Communiqué de presse
Une nouvelle menace pèse sur l'apiculture suisse
2004-08-03T11:14:00
Posieux (ots) - Le petit coléoptère des ruches, Aethina tumida, est
un parasite des abeilles originaire d'Afrique du Sud. Il s'est déjà
fortement répandu en Amérique du Nord où il a causé de grandes
pertes parmi les colonies d'abeilles. Le danger est grand que ce
parasite se propage aussi en Europe et donc en Suisse, ce qui
pourrait entraîner une situation dramatique pour l'apiculture
suisse. Le Centre de recherches apicoles d'Agroscope
Liebefeld-Posieux (ALP) planche, aujourd'hui déjà, sur des bases
scientifiques afin de pouvoir mettre à disposition des apicultrices
et apiculteurs suisses, le moment venu, une méthode de lutte
efficace et écologique contre Aethina tumida. Ce nest pas la première fois quun parasite menace les abeilles de
notre pays. Depuis 1990, toutes les colonies d'abeilles de Suisse
sont parasitées par lacarien Varroa destructor. Au début de cette
épizootie, les apicultrices et apiculteurs suisses ont essuyé de
grandes pertes. Entre-temps, Varroa destructor s'est propagé sur
toute la planète. Bien quil soit un défi de tous les jours, les
apicultrices et apiculteurs le tiennent en échec grâce à la méthode
de lutte alternative mise au point par ALP. Aujourd'hui, un nouvel ectoparasite, le petit coléoptère des ruches
ou de son nom latin Aethina tumida, est aux portes de l'Europe.
Originaire d'Afrique, au sud du Sahara, il parasite les colonies
pour sy reproduire. Sa descendance se nourrit de larves dabeilles,
ce qui peut conduire au dépérissement de la colonie. Aethina tumida
s'est déjà fortement répandu aux États-Unis où il a causé de grandes
pertes. Dernièrement, il a été localisé en Australie et en Égypte.
Si l'on sait qu'au printemps 2003 plus de 1000 essaims artificiels
ont été importés des États-Unis en Allemagne, on peut craindre une
propagation de ce coléoptère à tout moment en Europe. Pour
l'apiculture suisse, qui en comparaison européenne enregistre une
densité d'abeilles relativement élevée, ce nouveau parasite
représente une vraie menace. Si l'on ne parvient pas à mettre au point des mesures de lutte
optimales avant son apparition, il faut s'attendre à des
conséquences inquiétantes pour l'agriculture suisse, la
pollinisation des plantes utiles nétant plus assurée. Que ce soit
au niveau de la biologie du coléoptère ou des moyens de lutte contre
celui-ci, beaucoup de questions restent ouvertes qui ne trouveront
une réponse que grâce à la recherche appliquée du Centre de
recherches apicoles d'ALP. Actuellement, le Centre de recherches apicoles teste, en
collaboration avec lInstitut de zoologie de lUniversité Martin
Luther à Halle-Wittenberg (Allemagne), si les acides organiques et
les huiles essentielles, qui ont prouvé leur efficacité dans la
lutte contre Varroa destructor, peuvent aussi être utilisés avec la
même efficacité contre le petit coléoptère des ruches. Dans une
phase ultérieure, on étudiera leffet de certains composants
dhuiles essentielles sur les deux parasites. A long terme, une
recherche fondamentale sur la biologie du coléoptère, en
collaboration avec dautres partenaires, sera nécessaire pour
élaborer des concepts de lutte biologique prometteurs pour le futur. Texte et photos: Vous pouvez télécharger ce communiqué de presse,
des photos et des informations complémentaires à partir de notre
site Internet www.alp.admin.ch. Pour de plus amples informations:
Anton Imdorf, Centre de recherches apicoles
Agroscope Liebefeld-Posieux
Station fédérale de recherches en production animale et laitière
(ALP)
Schwarzenburgstrasse 161
E-mail: anton.imdorf@alp.admin.ch
Tél: 031 323 82 12
Permalink:

https://www.presseportal.ch/fr/pm/100003740/100477703
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