Schweizerischer Städteverband / Union des villes suisses

Pas de report des projets urgents dans le domaine des transports

    Berne (ots) - Il y a urgence à réaliser les investissements dans les infrastructures des transports: c'est la conviction de l'Union des villes suisses. La Confédération doit libérer les moyens nécessaires aux projets contenus dans les messages adoptés ce jour sur les programmes en faveur du trafic d'agglomération et pour l'élimination des goulets d'étranglement sur le réseau des routes nationales. L'Union des villes rejette catégoriquement tout moratoire sur les dépenses qui reporteraient ces programmes de plusieurs années.

    Le développement des infrastructures de transports revêt une grande importance, tant économique qu'environnementale. Les projets retenus dans une analyse globale en faveur du trafic d'agglomération et pour éliminer les goulets d'étranglement sur les routes nationales sont importants et urgents. Leur réalisation permettra de raccorder efficacement les voies de transports, alors que les axes des agglomérations et le réseau routier souffrent actuellement de surcharges se répercutant sur tout le système des transports, avec les conséquences négatives que cela entraîne pour l'économie (coûts des bouchons) et la compétitivité de la Suisse.

    Ces projets ne doivent en aucun cas être repoussés. Car, selon le Conseil fédéral, un moratoire sur les dépenses aurait pour conséquence de provoquer, dans les projets qui n'ont pas encore été lancés (éliminations des goulets, programmes d'agglomération), «des retards qui pourraient atteindre plusieurs années.»

    L'insuffisance du fonds d'infrastructure menace les programmes d'agglomération

    Le besoin de rattrapage est pourtant énorme dans les agglomérations, comme le montrent les programmes acceptés en faveur de régions jusqu'ici négligées. Le fonds d'infrastructure est pourtant déjà trop faiblement doté et les moyens prévus pour 2011 risquent d'être libérés avec un retard important.

    Si ces projets sont une nouvelle fois reportés, les problèmes de transports pour l'économie, l'environnement et la société seront considérables dans les régions à qui le pays doit pourtant une grande partie de sa création de valeur. Marcel Guignard, maire d'Aarau et président de l'Union des villes suisses, affirme ainsi: «Un tel report serait contreproductif et nuirait à toute la Suisse, en péjorant sa compétitivité économique mais aussi sa qualité de vie.»

    Investir aujourd'hui - pour demain!

    Le transport sur la route et le rail a fortement progressé ses dernières années et les axes sont parvenus aux limites de leurs capacités, précisément dans les agglomérations. Des économies dans ce secteur se paieront cher: ne pas faire les investissements nécessaires aujourd'hui revient à mettre en danger le maintien même des infrastructures et la qualité de leur entretien. La société actuelle et les prochaines générations devront passer à la caisse. Nous remettrions ainsi en cause le bon fonctionnement de nos réseaux de transports mais aussi un des avantages compétitifs de la Suisse. Les Chambres fédérales doivent intervenir pour corriger le tir. Une planification fiable, continue et axée sur le long terme est nécessaire, ce qui n'empêche pas de rechercher de nouvelles possibilités de financement pour le rail et la route.

ots Originaltext: Union des villes suisses
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Contact:
Renate Amstutz
Directrice de l'Union des villes suisses
Tél.: +41/31/356'32'32



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