Communiqué de presse
Statistique des déchets 2004
Près de la moitié des déchets urbains sont recyclés
2005-10-10T11:03:26
Berne (ots) - En 2004, la Suisse et la principauté du Liechtenstein
ont totalisé 4,99 millions de tonnes de déchets urbains, dont près
de la moitié (2,41 millions de tonnes) a été recyclée. Au total, les
usines dincinération des ordures ménagères (UIOM) suisses ont
traité 3,14 tonnes de déchets urbains et de déchets de chantier.
Grâce aux réserves de capacité de certaines UIOM, des déchets
urbains étrangers ont également été importés des pays voisins pour
être incinérés. Aujourdhui, 48 % des 4,99 millions de tonnes de déchets urbains
produits par les ménages et lindustrie sont recyclés. Pour
certaines collectes sélectives, comme celles du verre et des boîtes
en aluminium, le taux de recyclage a pratiquement atteint sa limite.
En revanche, pour dautres types de déchets (le papier et les
bouteilles en PET) il est encore possible daugmenter ce taux à 50 %
ces prochaines années, à condition de mieux exploiter le potentiel
de recyclage restant (voir graphique 1). De moins en moins de déchets mis en décharge En 2004, les UIOM ont
incinéré 3,14 millions de tonnes de déchets, dont 80 000 tonnes
importées des pays voisins. Ces déchets comprennent principalement
des déchets urbains non recyclables, des déchets de chantiers
combustibles et des boues dépuration. Par rapport à lannée
précédente, la quantité de déchets incinérés a augmenté de 3 %. Cela
sexplique par une légère reprise économique et une augmentation de
la quantité de déchets importés (voir graphique 2). Actuellement, la capacité totale dincinération atteint environ 3,3
millions de tonnes, ce qui suffit à éliminer lensemble des déchets
combustibles en Suisse. Des différences de capacités subsistent
toutefois entre les régions. Certaines dentre-elles, comme le
Tessin, ne disposent pas encore dusine dincinération et doivent
faire incinérer leurs déchets dans dautres cantons. La construction
dune UIOM au Tessin demeure donc nécessaire, car un transport de
déchets permanent à travers les Alpes serait dommageable tant sur le
plan écologique que sur le plan financier. Il a fallu mettre en décharge 30 000 tonnes de déchets combustibles
qui nont pas pu être transbordés ni transportés. Cette quantité a
toutefois diminué de plus de la moitié par rapport à lannée
précédente et ne représente plus que 1 % de la quantité totale de
déchets combustibles, qui sélevait à 3,17 millions de tonnes pour
la Suisse et la principauté du Liechtenstein. Importations temporaires de déchets Près de 80 000 tonnes de déchets
étrangers provenant des pays voisins ont été importées en Suisse
lannée dernière, soit environ 25 % de plus que lannée précédente.
Ces importations se justifient aussi bien en termes écologiques
quen termes économiques, car elles permettent daméliorer le
rendement des UIOM et de réduire les distances de transport des
déchets. Du reste, les importations de déchets combustibles non
recyclables doutre-Rhin devraient augmenter ces prochaines années
car lAllemagne interdit leur stockage depuis juin 2005 et quelle
ne dispose pas de la capacité dincinération nécessaire. Ces
importations permettront aux UIOM suisses de mieux exploiter les
infrastructures existantes à court terme. Par contre, elles ne
pourront justifier une augmentation de la capacité dincinération
puisquelles sont limitées dans le temps. OFEFP OFFICE FÉDÉRAL DE LENVIRONNEMENT,
DES FORÊTS ET DU PAYSAGE
Service de presse Renseignements
M. Hans-Peter Fahrni, chef de la division Déchets, OFEFP,
tél. 031 322 93 28
M. Michael Hügi, section Déchets urbains et déchets de
chantier, OFEFP, tél. 031 322 93 16 Internet
La statistique des déchets peut être consultée à ladresse
suivante: http://www.umwelt-
schweiz.ch/buwal/fr/fachgebiete/fg_abfall/zahlen/statistiken/statist
iken_daten_2004/index.html
Permalink:

https://www.presseportal.ch/fr/pm/100000192/100497726
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