Communiqué de presse
Mise en consultation du projet de révision de l'ordonnance sur la protection contre le bruit: L'initiative Avanti compromet l'assainissement phonique des routes
2003-09-03T09:28:50
Altdorf (ots) - Le projet remanié de révision de l'ordonnance sur
la protection contre le bruit prévoit de prolonger de l'ordre de 12
à 15 ans le délai d'assainissement phonique des routes excessivement
bruyantes. Pour l'Initiative des Alpes, cette prolongation de délai
est absolument inacceptable. Elle représente un sabordage de la
protection contre le bruit et constitue une raison de plus de
rejeter l'initiative Avanti et son contre-projet. Ni la Confédération, ni les cantons n'accordent à l'assainissement
phonique des routes excessivement bruyantes la priorité qu'il
mérite. Selon l'ordonnance fédérale sur la protection contre le
bruit (OPB), ces routes auraient dû être assainies jusqu'à fin mars
2002. Auraient, car à cette date-là, 30 pour cent seulement des
routes concernées avaient bénéficié des mesures nécessaires. A peu
près 1'600 kilomètres de routes n'ont toujours pas été assainies.
Les restrictions budgétaires et des problèmes d'application dans les
zones densément peuplées sont avancés pour justifier cette
situation. Il est maintenant question de prolonger de l'ordre de 12
à 15 ans le délai d'assainissement. C'est ce que prévoit en tout cas
le projet remanié de révision de l'OPB présenté par le Département
fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la
communication (DETEC). Une fois de plus, on demande aux riverains
exposés au bruit de patienter. Cette prolongation de délai est
absolument inacceptable pour l'Initiative des Alpes. Qui demande que
l'on assainisse phoniquement les routes existantes avant d'en
construire de nouvelles. Les coûts du bruit se chiffrent en centaines de millions de francs Un quart de la population suisse est exposé de jour comme de nuit à
un niveau de bruit routier supérieur aux valeurs limites en vigueur
pour les quartiers résidentiels - cela 17 ans après l'entrée en
vigueur de l'OPB. Pour les personnes concernées, que l'on fait sans
cesse patienter, ce n'est pas seulement contrariant et scandaleux.
Car le bruit rend malade, perturbe l'équilibre psychique et coûte
beaucoup d'argent. Selon des estimations prudentes, le trafic
routier occasionne à lui seul chaque année des coûts dépassant les
700 millions de francs. Cela se traduit, d'une part, par une baisse
de la valeur locative et de la valeur marchande des logements
exposés au bruit. On considère que cette moins-value représente,
pour chaque décibel, environ 1 pour cent du montant du loyer. Le
coût de la prise en charge médicale et pharmaceutique des personnes
souffrant des effets du bruit est considérable également. A quoi
s'ajoutent les coûts induits par la réaction de fuite - au demeurant
bien compréhensible - des gens soumis à un bruit excessif, qui
profitent de leurs moments de loisirs pour s'échapper des
agglomérations, devenues inhospitalières, et retrouver la nature. Le
plus absurde, dans cette situation, c'est qu'elle-même génère du
bruit et aggrave toute la problématique environnementale. L'argent nécessaire est à disposition Pour peu que l'on fixe les bonnes priorités, l'argent nécessaire à
cet assainissement phonique est disponible. Seulement voilà:
l'initiative Avanti comme son contre-projet demandent que l'argent
soit réservé à de nouvelles routes. En particulier, le fonds routier
proposé privilégie la construction routière au détriment d'autres
types de dépenses dans le domaine routier, notamment l'entretien des
routes et l'assainissement phonique, précisément. L'Initiative des
Alpes juge scandaleux que l'on veuille construire de nouvelles
routes alors que celles qui existent ne répondent même pas aux
normes légales en matière de protection de la santé de la population
et de l'environnement. Elle demande à la Confédération de puiser
davantage dans la caisse routière pour allouer aux cantons des
subventions plus élevées en faveur de la lutte contre le bruit
routier. Selon la nouvelle péréquation financières, les routes
nationales seront à l'avenir de la compétence exclusive de la
Confédération. En conséquence, les coûts doivent être pris en charge
dès maintenant et à 100 pour cent par cette même Confédération. De
plus, les mesures à la source doivent être renforcées, ce qui ne
coûtera rien à l'Etat: les prescriptions sur les véhicules doivent
être adaptées de telle manière que des restrictions d'homologation
puissent être édictées pour les véhicules particulièrement bruyants.
Et là où des mesures de construction sont remises à plus tard, le
bruit doit être combattu par un abaissement des limitations de
vitesse. Pour tous compléments d'information:
Alf Arnold, tél. 041 - 870 97 85 Alpen-Initiative
AlfArnold
Telefon:+41 41 870 97 89
Permalink:

https://www.presseportal.ch/fr/pm/100002430/100466348
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