Migros-Genossenschafts-Bund Direktion Kultur und Soziales

Toys Redux - On Play and Critique 30.05.-16.08.2015 Vernissage : vendredi, 29.05. 18-21h00

Toys Redux - On Play and Critique
30.05.-16.08.2015
Vernissage : vendredi, 29.05. 18-21h00
Jan Peter Hammer, The Jungle Book, 2013, HD Video (Farbe, Ton), Videostill Courtesy of the artist and Supportico Lopez, Berlin

Zürich (ots) - Cory Arcangel - Alex Bag & Patterson Beckwith - Judith Bernstein - Vittorio Brodmann - Marvin Gaye Chetwynd - Simon Denny - Harun Farocki - Jan Peter Hammer - Nic Hess - Danny McDonald - Dawn Mellor - Claus Richter - Tabor Robak - Timur Si-Qin - Michael Smith - Lily van der Stokker - Julia Wachtel - Hannah Weinberger

L'exposition collective Toys Redux - On Play and Critique rassemble des artistes qui s'approprient des formats et des univers issus de la culture populaire, habituellement adressés à des enfants ou à des adolescents. La reprise et la manipulation de figures de jeux vidéo, de séries télé, de films et de bandes dessinés ne sont pas seulement à considérer comme des témoins de la culture populaire mais ils sont également un commentaire de la production capitaliste de ces mondes marchands. L'esthétique pop et la promesse d'un monde enfantin ou fantastique ludique et « innocent » contrastent avec la réalité des stratégies marchandes et publicitaires néo-libérales. Cette exposition thématique réunit des travaux d'artistes de diverses générations et intègre également des oeuvres de la collection du Migros Museum für Gegenwartskunst. Elle poursuit une problématique récurrente du musée, déjà traitée lors des expositions suivantes : Cory Arcangel (2005), Marvin Gaye Chetwynd (2007), Deterioration, They Said (2009) et Alex Bag (2011).

Les oeuvres présentées au cours de l'exposition mettent l'accent sur différents thèmes et diverses références formelles. L'installation vidéo Parallele I-IV (2012-14) de Harun Farocki (*1944, Tchéquie, t 2014, Allemagne) reprend la rhétorique et l'esthétique des jeux vidéo, qui ne se cantonnent plus aujourd'hui, à l'ère du numérique, aux chambres d'enfants. Farocki retrace en quatre étapes l'évolution des univers visuels animés par ordinateur et s'interroge au sujet de leur construction et de leur signification. Le langage visuel et les fonctions des jeux vidéo ainsi que leur facteur économique sont également au coeur des réflexions de Cory Arcangel (*1978, États- Unis) et de Tabor Robak (*1986, États-Unis). Dans Super Landscape 1 (2005), Arcangel déconstruit le classique Super Mario Bros. de 1985. La très technique animation programmée de Robak, Analphabetic Aquarium (2014), analyse la surface et les mécanismes immersifs de jeux vidéo contemporains.

En outre, la télévision représente un système de référence pour bon nombre d'oeuvres présentées dans l'exposition. Dans les années 1980 et au début des années 1990, les formes de divertissements avec des interactions ludiques connaissent un véritable boom. Les artistes exposés utilisent notamment un discours ciblé pour les spectateurs de tels formats télévisés. Le travail vidéo Mike Builds a Shelter (1985) de Michael Smith (*1951, États-Unis) moque les émissions Do-it-youself pour bricoleurs, alors qu'Alex Bag (*1969, États-Unis) et Patterson Beckwith (*1972, États-Unis) créaient, dans le cadre d'un projet de télévision d'accès public, un late-night show intitulé Cash from Chaos / Unicorns & Rainbows (1994-1997), qui allait faire des émules. La vidéo de Jan Peter Hammer (*1972, Allemagne) The Jungle Book renvoie au format narratif de l'émission pédagogique pour enfants. Elle insiste sur l'ambivalence des formats ludiques qui ne se contentent pas de divertir les enfants, mais ont également pour tâche de transmettre certains systèmes de valeurs ou de les recruter comme de futurs clients.

L'installation de Claus Richter (*1971, Allemagne) Very Large Self-Portrait with Train and Colored Lights (2015) est composée de paquets cadeaux empilés et commente les tentations d'escapade qu'offrent les mondes de fantaisie, transformés en mondes marchands par des empires économiques à l'instar de celui de la Walt Disney Company. Dans sa fresque murale Interesting Work (2003/2014), sur laquelle on peut lire des considérations économiques du quotidien souvent teintées d'ironie, Lily van der Stokker (*1954, Hollande) se consacre à la relation entre production artistique, esthétique pop et lois économiques. L'agencement ornemental de Nic Hess (*1968, Suisse) - reprenant des logos d'animaux d'entreprises internationales dans son installation kollekTIEREnd (1998) - mais aussi les travaux sur le merchandising et la publicité de Timur Si-Qin (*1984, Allemagne), Danny McDonald (*1971, États-Unis) et Simon Denny (*1982, Nouvelle-Zélande) illustrent le lien étroit entre jeu et commercialisation.

Les commissaires de cette exposition sont Raphael Gygax (commissaire, Migros Museum für Gegenwartskunst) et Judith Welter (conservatrice de collection, Migros Museum für Gegenwartskunst).

Événements:

Samedi 13.06 13h00

Artist's Talk (entrée libre, en anglais) Judith Bernstein dialogue avec Raphael Gygax et Judith Welter

Samedi 13.06 17h00

Performance (entrée libre, nombre de places limité) Claus Richter : Das schlaue Tier und seine Feinde (2015)

Contact:

Pour toute information complémentaire et pour les
visuels, prière de s'adresser à René Müller, chef du service
de presse et des relations publiques :
rene.mueller@mgb.ch
T +41 44 277 27 27



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