enquête parlementaire s'impose
2010-05-31T14:17:07
Bern (ots) - Le rapport des Commissions de gestion (CdG) des
Chambres ne donne pas de réponses à cer-taines questions décisives
concernant la façon dont a été gérée la crise des grandes banques. Or
ces dernières représentent un grave danger pour l'économie suisse et
les salarié(e)s de ce pays. Les autorités n'en tenaient pas compte
avant la crise, notamment parce qu'elles n'étaient pas in-dépendantes
à l'égard des (grandes) banques. Les CdG ne se sont pas attaquées à
cette anoma-lie, pratiquement à l'origine de tous les autres
problèmes. Les points suivants doivent en particu-lier être clarifiés
: - Le problème du « trop grand pour faire faillite » était déjà
connu des autorités depuis douze ans déjà et le Parlement en avait
débattu. Ni ce dernier, ni le Conseil fédéral n'ont néanmoins pris de
mesures efficaces pour le résoudre.
- La Commission fédérale des banques était dotée de bien trop peu
de personnel. Là aussi une conséquence de l'attitude selon laquelle
le secteur bancaire doit s'autoréguler (« Code de conduite »).
- Avant la crise, la surveillance des banques était soumise à une
pression politique pour qu'elle intervienne le moins possible.
L'autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la FINMA,
a écrit dans son rapport de 2009 que « Dans le contexte de
déréglementation qui prévalait à l'époque, une attitude plus dure
aurait sans doute été considérée comme de l'interventionnisme
bureaucratique, éloigné de la réalité et entravant la concurrence, et
elle n'aurait pas été soutenue par les politiques » (p. 42).
- Alors que la crise avait éclaté en 2007, le Conseil fédéral Hans
Rudolf Merz mit sur pied un « Comité de pilotage - Dialogue place
financière » chargé d'élaborer une liste des désirs poli-tiques du
secteur financier.
- Au sein de l'Administration fédérale, le secret bancaire a été
traité comme un sujet tabou. Si bien qu'aucune solution de rechange
n'a été mise au point.
- La forte influence exercée par les grandes banques sur le
travail des autorités est prouvée ; cela, pour la dernière fois, dans
le rapport de la FINMA rédigé par le professeur Geiger.
La conclusion tirée par l'Union syndicale suisse (USS) est par
conséquent univoque : pour pou-voir tirer les leçons du
quasi-effondrement du système financier, il faut créer une commission
d'enquête parlementaire (CEP). Car seule une CEP a suffisamment de
pouvoir et est en mesure de remédier efficacement à l'absence
d'indépendance des autorités. En effet, les faits qui se sont passés
et les abus qui ont été commis doivent être exhaustivement clarifiés,
car ils ont conduit notre économie dans une récession qui a coûté des
milliers d'emplois. Contact: Daniel Lampart (079 205 69 11) économiste en chef de l'USS, et Peter Lauener (079 650 12 34), responsable de la communication à l'USS et porte-parole, se tiennent à votre disposition pour tout complément d'information.
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https://www.presseportal.ch/fr/pm/100003695/100604588
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