Communiqué de presse
Révision de la loi sur lassurance-accidents
Quon arrête donc avec ces manigances irresponsables !
2006-04-12T15:49:06
Berne (ots) - Le Conseil fédéral veut, comme le propose le groupe
dexpert(e)s, diminuer les prestations de lassurance-accident
obligatoire sur certains points (relèvement du degré de linvalidité
donnant droit à une rente, gain assuré maximal, montant de la rente
dès la retraite). Nous rejetons énergiquement pareil démantèlement.
Il est inacceptable que lon baisse le niveau des prestations dune
assurance-accidents financièrement bon marché et solide, uniquement
parce que les assureurs-accidents privés veulent transférer certains
éléments de lassurance-accidents sociale obligatoire dans le
domaine privé et financièrement plus intéressant des assurances
complémentaires privées. On ne comprend pas pourquoi le Conseil
fédéral se prête à pareils petits jeux. Un tel démantèlement serait
en outre contreproductif parce quen cas daccident professionnel,
lobligation de verser le salaire et la responsabilité civile de
lemployeur interviendraient à nouveau dans une mesure
correspondante. Lassurance-accidents a en effet été créée pour
remplacer, aussi bien pour les travailleuses et travailleurs qui
étaient autrefois victimes daccidents que pour les employeurs, des
procès en responsabilité civile des plus problématiques par une
solution plus simple, plus judicieuse et meilleure. Cest pourquoi
les actuelles propositions du Conseil fédéral représenteraient un
retour au XIXe siècle. Au lieu de retourner « à fond la caisse » au premiers temps de
lindustrialisation, le Conseil fédéral ferait mieux de nettoyer une
bonne fois les écuries des assureurs-accidents privés. Il y règne en
effet une opacité semblable à celle que lon trouve dans le domaine
de la prévoyance professionnelle des assureurs-vie. Personne, même
pas les autorités de surveillance, ne sait quels rendements ces
assureurs réalisent et de quelle (petite) part ils en font profiter
les assuré(e)s. Comme plus de 20 centimes par franc de prime payé à
ces assureurs par les salarié(e)s et les employeurs obligatoirement
assurés « disparaissent », il est urgent dinstaurer la transparence
et une répartition des bénéfices fixée dans la loi (« legal quote
»). Nous ne tolérerons pas ces offensives dirigées contre la SUVA (CNA)
via une privatisation ou en lui arrachant des parts de marchés. La
SUVA nest pas seulement efficiente en matière de coûts et, de ce
fait, finalement meilleur marché que les assureurs privés. En tant
quassurance sans but lucratif autogérée et dirigée par les
partenaires sociaux, elle appartient aussi aux personnes assurées.
Finalement, son autogestion garantit également un aménagement
solidaire de ses primes. Or cette solidarité disparaîtrait et les
primes augmenteraient, en particulier dans les branches à risques,
si les revendications des assureurs-accidents privés devenaient
réalité. Colette Nova (031 377 01 24 ou 079 428 05 90), secrétaire dirigeante
de lUSS en charge de ce dossier et Vital Stutz (044 360 11 41 ou
079 639 73 03), directeur dEmployés Suisse se tiennent à votre
disposition pour tout complément dinformation.
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