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Caritas: Les parents seuls travaillent beaucoup, mais sont souvent insuffisamment rémunérés



20.11.2007 | 10:30 ,  Caritas Schweiz / Caritas Suisse   []
   Lucerne (ots) - Les parents élevant seuls leurs enfants sont
particulièrement exposés au risque de la pauvreté : une famille
monoparentale sur quatre est pauvre. Une étude de Caritas Suisse met
en évidence le fait qu'en Suisse, les inégalités sociales touchent
beaucoup plus les parents seuls que les autres. Et l'Etat social ne
pallie qu'imparfaitement  leurs difficultés.

    En Suisse aujourd'hui, plus de 160 000 parents seuls doivent
assumer quotidiennement leur tâche éducative, leur activité
professionnelle, leurs obligations domestiques et administratives.
Ils réussissent ce numéro d'équilibriste étonnamment bien. Et
pourtant, même si les mères seules travaillent énormément, elles sont
nombreuses à gagner plutôt mal leur vie. Les chiffres montrent que
les parents élevant seuls leurs enfants représentent la plus grande
part des working poor et qu'ils sont quatre fois plus nombreux que la
moyenne de la population à devoir recourir à l'aide sociale.

   En Suisse, 15% environ des familles sont monoparentales. Un enfant
sur huit est élevé par un seul de ses parents. La société considère
désormais les familles monoparentales comme une forme de famille
normale et les parents seuls sont confrontés aux mêmes attentes
économiques que les autres parents: ils doivent subvenir seuls aux
besoins de leurs enfants. Or les familles monoparentales sont
soumises à de nombreux désavantages spécifiques à leur condition. Par
exemple, les inégalités de salaires entre femmes et hommes touchent
de plein fouet les mères seules. On sait que les enfants représentent
un facteur de risque en matière de pauvreté: c'est encore plus vrai
pour les familles monoparentales. Pour les parents seuls, les frais
engendrés par les enfants sont en effet très lourds. Et souvent, la
pension alimentaire ne couvre pas ces frais, sans compter que -
quelle qu'en soit la raison - près de 20 % des pensions alimentaires
ne sont tout simplement pas versées par les pères.

   Les familles monoparentales dépendent donc fortement des
prestations sociales de l'Etat. Or celles-ci peinent à répondre aux
besoins de manière suffisante. L'étude avance donc un certain nombre
de re-vendications, comme par exemple la création de mesures
d'intégration destinées aux parents seuls au chômage, qui soient
proposées à temps partiel ou qui assurent une prise en charge des
enfants. Il serait également primordial d'harmoniser au niveau
fédéral l'avance et le recouvrement de la contribution d'entretien.
Il faudrait aussi que la politique fiscale tienne mieux compte des
difficultés des familles monoparentales, en leur permettant, par
exemple, de déduire les frais effectifs engendrés par la charge des
enfants.

   Stefanie Arnold, Carlo Knöpfel: Les parents seuls entre crèche,
place de travail et aide sociale. 100 pages, 16 francs. Commande :
Caritas Suisse, Département communication, Löwenstrasse 3, 6002
Lucerne, tél.: +41/41/419'22'22, courriel: info@caritas.ch ou sous
www.caritas.ch/shop

ots Originaltext: Caritas Schweiz
Internet: www.presseportal.ch/fr

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