Communiqué de presse
Révision de lassurance-maladie
Socialement pas acceptable !
2004-05-26T15:33:44
Berne (ots) - Le « paquet législatif » proposé par la Conseil
fédéral pour la révision de lassurance-maladie nest socialement
pas acceptable. Ces dernières années, laugmentation des primes des
caisses-maladie sest traduite par une charge financière qui nest
plus supportable. Les premières victimes en sont les salarié(e)s à
revenus « moyens », principalement sils ont des enfants. Cette
augmentation des primes constitue la principale raison de la nette
baisse du pouvoir dachat quont subie nombre de ménages durant les
années 90. Certes lobjectif social va dans la bonne direction. Mais
comme les moyens supplémentaires qui seront consacrés à cet effet ne
se montent quà 200 millions de francs, cela ne suffira par pour
latteindre, cest-à-dire pour alléger la charge des bas et moyens
revenus spécialement aussi pour les enfants. Cest pourquoi
lUnion syndicale suisse (USS) demande au Parlement fédéral de
renoncer ici à fixer un plafond, car il sagit là dune mesure
contreproductive. Le moyen le plus efficace et le moins
bureaucratique dalléger les charges des familles avec enfants est
de supprimer les primes de ce derniers. LUSS rejette a priori laugmentation de la participation des
personnes assurées aux coûts. Renoncer à cette augmentation pour les
enfants a pour unique but de nous dorer la pilule. On ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral, malgré les critiques
qui ont été émises durant la procédure de consultation, propose
quand même de supprimer lobligation de contracter sans prévoir de
conditions-cadres. Si cette suppression peut permettre, dans le
secteur ambulatoire, daméliorer la situation en ce qui concerne
loffre et la qualité des prestations ainsi que les coûts, il faut
alors garantir que cette offre sera suffisamment étoffée dans toutes
les caisses-maladie, que des critères de qualité soient remplis et
que la sécurité de lassistance médicale soit garantie. Sinon la
liberté de contracter pourrait déboucher sur une désolidarisation,
sur une lutte pour les bons risques entre les caisses et une
dégradation de lassistance médicale. LUSS estime quil faut par
conséquent aussi améliorer le système actuel de compensation des
risques. Sa position définitive quant à la suppression de
lobligation de contracter dépendra des améliorations auxquelles le
Parlement pourra procéder. La suppression de lobligation de contracter ayant politiquement peu
de chances, Conseil fédéral et Parlement doivent préparer dautres
mesures de maîtrise des coûts, les cantons devant aussi assumer des
responsabilités sur cette question. Natalie Imboden (031 377 01 17), en charge de ce dossier à lUSS, se
tient à votre disposition pour tout complément dinformation.
Permalink:

https://www.presseportal.ch/fr/pm/100003695/100475309
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