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proTELL: La violence - comment la combattre?

Berne (ots)

Le congrès d'automne de proTELL du 3 octobre à Olten
a eu pour thème «Violence des jeunes - Violence domestique». Dans son
allocution de bienvenue, le président de proTELL, l'ancien Conseiller
National Willy Pfund, a présenté la situation vue par un partisan 
d'une législation libérale sur les armes. Soutenu par les médias, les
adversaires de la possession d'armes par des particuliers et de la 
conservation de l'arme personnelle au domicile veulent proposer 
l'équation simplifiée et utopique «Pas d'armes à feu = pas de 
suicides, pas de meurtres et pas de violence domestique». Ils tentent
ainsi de donner l'impression que la possession d'armes à feu par des 
particuliers est la véritable cause des menaces et  de la violence. 
Ils prônent comme «médecine universelle» contre les menaces et la 
violence l'interdiction des armes à feu, mais ils ne se préoccupent 
nullement des véritables raisons de la violence.
Les Conseillères Nationales Bea Heim (PS/SO) et Andrea Martina 
Geissbühler (UDC/BE) et Les Conseillers Nationaux Walter Müller 
(PLR/SG) et Pius Segmüller (PDC/LU) ont traité dans leurs brefs 
exposés du thème du congrès à différents points de vue. Le cadre 
social joue un rôle important dans les causes de la violence des 
jeunes. Mais la consommation de drogues et d'alcool abaisse également
le niveau du blocage. Il faut donc aussi bien des mesures répressives
que préventives. On retrouve un véritable besoin d'action de la part 
du législateur et de la justice concernant les dispositions pénales 
relatives aux jeunes qui doivent être durcies. Il y aurait lieu 
d'abaisser la limite d'âge et d'introduire de véritables peines 
privatives de liberté. Les durcissements doivent être ressentis comme
de véritables punitions par les jeunes et avoir un effet dissuasif. 
Autrement, les délinquants se moquent  tout simplement de la société,
de la police et de la justice. Il est en outre absurde qu'en cas de 
peines financières dont le délinquant ne peut s'acquitter, ce soient 
les citoyennes et les citoyens qui doivent régler l'addition.
La police devrait pouvoir agir plus de façon préventive contre la 
violence. Concernant la tactique et la technique, des progrès 
réguliers sont accomplis dans la police ; de nombreux policiers se 
demandent toutefois à quoi cela sert. Le travail policier n'a de sens
que si le policier connaît les gens qu'il est sensé protéger dans 
leur cadre de vie. Des patrouilles qui marquent sporadiquement leur 
présence en circulant en voiture dans les quartiers ne ressentent pas
les gens de l'endroit ; ils s'éloignent du citoyen. Ceci n'est pas la
faute de la police. La société ou plutôt les politiciens ne 
permettent plus à la police qui représente le moyen le plus important
pour le maintien de la sécurité intérieure d'accomplir ses taches.En 
Suisse, selon des estimations, une femme sur dix est victime de 
violence domestique durant sa vie d'adulte. Depuis 5 ans, il s'agit 
d'un délit poursuivi d'office, qui donne beaucoup de travail à la 
police sans servir à grand-chose. Dans 50% des cas environ, la 
déclaration de désintéressement de la victime provoque l'abandon des 
poursuites. Depuis l'introduction de la poursuite d'office, il n'y a 
pas plus de cas de violence domestique et l'article 55a devrait être 
supprimé. Lors de violences domestiques, de drames familiaux et de 
suicides, des armes à feu seraient souvent utilisées et les armes 
militaires n'auraient rien à faire au domicile, mais devraient être 
conservées dans des locaux sécurisés de l'armée ; c'est en tout cas 
l'avis d'une des conférencières.Pour résoudre le problème de la 
violence de la jeunesse, tout le monde devrait «monter à bord». 
Parents, jeunesse, enseignants, police, justice et il faut de la 
volonté d'imposer et de la persévérance. Au niveau de la 
Confédération, il ne s'est pas passé grand-chose sur le plan 
politique.
En mai 2009, le Conseil Fédéral à accepté le rapport « Jeunesse et
violence - prévention efficace dans les cadres de la famille, de 
l'école, de l'environnement social et des médias » et en juillet 
2009, l'office fédéral de la police a publié les résultats d'un 
enquête auprès des cantons «Jeunes délinquants intensifs». La 
conclusion en est : beaucoup de rapport mais peu d'actions 
concrètes.Pour conclure, Roger Thiriet, journaliste et collaborateur 
de médias, réussit à rendre le débat vivant avec les quatre oratrices
et orateurs. A la question «La violence, comment la combattre avec 
succès», on réussit à se mettre d'accord sur le fait qu'il s'agit 
d'un problème très complexe. Des mesures étatiques seules ne peuvent 
pas suffire, car c'est notre société qui évolue et continue à évoluer
dans la mauvaise direction. Rechercher le succès dans la hyper 
régulation étatique ou plus de police ne permettra pas d'atteindre le
but ; nous devons tous faire quelque chose. L'économie, les écoles et
la politique, mais en premier lieu les familles doivent faire 
largement plus pour l'éducation. Comme le disait Jérémias Gotthelf il
y a longtemps «C'est à la maison qu'il faut entreprendre ce qui devra
briller dans la patrie».

Contact:

Richard Gasser
Tél.: +41/33/336'99'68
E-Mail: internetdienst@protell.ch

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