Communiqué de presse
Travail du dimanche généralisé
Un premier pas que lUSS combattra par le référendum
2004-09-01T16:11:52
Berne (ots) - La Commission de léconomie et des redevances (CER)
du Conseil des États a décidé de transformer 25 gares de Suisse, en
grands centres dachats et de services en leur garantissant à cet
effet une réglementation spéciale en matière de travail dominical.
Pour chaque entreprise qui se trouve ainsi dans le périmètre dune
gare le dimanche deviendra un jour ouvrable. Inacceptable !
Premièrement, la CER se moque des décisions démocratiques. Le corps
électoral a rejeté en 1996 la révision de la loi sur le travail à
cause du travail dominical. Depuis lors, il sest prononcé par 13
fois sur 19 lors de votations contre la prolongation des heures
douverture des commerces et, spécialement, contre des ventes
dominicales. Deuxièmement, la CER entend généraliser par le biais des gares le
travail du dimanche dans la vente et les services (banques,
assurances, etc.). La CER est en effet consciente du fait que les
réglementations destinées spécialement aux gares ne tiendront pas
longtemps. Son but est donc de mettre fin aux dimanches fériés pour
en faire des jours ouvrables tout ce quil y a de plus normaux. Troisièmement, la CER a refusé en tout point daméliorer la
protection des travailleuses et des travailleurs. Ils ne
toucheraient donc aucun supplément de salaire pour travail dominical
régulier. Et dans les professions de la vente, où les conditions de
travail sont précaires, lobligation de conclure une convention
collective de travail a fait lobjet dun refus cinglant. Or les
dispositions de lordonnance 2 relative à la loi sur le travail, que
lon veut nous vendre comme une protection des travailleuses et
travailleurs, sont totalement insuffisantes. Quatrièmement, le Conseil des États introduit dans la loi un
traitement spécial pour une entreprise unique. À lavenir, les CFF
auront ainsi le droit de proposer dans quelles gares on pourra
travailler le dimanche dans la vente. Pas question de créer une «
lex CFF » ! Pour lUnion syndicale suisse (USS), une chose est claire : il
existe aujourdhui suffisamment de possibilités de satisfaire les
besoins urgents des consommatrices et consommateurs le dimanche.
Cest dans lintérêt tout autant des travailleuses et des
travailleurs que de la société que nous refusons la généralisation
du travail dominical par la « petite porte » des gares. Le dimanche
ne doit pas devenir un jour ouvrable ! Si, lors de sa session dautomne, le Conseil des États suivait sa
commission et déciderait de modifier la loi sur le travail dans ce
sens, lUSS saisirait le référendum. Cest ce qua décidé son Comité
cet après-midi Et il y a de bonnes chances que la population refuse
une nouvelle fois la généralisation du travail dominical par la «
petite porte » des gares. Regula Rytz (079/353 86 38) et Marie-France Perroud (079/639 10 08)
se tiennent à votre disposition pour tout complément dinformation.
Permalink:

https://www.presseportal.ch/fr/pm/100003695/100478874
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