Angestellte Schweiz / Employés Suisse

Négociations salariales 2017/2018 Tout plaide en faveur d'une hausse des salaires conséquente - Employés Suisse demande 2 % en plus

Zürich (ots) - L'industrie s'est remise du franc fort et bénéficie de la reprise en Europe. C'est pourquoi des augmentations salariales marquées sont opportunes.

En règle générale, le caractère cyclique précoce de l'industrie est un moteur de l'économie et, de ce fait, a une influence positive sur l'économie intérieure. Les prévisions de l'institut BAK Basel Economics AG étant plus positives qu'attendues, Employés Suisse demande des augmentations salariales allant jusqu'à 2 %. Pour cela, l'association ne s'appuie pas que sur des prévisions favorables. L'augmentation de la productivité, l'affaiblissement du franc suisse face à l'euro, la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et le renchérissement plaident en faveur de hausses salariales appréciables. De plus, il faut prendre en considération que les salaires ont augmenté de moins de 1% l'année passée.

Industrie MEM

Pour l'année en cours, l'institut BAK Basel Economics AG s'attend à une augmentation de la création de valeur brute réelle dans l'industrie MEM de 2 %, en 2018 de 3,2 % et en 2019 de 2,8 %. La productivité du travail devrait croître entre 2,2 % (métallurgie) et 3,9 % (construction des machines). Employés Suisse prend en considération la situation différente dans chaque sous-branche de l'industrie MEM, c'est pourquoi des augmentations salariales échelonnées peuvent être acceptées. La construction des machines particulièrement malmenée par le franc fort a beaucoup investi dans l'automatisation, mais elle a également délocalisé des places de travail. Par ces mesures, une augmentation de la productivité a été possible, des augmentations salariales de 2 % sont donc raisonnables. La métallurgie se redresse plus lentement, toutefois, une hausse des salaires d'au moins 1,1 % est réaliste. Les sous-branches appareils informatiques et horlogerie ainsi qu'équipements électriques se situent entre deux.

Industrie chimique

La concurrence internationale et le franc fort ont vigoureusement touché l'industrie chimique. Malgré tout, BAK Basel Economics AG prévoit une croissance solide supérieure à la moyenne - et cela pour la première fois depuis 2011. La création de valeur brute réelle devrait augmenter durant l'année en cours de 1,7 % et l'année prochaine de 2,1 %. Le regain de compétitivité est à mettre également au mérite des travailleurs. Leur salaire doit donc augmenter de 1,1 % à 1,8 %.

Industrie pharmaceutique

BAK Basel Economics AG atteste dans son analyse que l'industrie pharmaceutique suisse a toujours un potentiel élevé de croissance. Elle reste la locomotive de l'économie, même si certaines restructurations ont conduit à délocaliser des places de travail à l'étranger. Différents projets importants prévus en Suisse montrent toutefois que le pays reste attractif. Pour cette raison, on peut s'attendre à une croissance de la création de valeur brute réelle de 4,4 % en 2017 et en 2018. Le nombre d'actifs pourrait aussi augmenter de 1 % à 1,3 % en 2018. Du personnel qualifié est recherché, c'est pour cela, et parce qu'il existe un besoin de rattrapage au niveau des salaires, qu'Employés Suisse demande des hausses salariales de 2 % dans l'industrie pharmaceutique.

Affronter ensemble les défis de la numérisation

La révolution numérique ainsi que ses conséquences sur le monde du travail et la société sont des thématiques déterminantes pour l'avenir. Avec l'Industrie 4.0, le changement structurel vers une société des services s'accélère. Beaucoup de choses seront remises en question. On exigera plus de responsabilité individuelle et d'esprit entrepreneurial, ce qui n'est possible que si les hiérarchies s'aplanissent et les structures deviennent plus agiles dans les entreprises.

De plus, la numérisation offre des opportunités d'avoir plus d'indépendance et de flexibilité dans la vie professionnelle et d'amélioration la conciliation de celle-ci avec la vie privée. Mais, en raison de l'accessibilité permanente et de l'allongement des horaires de travail, la charge des travailleurs s'alourdit. Les attentes et les exigences envers le monde du travail numérique varient donc. « Il est temps de concilier les deux revers de la médaille », déclare Stefan Studer, directeur d'Employés Suisse. Il est aussi indispensable d'avoir un dialogue entre employeur et employé. « Il n'est pas suffisant de former techniquement les employés. Employeurs et employés doivent partager des valeurs identiques et s'entendre sur comment le travail de demain doit être », ajoute-t-il. L'humain doit rester central pour Stefan Studer, « afin que nous ne devions pas victimes, voire même esclaves de la numérisation ». De plus, il est clair pour lui que, grâce à la productivité gagnée par la numérisation, les délocalisations de places de travail doivent cesser. Il plaide plutôt pour une réduction du temps de travail

Revendications à la politique

La politique est aussi mise au défi par la numérisation. Elle doit mettre en place des conditions-cadres et réussir le grand écart entre protéger les personnes actives et offrir le plus de liberté possible pour une action entrepreneuriale créatrice. Il est encore plus important que le système de formation soit adapté aux exigences de l'Industrie 4.0 et continue à être développé. C'est seulement ainsi que la base pour un apprentissage permanent peut être créée.

Revendications aux employés

La formation continue a une importance stratégique toujours plus grande. Elle ne transmet pas seulement de nouveaux savoirs et compétences, mais soutient également la mobilité professionnelle et la flexibilité. En tant qu'association, nous devons encore plus aider nos membres à renforcer leurs compétences pour maîtriser les défis de la numérisation. Quant aux employés, ils doivent s'engager plus activement à se protéger eux-mêmes et à prendre leur propre responsabilité.

Vous trouverez les prévisions de BAK Basel Economics AG sur www.employes.ch/newsroom-fr/publications/moniteur-des-branches/.

Contact:

Stefan Studer, directeur Employés Suisse, 044 360 11 41, portable 079
621 08 19

Virginie Jaquet, communication Employés Suisse, 044 360 11 43

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