Communiqué de presse
Oui à la protection du climat Non à une taxe sur le CO2
inappropriée
2005-02-16T10:00:00
Zurich (ots) - En relation avec lentrée en vigueur du
Protocole de Kyoto, les milieux économiques réitèrent leur adhésion
aux objectifs de la politique suisse en matière de climat et à la
loi sur le CO2. Pour atteindre les objectifs de réduction prévus,
economiesuisse demande lintroduction rapide du centime climatique.
En revanche, léconomie refuse lintroduction à ce stade dune taxe
sur le CO2 qui ne simpose pas et serait nuisible pour léconomie. Oui au Protocole de Kyoto et aux mesures volontaires Le Protocole de Kyoto entrera en vigueur le 16 février 2005.
Cette date est très importante, car la Suisse sera désormais
également dans l'obligation de réduire ses émissions de gaz à effet
de serre, et en particulier de CO2 d'ici à 2010 / 2012. Les milieux
économiques suisses se sont déclarés à maintes reprises favorables
aux objectifs de la politique suisse du climat et à la loi sur le
CO2. Pour atteindre les objectifs visés de réduction des émissions,
léconomie mise avant tout sur des mesures en matière dénergie, de
transports, denvironnement et de politique financière, et en
particulier aussi sur des mesures volontaires. Cest la raison pour
laquelle les associations économiques suisses ont créé en 1999
lAgence de l'énergie pour l'économie AEnEc. En avril 2004, l'AEnEc
est convenue avec le conseiller fédéral Leuenberger d'une
convention d'objectifs qui s'est traduite après peu de temps déjà
par des résultats impressionnants. Les entreprises suisses ont
ainsi apporté la preuve que le principe des actions volontaires
fonctionne dans léconomie. La Suisse ne fait pas cavalier seul La Suisse a été le premier pays du monde à se doter dune loi
sur la réduction du CO2. En accomplissant les mesures prévues dans
le Protocole de Kyoto, notre pays pourra continuer d'assumer sa
responsabilité en matière de politique du climat. Cela concerne en
particulier la mise à profit de mécanismes flexibles tels que la
mise en uvre conjointe et les mécanismes du développement propre
(MDP) ou les investissements et le commerce de certificats: lUE a
introduit le système du commerce démissions le 1er janvier 2005.
Au-delà du système existant, plusieurs pays de lUE ont déjà
commencé à exploiter les MDP et les instruments de la mise en
oeuvre conjointe. Ils le font dans le but évident de rentabiliser
économiquement les réductions démissions, cest-à-dire datteindre
les objectifs visés aux moindres coûts possibles. La taxe sur le CO2 présente de gros inconvénients A lexception de la Suisse, aucun pays européen na lintention
dintroduire une taxe sur le CO2 en vue de la mise en uvre du
Protocole de Kyoto. Cette remarque vaut en particulier pour les
ménages privés et pour les transports. Si la Suisse devait
introduire cette taxe, son économie, et en particulier les emplois
industriels, en souffriraient. - Toute léconomie aurait à pâtir du fait que les consommateurs,
les locataires et les PME ne pourraient se libérer de la taxe sur
le CO2 sur les carburants.
- En ce qui concerne les carburants, la taxe sur le CO2
renchérirait lessence et le diesel de 15 ou 30 centimes par litre,
ce qui ferait tarir les recettes du tourisme des pleins dessence.
En même temps, les automobilistes proches de la frontière iraient
faire leur plein à l'étranger, où l'essence serait meilleur marché.
Le bilan des émissions de CO2 n'en serait nullement influencé
positivement.
- Des études prouvent quune taxe sur le CO2 aurait des
répercussions négatives sur le renchérissement (cf. statistique des
prix de lOFS p. 18-19). Lemploi et le produit intérieur brut
seraient aussi influencés négativement (cf. étude EPF-KOF
concernant les effets sur les prix de la loi sur le CO2, décembre
2004).
- Avec une taxe sur le CO2, les PME et le secteur des arts et
métiers seraient très défavorisés par rapport au secteur des
services, du fait que pour le remboursement, cest le niveau de la
masse salariale rapportée à la consommation dénergie qui est
déterminante.
- En outre, la quote-part de lEtat augmenterait parce que la taxe
sur le CO2 est soumise à la TVA.
Linstrument approprié au Protocole de Tokyo est le centime
climatique Le centime climatique est le seul instrument disponible à court
terme susceptible dêtre exploité pour appliquer les mécanismes
flexibles expressément prévus et encouragés dans le Protocole de
Kyoto. De plus, le Conseil fédéral peut introduire le centime
climatique de sa propre compétence. Il est conforme à la loi sur le
CO2 et est comparable aux systèmes de contributions qui
fonctionnent déjà bien sur une base privée volontaire comme les
taxes de recyclage et délimination. En outre, le centime
climatique présente lavantage de sappuyer sur les structures du
programme EnergieSuisse et notamment sur lAgence de lénergie pour
léconomie. Les charges dexécution de cette formule sont donc
contenues dans d'étroites limites. Selon les études qui ont été
réalisées, les coûts économiques du centime climatique sont cinq
fois plus faibles que ceux de la taxe sur le CO2, sans compter que
le centime climatique a un effet neutre sur le renchérissement,
lemploi et le produit intérieur brut. Conclusion Pour les raisons évoquées ci-dessus, les milieux économiques
demandent de renoncer à la taxe sur le CO2 et la rapide
introduction du centime climatique. Car seul celui-ci permettra
datteindre les objectifs ambitieux de réduction des émissions du
Protocole de Kyoto dans les délais prescrits. Pour toutes questions:
Urs Näf, economiesuisse, 044 421 35 35
Permalink:

https://www.presseportal.ch/fr/pm/100002808/100486189
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