Communiqué de presse
Institutions de prévoyance collectives des assureurs-vie
La gestion paritaire doit devenir réalité
2004-09-15T14:48:00
Berne (ots) - LUnion syndicale suisse (USS) demande instamment à
lOffice fédéral des assurances sociales (OFAS) de rendre paritaire
la gestion des institutions de prévoyance collectives des
assureurs-vie. Cela signifie que lOFAS ne doit accepter aucun(e)
représentant(e) des assureurs dans les conseils de fondation et
quil lui appartient, en appliquant des critères clairs, de garantir
la régu-larité des élections aux conseils de fondation et
lindépendance de ces derniers par rapport aux assureurs. Telle est
en effet la volonté du législateur. Cette revendication faite à lOFAS se justifie comme suit : À ce jour, les sièges des conseils de fondation des institutions de
prévoyance collectives des assureurs-vie reviennent exclusivement,
ou de façon prédominante, à des représentant(e)s des compagnies
dassurance-vie. Cette pratique a eu pour effet que les assureurs-
vie concluent des contrats avec eux-mêmes et, en cas de litige,
défendent systématiquement leurs propres intérêts et non ceux des
personnes assurées et des employeurs cest uniquement pour cela
que, pour prendre un exemple, la Winterthur a pu imposer son «
modèle Winterthur » de mauvaise réputa-tion, comme chacun sait, et
très onéreux pour les partenaires sociaux. Cest pourquoi la
législa- teur a, lors de la première révision de la LPP, modifié la
loi de sorte quà lavenir, la gestion paritaire par les employeurs
et les travailleurs dans les institutions collectives sapplique au
niveau de lorgane supérieur de celles-ci, cest-à-dire dans les
conseils de fondation. Cest là un point essentiel de cette
révision. La gestion paritaire doit en outre contribuer à mette un
terme à lopacité et à larbitraire de ces institutions de
prévoyance. Cette disposition entrera en vigueur au 1er janvier
2005. Dès cette date, les conseils de fondation des assureurs
devront se composer à part égale de représentant(e)s des employeuses
et employeurs et des travailleuses et travailleurs. Mais on risque de voir cette exigence claire de la loi être tournée
dans la pratique ; cela si, dans certains cas (contrats dassurance
en valeur pleine), des représentant(e)s ayant voix délibérative
continuent à siéger dans ces conseils de fondation. Ce qui est
contraire au texte de la LPP, qui est clair sur cette question. Il faut garantir que les élections des conseils de fondation de ces
institutions collectives soient démocratiques et se déroulent
conformément aux règles prévues, et que les personnes élues soient
totalement indépendantes des assureurs. Telle est la tâche de la
surveillance. Colette Nova : (031 377 01 24), en charge du 2e pilier à lUSS, se
tient à votre disposition pour tout complément dinformation.
Permalink:

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