Communiqué de presse
Privatisation de Swisscom
Le Conseil fédéral veut casser et jeter hors des frontières ce qui
appartient au peuple suisse
2006-01-25T16:11:05
Berne (ots) - Le Conseil fédéral veut faire voler en éclats
Swisscom, qui appartient au peuple suisse et rapporte de largent à
la caisse fédérale. Pour ce faire, il met en consultation un projet
bancal qui pose plus de problèmes quil nen résout, bien quil
prétende « avoir procédé à une analyse approfondie de la situation
». Il na en réalité analysé, pour prendre un exemple, que de
manière superficielle la question du service universel.
Contrairement à ce quil prétend, la législation sur les
télécommunications ne garantit nullement le service universel. Si
Swisscom était privatisée, ce dernier coûterait très cher aux
contribuables de la Confédération, des cantons et des communes.
Aucune entreprise privée ne prendra à sa charge le service universel
en matière de télécommunications si les coûts non couverts et les
charges entraînés par celui-ci ne sont pas indemnisés en
conséquence. Les déclarations du gouvernement au sujet du danger quune partie
importante de linfrastructure suisse rachetée par un opérateur
étranger ne sont pas claires non plus. Les décisions concernant les
investissements à effectuer dans notre approvisionnement en services
de télécommunications, les tarifs et le recours à des technologies
nouvelles ne seraient plus prises par une entreprise solide,
propriété des pouvoirs publics, mais au siège parisien, londonien ou
new-yorkais dun groupe soumis à la loi des bénéfices à court terme. Le Conseil fédéral sait que son intention de privatiser Swisscom
nest pas populaire. Cest pourquoi, il se montre des plus généreux
pour faire avaler le mauvais coup que représente cette vente. Il
entend renoncer sciemment à des milliards en proposant « une offre
spéciale
.aux petits actionnaires ». Ce faisant, il veut, en vue de
la votation populaire, créer un climat favorable à la privatisation
de Swisscom. Déjà lors de lentrée en bourse de cette dernière en
1989, cette façon dagir navait pas débouché de manière durable sur
une large diffusion des actions ; aujourdhui une vente de Swisscom
à létranger serait donc inévitable. Rolf Zimmermann (031-377 01 21 ou 079-756 89 50) en charge de ce
dossier et Pietro Cavadini (079-353 01 56), responsable de
linformation, se tiennent à votre disposition pour tout information
complémentaire.
Permalink:

https://www.presseportal.ch/fr/pm/100003695/100503451
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