Communiqué de presse
La Confédération néglige ses obligations dans le secteur des
transports: La politique des transports victime dune politique
financière bricolée
2004-09-21T11:12:01
Altdorf (ots) - Plutôt que de mener une politique des transports
active, la Confédération se contente actuellement dune politique
financière bricolée à la va-vite. LInitiative des Alpes ne peut
laccepter. Elle demande que les priorités aillent clairement aux
modes de transport respectueux de lenvironnement et à
lassujettissement des véhicules de livraison à la RPLP, ainsi quà
lintroduction dune bourse du transit alpin, dun système de «road
pricing» et dune taxe sur le CO2. Tout porte à croire que la Confédération a renoncé à mener une
politique des transports active. Les finances monopolisent le cur
des débats politiques. Dans un contexte déconomies frénétiques,
cette politique purement monétaire est de plus en plus
déconcertante. Si, de lavis du Conseil fédéral, les nouveaux
tunnels ferroviaires du Lötschberg, du Gothard et du Ceneri pourront
être mis en service plus ou moins dans les délais, tous les autres
grands projets financés par le fonds ad hoc (FinTP) subiront des
retards de lordre de six à huit ans. Lélimination des goulots
détranglement sur les lignes daccès aux NLFA est totalement remise
en question. Les programmes dallégement de la Confédération
entraînent aussi une réduction du mandat de prestations des chemins
de fer, à tel point que les CFF en sont pratiquement réduits à
préserver la substance de leur offre. La frénésie des économies va
si loin que même des désinvestissements sont envisagés.
Concrètement, certaines lignes ferroviaires par exemple des lignes
parallèles à de nouvelles infrastructures pourraient être fermées
et démantelées. En même temps, les compagnies ferroviaires se
plaignent de ne plus pouvoir supporter les charges financières qui
leur sont imposées du fait de linsuffisance des conditions cadres
de la politique des transports. Manifestement, la Confédération
considère quil sagit là dune situation inévitable, donc ne
pouvant être remise en question. Ce nest pas avec une telle
politique financière que les problèmes de trafic actuels et
surtout futurs pourront être résolus. Pire encore: cette politique
compromet le transfert de la route au rail et la rentabilité des
NLFA, tout en dégradant les conditions cadres pour les transports
publics. Agir de façon offensive LInitiative des Alpes demande que la
Confédération revienne à une politique des transports active. Elle
doit cesser de faire du bricolage financier pour sattaquer aux
problèmes de manière offensive. Les priorités doivent aller
clairement à lassujettissement des véhicules de livraison à la
RPLP, à lintroduction dune bourse du transit alpin pour le
transfert modal du trafic de transit, à limputation des coûts
externes dans le transport des personnes et à la mise en place dun
système de «road pricing». A elles seules, ces mesures déchargeront
le budget fédéral de plusieurs centaines de millions de francs. Dans
le cadre de la politique climatique, il sagit dempoigner
sérieusement le dossier de la taxe sur le CO2, taxe qui aura pour
avantage annexe daugmenter la marge de manuvre tarifaire des
chemins de fer. Or, lactuelle politique fédérale va dans une toute
autre direction. Avec le projet «dopo Avanti», la Confédération
propose dassurer le financement futur de la construction routière
sur le dos des transports publics. LInitiative des Alpes exhorte la
Confédération à donner clairement la priorité aux modes de transport
respectueux de lenvironnement, plutôt que de poursuivre cette
politique ruineuse privilégiant la route. Le dernier numéro du
journal «échos», qui vient de paraître, fournit de plus amples
informations sur les intentions des stratèges financiers de la
Confédération. Altdorf, 21.9.04 Pour toute question: Alf Arnold, directeur, tél. 041 870 97 85 ou
079 711 57 13
Dautres informations sur: www.initiative-des-alpes.ch Alpen-Initiative
Alf Arnold
Tel. +41/41 870'97'89
Permalink:

https://www.presseportal.ch/fr/pm/100002430/100479740
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