Le Moniteur de prise en charge du cancer de MSD 2026 fête ses 5 ans et montre : La population suisse se prononce clairement : la prévention du cancer est une nécessité
Lucerne / Berne (ots)
Pour une cinquième fois consécutive, l'institut de recherche gfs.bern a mené à la demande de MSD Suisse (MSD Merck Sharp & Dohme AG) une enquête représentative sur la qualité de la prise en charge du cancer. Les résultats montrent une position très claire de la population : deux tiers des personnes interrogées souhaitent des investissements plus importants dans la prévention. De même, une large majorité se prononce en faveur d'un accès équitable à la prévention du cancer, quels que soient les revenus et le lieu de résidence. En matière de prévention, la Confédération devrait être davantage mise à contribution qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par exemple, une coordination nationale de la lutte contre le cancer bénéficie d'un large soutien et devrait permettre d'améliorer l'efficacité et la qualité.
" Le dépistage précoce et la prévention restent, même dans l'édition anniversaire du Moniteur de prise en charge du cancer, très importants pour la majorité des personnes interrogées. Malgré cette unanimité, certaines mesures, comme la vaccination contre le HPV ou les examens préventifs du cancer du poumon, restent peu connues et utilisées ", indique Lukas Golder, co-directeur de l'institut de recherche gfs.bern. " Si l'on compare le frottis cervical ou la mammographie au test de PSA pour de dépistage du cancer de la prostate, on constate que les femmes prennent le dépistage du cancer beaucoup plus au sérieux que les hommes. "
La Suisse investit peu dans la prévention - une nette majorité demande davantage d'investissements
L'un des principaux enseignements de la 5e édition du Moniteur de prise en charge du cancer de MSD est le soutien sans équivoque des personnes interrogées en faveur d'une augmentation des investissements dans la prévention. En Suisse, environ 0,48 % du produit intérieur brut (PIB) a été consacré à la prévention en 2022. Comparativement à ses pays voisins, la Suisse investit relativement peu par rapport au PIB (Allemagne : 0,99 %, Autriche : 0,83 %, Italie : 0,54 %). À la question de savoir si la Suisse devrait, à l'avenir, investir davantage, autant ou moins dans la prévention, la position des personnes interrogées est également claire : deux tiers souhaitent plus d'investissements, 24 % autant d'investissements et 3 % seulement, moins d'investissements.
Mesures de dépistage précoce : importantes, mais trop peu utilisées
À la demande de MSD Suisse, l'institut de recherche gfs.bern a interrogé par téléphone ou en ligne 1'264 personnes (18 ans et plus) dans toute la Suisse dans le cadre d'un sondage représentatif réalisé du 2 au 19 février 2026. En cette année anniversaire aussi, environ neuf personnes interrogées sur dix jugent "très importantes" ou "plutôt importantes" les mesures de dépistage précoce (p. ex. dépistage du cancer) et l'instauration le plus tôt possible du traitement après un diagnostic de cancer.
Alors que les mesures de dépistage spécifiques aux femmes recueillent un large soutien, ce soutien est nettement moins marqué pour les mesures s'adressant aux hommes : Ainsi, 91 % des personnes interrogées jugent le frottis cervical ("test de Pap" pour la détection précoce d'éventuelles modifications du col de l'utérus) "très important" ou "plutôt important", et 88 % sont du même avis concernant la mammographie (radiographie des seins permettant le dépistage précoce du cancer du sein). Chez les hommes, la situation est quelque peu différente : 76 % considèrent l'autocontrôle pour le cancer des testicules comme "très important ou plutôt important", contre 65 % seulement pour le "test de PSA" (test sanguin pour l'antigène spécifique de la prostate) pour le dépistage précoce du cancer de la prostate. Le dépistage du cancer colorectal, le dépistage du cancer du poumon et la vaccination contre le HPV (papillomavirus humain) obtiennent entre 68 % et 83 % d'acceptation chez les femmes et les hommes interrogés.
Alors que toutes les mesures de prévention sont considérées comme étant "importantes", seules certaines ont été effectivement utilisées au moins une fois : le frottis cervical a été effectué au moins une fois par 78 % des personnes interrogées et la mammographie, par 58 % d'entre elles. Moins de la moitié ont déjà effectué un contrôle dermatologique pour la prévention du cancer de la peau (47 %), 45 %, un test de dépistage du cancer colorectal et 41 %, un test de PSA. Peu de personnes se sont fait vacciner contre le HPV (18 %) ou ont participé à un programme de dépistage du cancer du poumon (8 %). L'écart entre l'importance perçue et l'application des mesures de dépistage persiste donc également dans la 5e édition du Moniteur de prise en charge du cancer.
Des stratégies nationales et une coordination sont nécessaires
Il est intéressant de noter que, bien que les mesures de dépistage ne soient pas régulièrement utilisées, les personnes interrogées souhaitent néanmoins que des moyens financiers soient alloués à la prévention du cancer dans le cadre du plan national contre le cancer : entre 77 % et 92 % d'entre elles souhaitent que les mesures de dépistage mentionnées ci-dessus soient financées. L'équité occupe également une place prépondérante dans l'enquête de cette année : 98 % des personnes interrogées souhaitent un accès à la prévention et au traitement du cancer indépendamment du revenu.
Parmi les personnes interrogées, 97 % souhaitent un accès uniforme à la prise en charge du cancer, indépendamment des revenus et du lieu de résidence. Une coordination nationale dans la lutte contre le cancer est demandée par 88 % des personnes interrogées. Il est également intéressant de noter que 94 % des personnes interrogées estiment que des économies à long terme peuvent être réalisées grâce à des investissements dans la prévention et le dépistage précoce du cancer. Dans l'ensemble, 84 % des personnes interrogées sont convaincues qu'une coordination nationale de la lutte contre le cancer permettrait d'améliorer l'efficacité et la qualité. Dans ce contexte, 73 % des personnes interrogées sont convaincues que la Confédération devrait jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le cancer. En revanche, à la question de savoir si la Confédération, les cantons ou les deux doivent assumer à parts égales la responsabilité de la lutte contre le cancer (prévention et dépistage), 54 % des personnes interrogées estiment que les deux sont également responsables, 35 % considèrent que cette responsabilité incombe à la Confédération et seuls 7 % estiment que ce sont les cantons qui doivent s'en charger.
" Si l'on considère qu'en raison du système fédéraliste en vigueur en Suisse, chaque canton dispose actuellement de la souveraineté sur son système de santé, ces résultats indiquent une tendance inverse. "
Citation de Lukas Golder, gfs.bern
Analyse à cinq ans du Moniteur des soins oncologiques
Depuis la première enquête en 2021, le Moniteur de prise en charge du cancer dresse un tableau stable : la population évalue de manière globalement positive les soins médicaux de base - traitement hospitalier, thérapie, suivi médical - avec même une légère hausse dans les résultats récents. Les difficultés d'approvisionnement liées à la pandémie se sont normalisées. Chez les personnes directement concernées, le taux de satisfaction concernant les soins hospitaliers et l'accès au traitement dépasse les 90 %.
Dans le même temps, la comparaison sur cinq ans met en évidence des faiblesses persistantes : depuis 2021, les soins à domicile, le soutien psychologique et l'accompagnement des aidants sont jugés moins satisfaisants que d'autres aspects des soins, et la situation s'est même encore détériorée dans certains cas ces derniers temps. Pour ce qui est du suivi, une nette majorité souhaite bénéficier d'un accès à des services de conseil pour les proches, d'un droit à un suivi psychologique et d'un soutien de l'État pour la réinsertion professionnelle.
Le décalage entre les opinions et les comportements en matière de prévention est lui aussi constant : une grande majorité considère le dépistage du cancer comme très important, mais l'utilisation effective des nombreuses offres - comme le dépistage du cancer du poumon, la vaccination contre le HPV ou le dépistage du cancer colorectal - reste faible. Comparativement à d'autres pays, la Suisse investit peu dans la prévention, même par rapport à son PIB. La population réclame davantage d'investissements dans la prévention.
Une nouveauté de l'enquête 2026 : le souhait d'une coordination nationale s'est renforcé, la Confédération devant assumer, avec les cantons, la responsabilité de cette coordination. L'accès aux mesures de dépistage précoce et de prévention ne devrait pas dépendre des revenus ou du lieu de résidence. La population souhaite que cette question soit réglementée au niveau national, de manière équitable et uniforme pour tous.
Référence:
MSD Krebsversorgungsmonitor 2026: Klare Haltung der Bevölkerung: Prävention ist ein Muss. Nationale Lösungen und klare Strategien erhalten grosse Unterstützung. gfs.bern. Mai 2026. Téléchargement du rapport (en allemand) sous : Krebsversorgungsmonitor 2026 | Cockpit gfs.bern AG et ainsi que sur demande auprès des contacts médias (voir ci-dessous).
Institut de recherche gfs.bern
L'institut de recherche gfs.bern AG, désigné globalement responsable, peut s'appuyer sur une très longue tradition de recherche sociale empirique. Fondé en 1959 sous le nom de Gesellschaft zur Förderung der empirischen Sozialforschung der Schweiz (GfS, Société pour la promotion de la recherche sociale empirique en Suisse), il mène depuis 1986 des recherches sociales empiriques en tant que division de l'Institut de recherche gfs.bern AG et, depuis 2004, sous sa propre raison sociale, gfs.bern AG, avec un accent sur la recherche en politique et en communication. gfs.bern se considère comme un fournisseur de services méthodologiques complets avec des spécialités de contenu avérées. L'entreprise se positionne comme un leader en matière de qualité dans le domaine de la recherche sociale appliquée (concrètement, recherche au moyen d'enquête Face-2-Face, d'entretiens téléphoniques, en ligne et par écrits) et a pu maintenir cette avance dans l'analyse des processus de formation de l'opinion politique depuis une vingtaine d'années. gfs.bern a notamment largement contribué à façonner la recherche sociale empirique autour des processus de décision relatifs à la sociologie, la politique et la démocratie directe en Suisse. De même, gfs.bern dispose d'une longue expérience dans le suivi des processus politiques et d'élaboration des politiques. Les missions d'enseignement actuelles dans les universités de Zurich, de Berne et de Fribourg ainsi que dans diverses hautes écoles spécialisées contribuent à mettre les connaissances ainsi acquises à la disposition de la formation et à engager régulièrement une réflexion scientifique sur son propre travail.
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À propos de MSD en Suisse
MSD, une entreprise biopharmaceutique de premier plan, emploie en Suisse plus de 1'000 personnes dans trois sites. Le siège est situé à Lucerne. Sur son site de Zurich, dans " The Circle ", MSD exploite un centre mondial d'innovation et de développement. De plus à Schachen (Canton Lucerne) nous fabriquons des médicaments destinés à des essais cliniques dans le monde entier et exploitons un laboratoire d'analyse judiciaire. MSD mène près de 40 essais cliniques par an en Suisse. Les principaux domaines thérapeutiques de MSD sont l'oncologie, les maladies infectieuses et les maladies cardiovasculaires et cardiométaboliques. Nous disposons également d'un large portefeuille de vaccins pour prévenir les maladies chez les enfants, les adolescents et les adultes et nous sommes l'une des entreprises leaders dans le domaine de la médecine vétérinaire. En outre nous prenons au sérieux notre responsabilité envers la communauté locale et somme impliqués depuis des années dans les " Trendtage Gesundheit Lucerne " et l'" Alliance Compétences en Santé ".
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