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Communiqué de presse : 30 ans de Comparis : alors que les riches économisent grâce aux services de comparaison, les pauvres paient plus

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Communiqué de presse

Étude anniversaire de Comparis sur 30 ans de culture de la comparaison en Suisse

30 ans de Comparis : alors que les riches économisent grâce aux services de comparaison, les pauvres paient plus

À l’occasion du 30e anniversaire du comparateur sur Internet Comparis, une enquête représentative révèle un écart social en matière d’épargne en Suisse. Alors que les trois quarts des ménages dont le revenu mensuel brut est supérieur à 8000 francs utilisent activement les portails de comparaison, cette proportion n’est que d’un peu plus de la moitié pour les personnes dont le revenu mensuel brut est inférieur à 4000 francs. En particulier pour les postes budgétaires importants tels que l’assurance maladie ou les comparatifs d’offres de vacances, les groupes à faible revenu laissent un important potentiel d’économies inexploité, tandis que les ménages à haut revenu optimisent systématiquement leurs décisions d’achat. « Ce sont précisément les ménages qui auraient le plus besoin d’un allègement qui risquent d’être laissés pour compte financièrement », craint Michael Kuhn, expert Argent Comparis.

Zurich, le 26 mai 2026 – 30 ans après la création du service de comparaison Comparis, les portails de comparaison sont connus presque partout en Suisse : 97 % de la population adulte suisse déclare connaître ces services, au moins approximativement. Tels sont les résultats d’une enquête représentative de Comparis. Leur utilisation est également très répandue : deux tiers (68,1 %) utilisent des portails de comparaison. Près d’un quart des personnes interrogées (23,1 %) les utilisent régulièrement.

Comparis et Booking.com sont les portails de comparaison les plus utilisés en Suisse

Comparis est le portail le plus utilisé (60,4 %), suivi de Booking.com (56,2 %). Viennent ensuite Immoscout24 avec 42,4 %, Homegate avec 36,4 % et Autoscout24 avec 35,8 %.

Dans le milieu du classement, on retrouve Toppreise avec 29,9 %, Skyscanner avec 26,2 % et ebookers avec 25,8 %. Preisvergleich avec 15,2 %, Holidaycheck avec 12,6 % et Moneyland avec 7,9 % sont nettement moins utilisés.

Les trois quarts des personnes hautement qualifiées et à haut revenu utilisent des services de comparaison

Bien que les portails de comparaison soient censés créer une transparence des prix et aider les consommatrices et consommateurs à faire des économies, leur utilisation est inégale. En Suisse, les services de comparaison sont utilisés plus fréquemment que la moyenne par les personnes ayant un niveau d’éducation élevé et un revenu élevé.

Parmi les personnes ayant un niveau de formation élevé, 76,5 % utilisent les services de comparaison au moins occasionnellement. Parmi les personnes peu ou moyennement qualifiées, cette proportion est de 59,3 %. Le lien est particulièrement évident en ce qui concerne le revenu du ménage : dans les ménages dont le revenu mensuel brut est supérieur à 8000 francs, 75,8 % utilisent les services de comparaison au moins occasionnellement. Dans la tranche de revenus intermédiaires, comprise entre 4000 et 8000 francs, cette proportion est de 69,7 %. Dans les ménages dont le revenu mensuel brut est inférieur ou égal à 4000 francs, l’utilisation est nettement plus faible, avec 51,3 %.

Le groupe des utilisateurs réguliers est particulièrement marqué par les personnes ayant un niveau de formation élevé et un revenu supérieur à la moyenne. Parmi les personnes ayant un niveau de formation élevé (par exemple, université ou haute école spécialisée), 27,1 % utilisent régulièrement les portails de comparaison. Parmi les personnes peu ou moyennement qualifiées, cette proportion est nettement plus faible, avec 18,3 %.

Les personnes hautement qualifiées et à haut revenu en profitent particulièrement pour les postes budgétaires importants tels que les vacances et l’assurance maladie

Au cours des 12 derniers mois, les services de comparaison ont été principalement utilisés pour les offres de vacances (51,8 %). Viennent ensuite, loin derrière, les assurances maladie (37 %), la recherche de bien immobilier (28,3 %), les comparatifs de prix pour des biens de consommation (26,5 %) et la recherche de véhicule (24,2 %). Viennent ensuite les assurances automobiles (21,9 %), les assurances inventaire du ménage et responsabilité civile (15,3 %) ainsi que les abonnements de téléphonie et Internet (14,5 %).

Cela signifie qu’en particulier pour les postes budgétaires importants tels que l’assurance maladie ou les comparatifs d’offres de vacances, les groupes à faible revenu laissent un important potentiel d’économies inexploité, tandis que les ménages à haut revenu optimisent systématiquement leurs décisions d’achat.

« Ce sont précisément les ménages qui auraient le plus besoin d’un allègement qui risquent d’être laissés pour compte financièrement », craint Michael Kuhn, expert Argent Comparis. Cela concerne en particulier la classe de revenus qui ne bénéficient pas de réductions de primes individuelles, mais qui dispose de peu ou pas d’épargne.

Les personnes aux revenus plus modestes sont plus sceptiques à l’égard des portails de comparaison

L’une des raisons possibles de cette utilisation inégale est la confiance : les personnes à revenus élevés font confiance aux résultats des portails à un niveau supérieur à la moyenne, avec une note de 3,48 sur une échelle de 5. Chez les personnes aux revenus plus modestes, la note de confiance est plus faible, à 3,12.

59,4 % des personnes ayant un niveau de formation élevé estiment que la contribution des services de comparaison à la transparence des prix est forte ou très forte. Parmi les personnes peu ou moyennement qualifiées, la proportion est de 45,4 %. Dans les ménages dont le revenu mensuel brut est inférieur ou égal à 4000 francs, cette proportion est de 40 %. Dans la tranche de revenus comprise entre 4000 et 8000 francs, cette proportion passe à 55,4 %. Dans les ménages dont le revenu mensuel brut est supérieur à 8000 francs, ce chiffre atteint 61 %.

« Le problème est que les portails de comparaison exigent à la fois des compétences numériques et une compréhension des chiffres supérieure à la moyenne sur leurs pages d’aperçu », explique Michael Kuhn. Les portails devraient devenir plus simples, plus transparents et plus explicatifs afin de réduire les réticences des personnes aux revenus plus modestes et de renforcer la confiance dans les outils numériques d’aide à l’épargne.

Conseils pour une recherche fructueuse sur les portails de comparaison

Ne pas se fier aveuglément au prix le plus bas

Le prix le plus bas n’est souvent qu’une première indication et ne correspond pas forcément à la meilleure offre. Pour les caisses maladie, il faut tenir compte de la franchise, de la quote-part et du modèle (HMO, Telmed). Pour les abonnements mobiles, les frais d’activation, la durée minimale d’engagement et l’itinérance sont importants. Pour les hypothèques, la flexibilité et les délais de préavis sont également importants.

Définir les filtres de manière réfléchie

Une sélection trop rapide peut conduire à des résultats inadaptés. Les informations telles que la région, l’âge et la taille du ménage doivent être complètes et correctes. Pour les assurances, il convient de sélectionner activement la couverture souhaitée. Pour les offres d’énergie et d’Internet, il convient d’indiquer la consommation réelle et les besoins. Même de petites informations erronées peuvent conduire à des résultats complètement différents.

Remettre en question les classements

L’ordre n’est pas toujours neutre ; mais la publicité doit être déclarée comme telle. Certains portails donnent la priorité aux offres partenaires. « Recommandé » peut signifier : mieux rémunéré, pas nécessairement mieux adapté. D’où l’intérêt de trier soi-même les résultats en fonction du prix, des prestations ou des avis.

Utiliser plusieurs portails de comparaison

Aucun portail ne couvre l’ensemble du marché pour tous les produits. Il y a parfois des lacunes, en particulier en ce qui concerne les assurances et les hypothèques. Par conséquent, il peut être utile de consulter 2 à 3 sources pour obtenir une meilleure vue d’ensemble du marché.

Lire les avis, mais avec un scepticisme sain

Les avis sont utiles, mais pas toujours fiables. Les évaluations extrêmes (1 ou 5 étoiles) doivent être relativisées. Il est important de prêter attention aux problèmes récurrents, par exemple au niveau du service à la clientèle. D’une manière générale, les tendances sont plus révélatrices que les évaluations émotionnelles individuelles.

Méthode 

Enquête représentative réalisée par l’institut de sondage et d’études de marché Innofact pour le compte de comparis.ch auprès d’un échantillon de 1031 personnes. Le sondage a eu lieu en avril 2026.  La représentativité signifie que les participants à une enquête reflètent bien l’ensemble du groupe cible. Cela signifie que les caractéristiques importantes telles que l’âge, le sexe ou la région de résidence sont réparties de la même manière que dans l’ensemble de la population. Les résultats peuvent ainsi être extrapolés à l’ensemble de la population.

Pour plus d’informations:

Michael Kuhn
Expert Consumer Finance
Téléphone: 044 360 53 91
Courriel:  media@comparis.ch
comparis.ch

À propos de comparis.ch

Avec plus de 80 millions de visites par an, comparis.ch compte parmi les sites Internet les plus consultés de Suisse. L’entreprise compare les tarifs et les prestations des caisses maladie, des assurances, des banques et des opérateurs télécom. Elle présente aussi la plus grande offre en ligne de Suisse pour l’automobile et l’immobilier. Avec ses comparatifs détaillés et ses analyses approfondies, elle contribue à plus de transparence sur le marché. comparis.ch renforce ainsi l’expertise des consommatrices et des consommateurs à la prise de décision. L’entreprise a été fondée en 1996 par l’économiste Richard Eisler. Il s’agit d’une société privée. Aujourd’hui encore, Comparis appartient majoritairement à son fondateur. Aucune autre entreprise ni l’État ne détient de participation dans Comparis.

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