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Étude d'Allianz sur la sécurité: la distraction au volant plus dangereuse que l'alcool

Étude d'Allianz sur la sécurité: la distraction au volant plus dangereuse que l'alcool
La distraction au volant plus dangereuse que l'alcool. Texte complémentaire par ots et sur www.presseportal.ch/fr/nr/100008591 / L'utilisation de cette image est pour des buts redactionnels gratuite. Publication sous indication de source: "obs/Allianz Suisse/Stefan Heigl"

Wallisellen (ots) -

   - 40% des automobilistes suisses enfreignent les règles sur le 
     téléphone portable au volant. 
   - 76% des personnes interrogées sont distraites par la technologie
     embarquée. 
   - Les jeunes conducteurs de 18 à 24 ans et les grands rouleurs
     sont particulièrement exposés. 

Cinq ans après sa première étude sur la sécurité, le Centre technologique Allianz (CTA) a de nouveau analysé la distraction au volant dans le cadre d'une enquête représentative réalisée en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Selon l'étude, les smartphones et le développement de la technologie et des fonctions de divertissement dans les véhicules augmentent le risque d'accidents.

L'alcool, qui diminue l'aptitude à la conduite, constituait jusqu'à présent la principale cause d'accident. Désormais, la distraction liée aux smartphones et aux systèmes de navigation doit être considérée comme plus dangereuse. La nouvelle étude sur la sécurité routière du Centre technologique Allianz (CTA) révèle que le risque d'accidents augmente sensiblement si le conducteur fait davantage attention à des dispositifs techniques qu'à la route. Par exemple, 60% des conducteurs accidentés au cours des trois dernières années avouent avoir manipulé leur téléphone portable au volant. Cette part est de 37% chez ceux qui n'ont pas eu d'accidents. «Plus la technologie embarquée est variée et son utilisation complexe, plus la distraction de la route est grande», affirme Markus Deplazes, responsable Sinistres d'Allianz Suisse.

Davantage de blessés graves dus à la distraction qu'à l'alcool

Selon l'Office fédéral des routes (OFROU), plus de 250 personnes ont perdu la vie sur les routes suisses en 2015, dont 30 en raison de l'ébriété de l'un des protagonistes. Sur la même période, 19 décès et quelque 450 blessés graves ont été recensés dans des accidents liés à une distraction (alcool: 320 blessés graves). «Aujourd'hui, notre société ne tolère plus l'alcool au volant. Nous devons adopter la même attitude avec l'utilisation des téléphones portables», déclare Markus Deplazes.

Les portables constituent un risque au volant

D'après la nouvelle enquête représentative d'Allianz, environ 40% des conducteurs suisses enfreignent les règles sur le téléphone portable au volant et près des trois quarts des personnes interrogées (76%) sont régulièrement distraits par l'utilisation de la technologie embarquée. Plus d'une personne sur trois (40%) manipule le système de navigation pendant la conduite et près d'une sur deux recherche une station de radio ou actionne l'autoradio grâce au menu de l'ordinateur de bord. Certains conducteurs lisent, voire écrivent régulièrement des SMS sur leur smartphone pendant qu'ils sont au volant (respectivement 20% et 7%). Quelque 30% consultent leur téléphone portable pour savoir qui vient de leur envoyer un message. On constate également que plus d'un conducteur sur deux (52%) est distrait par des passagers qui téléphonent. Les jeunes conducteurs de 18 à 24 ans arrivent en tête de classement dans presque toutes les catégories; il en ressort que les enfants du numérique («digital natives») se laissent assez souvent et facilement distraire par les outils de communication modernes. Les grands rouleurs, qui tendent eux aussi à être fortement distraits par d'autres activités, constituent un autre groupe particulièrement à risque. «Chaque seconde où l'on perd la route des yeux peut être fatale», précise Markus Deplazes.

Exigences d'Allianz

Dans ce contexte, Allianz exige que les fonctions critiques en termes de sécurité, telles que la saisie d'une destination dans le système de navigation ou la consultation d'Internet via l'ordinateur de bord, soient désactivées pour le conducteur pendant le trajet. Le confort d'utilisation des appareils mobiles et embarqués ainsi que les applications des différents constructeurs automobiles devraient être harmonisés et simplifiés. De plus, tous les nouveaux véhicules devraient être équipés de systèmes avancés de freinage d'urgence. Les études du CTA ont révélé que la généralisation de ces systèmes permettrait d'éviter plus d'un tiers des collisions par l'arrière ou d'en réduire les conséquences.

À propos de l'étude

La version complète de l'étude sur la distraction causée par les technologies modernes d'information et de communication et l'interaction sociale des conducteurs («Ablenkung durch moderne Informations- und Kommunikationstechniken und soziale Interaktion bei Autofahrern»), réalisée par Jörg Kubitzki et Wolfgang Fastenmeier, ainsi que des illustrations et des informations complémentaires, sont disponibles sur demande par voie électronique. Pour cette étude sur la sécurité, le Centre technologique Allianz a effectué avec les instituts Mensch-Verkehr-Umwelt (MVU) et Makam Research une enquête représentative auprès de 1600 automobilistes en Suisse, en Autriche et en Allemagne.

Contact:

Hans-Peter Nehmer, responsable Communication
Téléphone: 058 358 88 01; hanspeter.nehmer@allianz.ch

Bernd de Wall, porte-parole Senior
Téléphone: 058 358 84 14, bernd.dewall@allianz.ch


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