Communiqué de presse
L'USS demande un renforcement des bourses pour les apprenti(e)s !
2008-05-26T10:35:15
Bern (ots) - L'Union syndicale suisse (USS) soutient le projet
d'accord intercantonal de la Conférence suisse des directeurs
cantonaux de l'instruction publique (CDIP) pour l'harmonisation des
régimes de bourses d'études. Il est plus que temps de fixer des
standards minimaux valables dans tout le pays. Les différences de
traitement entre les bénéficiaires de soutien aux études des
différents cantons sont en effet choquantes et injustifiées. Dans sa réponse à la consultation de la CDIP, l'USS pose notamment
les revendications suivantes : - Les bourses doivent être non seulement harmonisées, mais
augmentées. En effet, les montants actuels sont souvent largement
insuffisants et ne permettent pas une vraie démocratisation de la
formation. Les barèmes prévus dans le projet de concordat restent
inférieurs au minimum vital. L'USS pense que l'accès à la formation
postobligatoire et tertiaire ne doit pas dépendre du porte-monnaie
des personnes en formation ou de leurs parents, mais uniquement des
capacités et projets personnels.
- Les bourses destinées aux apprenties et apprentis doivent être
augmentées. Les bourses ne concernent en effet pas seulement les
étudiant(e)s des hautes écoles et les gymnasien(ne)s. : en Suisse,
près de 10'000 élèves d'écoles professionnelles à plein temps et
10'000 apprenti(e)s sont bénéficiaires de bourses. Celles-ci sont
malheureusement indispensables, malgré le fait que la plupart des
apprenti(e)s touchent un salaire : une enquête du syndicat Unia
publiée le 22 mai a montré que 51,9 % des apprenti(e)s ne sont pas
satisfaits de leur salaire et que 55 % pensent qu'il ne correspond
pas au travail qu'ils effectuent. En moyenne, leur salaire ne couvre
que 35 % de leurs dépenses. Dans ces conditions, nombreux sont les
jeunes à préférer un travail à un apprentissage, même si cela
hypothèque leurs futures chances sur le marché du travail. L'USS,
dont les fédérations organisent près de 20'000 apprenti(e)s,
revendique un droit à la formation professionnelle, qui ne peut
devenir réalité que si les bourses sont suffisantes.
- Les bourses sont aussi importantes pour tous les jeunes qui ne
trouvent pas de place d'apprentissage et doivent patienter dans une
«solution transitoire» (p. ex. 10ème année scolaire ou semestre de
motivation). Plus de 20'000 jeunes sont concernés chaque année.
- L'USS s'oppose avec fermeté à tout remplacement des bourses par
des prêts, quelle que soit la formation envisagée. Les prêts sont en
effet contraires à l'égalité des chances, car les personnes en
formation issues des milieux modestes doivent s'endetter pour se
former. Or, l'endettement des jeunes prend des proportions
inquiétantes. L'enquête d'Unia précédemment citée montre que plus de
12 % des apprenti(e)s sont endettés.
Contact: Jean Christophe Schwaab (078 690 35 09), secrétaire central de l'USS en charge de la formation professionnelle, se tient à votre disposition pour tout complément d'information.
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