Communiqué de presse
economiesuisse - Déchets radioactifs : ne pas instrumentaliser la
question du choix des sites de dépôts / A propos du plan sectoriel «
Dépôts en couches géologiques profondes »
2007-01-12T16:30:00
Zurich (ots) - economiesuisse salue la présentation de la
troisième version du concept de plan sectoriel « Dépôts en couches
géologiques profondes » pour les déchets radioactifs. La Fédération
des entreprises suisses critique toutefois deux points essentiels : 1. Pas de politique énergétique dans le plan sectoriel
Le plan doit servir de base à la sélection des futurs sites des
dépôts en couches géologiques profondes. Il ny a donc aucune raison
de lier cette question à celle de la construction éventuelle de
nouvelles centrales nucléaires. La proposition de limiter la
capacité de stockage au volume des déchets des centrales nucléaires
existantes est donc incompréhensible, tant sur le plan juridique que
sur le plan matériel : - La loi sur lénergie nucléaire laisse explicitement ouverte la
possibilité de construire de nouvelles centrales nucléaires. Par
ailleurs, le conseiller fédéral Moritz Leuenberger sest clairement
exprimé dans ce sens. En acceptant la démonstration de faisabilité
du stockage de déchets radioactifs, le Conseil fédéral a admis que
la gestion sûre et durable de tous les déchets radioactifs en Suisse
est réalisable.
- Dans dautres plans sectoriels de la Confédération, comme le
projet AlpTransit, les experts ne se sont pas non plus basés sur le
volume de trafic des années 1990, mais sur le volume attendu au
cours des prochaines décennies.
2. Eviter de retarder inutilement les procédures
Dans la perspective de la mise en uvre du plan sectoriel, le
conseiller fédéral Moritz Leuenberger a expliqué devant le
Parlement, dans sa réponse à la motion Hofmann (4.10.2005), que la
décision dautorisation générale pour laménagement dun dépôt
profond pourrait tomber en 2010 voire en 2014 si des travaux de
forage supplémentaires étaient nécessaires. Mais les délais
désormais envisagés sont trop éloignés de ces indications Comme
lexpérience la montré, les procédures participatives doivent être
menées à bien en 4 ou 5 ans ; une durée plus longue menace leur
aboutissement. Il serait donc déplacé de faire traîner la procédure
pour des motifs politiques ou électoraux. Pour toutes questions :
Urs Naef
Mobile : 076 330 25 56
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