Communiqué de presse
L'USS et la SEC Suisse veulent que la formation professionnelle supérieure soit encouragée - Un bon de 5000 francs pour toutes celles et tous ceux qui ont terminé un apprentissage
2009-05-26T14:35:05
Bern (ots) - L'USS et la SEC Suisse demandent que toute personne
ayant suivi avec succès une formation professionnelle initiale et
étant au bénéfice d'un certificat fédéral de capacité (CFC) ou d'une
formation comparable du degré secondaire II reçoive un bon de
formation. D'une valeur de 5000 francs, ce dernier pourra être
converti durant cinq ans pour l'obtention d'un diplôme de formation
professionnelle supérieure reconnu au plan national, à savoir :
examens professionnels et professionnels supérieurs (maîtrise) et
hautes écoles spécialisées (HES). L'USS et la SEC Suisse, qui ont
expliqué aujourd'hui le pourquoi de cette revendication lors d'une
conférence de presse, ont déposé ensemble plusieurs motions en ce
sens dans divers cantons. Les deux organisations syndicales donnent plusieurs raisons au
maintien et au développement d'un système de formation
professionnelle supérieure qui a fait ses preuves : - Le besoin d'un personnel hautement qualifié va continuer à
croître. La formation professionnelle supérieure est la forme
traditionnelle que prennent le développement et l'amélioration des
qualifications de la relève. Elle est un pilier essentiel de
l'économie suisse. Cette voie doit être spécialement encouragée pour
les jeunes ayant terminé un apprentissage, comme pour les jeunes
professionnel(le)s. C'est important, non seulement d'un point de vue
économique, mais aussi sous l'angle de l'équité sociale.
- En période de crise, les entreprises font preuve de retenue
surtout lorsqu'il est question de favoriser des formations continues
d'une certaine durée. La formation professionnelle supérieure s'en
ressent particulièrement. Avec les bons de formation, on pourra
redresser la barre : c'est en effet précisément aujourd'hui qu'il
faut investir de manière ciblée et à long terme dans les systèmes de
qualification ; cela, pour avoir des praticien(ne)s hautement
qualifiés dont profitera la compétitivité de l'économie suisse.
- La formation professionnelle supérieure ne figure pas au rang
des principales préoccupations des pouvoirs publics. L'engagement
financier de ceux-ci ne représente que 140 millions de francs environ
(2006), soit 0,5 % des dépenses pour la formation. Sur l'ensemble des
bourses versées en Suisse, seuls 6,5 % concernent cette filière. Cela
justifie un engagement plus soutenu de la part des pouvoirs publics
dans ce domaine. L'USS et la SEC Suisse demandent que les personnes
en formation en soient les premières bénéficiaires directes.
- Les bons de formation sont un important instrument d'incitation.
Leurs effets sur l'attitude des gens en matière de formation continue
seront positifs sur la durée. Mais encore : soutenir les jeunes ayant
terminé un apprentissage, c'est s'assurer des résultats à long terme.
- Aujourd'hui, les femmes sont sous-représentées dans le domaine
de la formation professionnelle supérieure (14 % contre 30 % pour les
hommes). L'introduction de bons de formation contribuera à corriger
cela.
L'USS et la SEC Suisse partent de l'idée que cette mesure coûtera
environ 120 millions de francs par an, si environ 40 % des 60 000
jeunes terminant chaque année un apprentissage en font usage. Si un
tel système s'avère concluant dans certains cantons pilotes, l'USS et
la SEC Suisse renforceront leur collaboration pour trouver ensemble
une solution nationale. Contact: Peter Sigerist (031 377 01 23 ou 079 404 56 85), secrétaire central de l'USS en charge de la formation professionnelle, et Michèle Rosenbeck (079 681 46 24), responsable de la formation professionnelle au sein de la SEC Suisse, se tiennent à votre disposition pour tout complément d'information.
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