Schweizerischer Bauernverband

PA 2011: corrections en profondeur indispensables!

    Brugg (ots) - Le projet du Conseil fĂ©dĂ©ral relatif Ă  la poursuite de la rĂ©forme de la politique agricole offre des perspectives insuffisantes Ă  lÂ’agriculture suisse et doit de ce fait ĂŞtre corrigĂ© en profondeur. Au vu de la situation actuelle du revenu paysan et des enjeux du moment (OMC, accords bilatĂ©raux), le montant de lÂ’enveloppe financière ne doit en aucun cas ĂŞtre rĂ©duit. De plus, le projet nÂ’Ă©largit pas suffisamment la marge de manÂśuvre dont disposent les paysans. Ce qui est en parfaite contradiction avec lÂ’un des objectifs de cette Ă©tape de la rĂ©forme, Ă  savoir renforcer la compĂ©titivitĂ© de lÂ’agriculture.

    Le Conseil fĂ©dĂ©ral a lancĂ© aujourdÂ’hui la procĂ©dure de consultation relative au projet de Politique agricole 2011. Il propose notamment une rĂ©duction des moyens financiers, une rĂ©affectation des fonds destinĂ©s au soutien du marchĂ© et une rĂ©vision en profondeur du droit foncier rural et du droit du bail Ă  ferme agricole. LÂ’Union suisse des paysans (USP) est convaincue que ce projet augmentera Ă©normĂ©ment la pression que subit dĂ©jĂ  lÂ’agriculture. DÂ’après ses projections, la mise en Âśuvre des mesures proposĂ©es provoquerait une baisse de 10 milliards Ă  8,9 milliards de francs de la valeur de la production agricole suisse. Pour les exploitations, il en rĂ©sulterait des pertes de revenus dĂ©passant les 20 pour cent, ce quÂ’elles ne seraient pas en mesure de supporter. Le revenu agricole est en effet, aujourdÂ’hui dĂ©jĂ , infĂ©rieur de 40 pour cent aux revenus comparables rĂ©alisĂ©s dans les autres secteurs de lÂ’Ă©conomie.

    LÂ’enveloppe financière de 13.5 milliards de francs proposĂ©e par le Conseil fĂ©dĂ©ral nÂ’est pas du tout suffisante. PlutĂ´t quÂ’une rĂ©duction de 600 millions de francs, lÂ’USP revendique une augmentation du montant actuel jusquÂ’Ă  concurrence de la compensation du renchĂ©rissement. Cela permettrait notamment dÂ’amortir le choc promis par les mesures de libĂ©ralisation en prĂ©paration Ă  lÂ’OMC. De plus, les mesures de soutien du marchĂ© existantes doivent ĂŞtre systĂ©matiquement poursuivies, car elles se sont avĂ©rĂ©es très efficaces et ont produit des effets particulièrement positifs sur le revenu des familles paysannes au cours des dernières annĂ©es.

    Les clĂ©s de voĂ»te du droit foncier rural et du droit du bail Ă  ferme agricole doivent Ă©galement ĂŞtre conservĂ©es. En effet, la seule augmentation Ă  1.25 unitĂ© de main-dÂ’oeuvre standard de la limite donnant droit au statut dÂ’entreprise agricole mettrait de facto hors-jeu 40 pour cent des exploitations agricoles actuelles.

    LÂ’USP est déçue du fait que le gouvernement nÂ’ait pas saisi lÂ’occasion de prendre des mesures percutantes pour rĂ©duire les coĂ»ts de production. Il nÂ’a notamment pas levĂ© lÂ’interdiction des importations parallèles pour les produits de traitement des plantes. Ce faisant, il aurait pourtant rĂ©solu le problème important pour de nombreux paysans que constitue lÂ’augmentation continue du prix des agents de production (produits phytosanitaires, mĂ©dicaments vĂ©tĂ©rinaires, machines, bâtiments, etc.) Cette dĂ©cision gouvernementale est en contradiction avec la revendication souvent formulĂ©e dÂ’une amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© de lÂ’agriculture. Comment cette dernière pourrait- elle devenir plus compĂ©titive, si on lui interdit dÂ’accès toutes les voies qui le lui permettraient ?

    LÂ’USP demande enfin au Conseil fĂ©dĂ©ral de dĂ©finir une politique agricole dÂ’avenir, sans presser toutefois le rythme exigĂ© par lÂ’OMC. Pour parvenir Ă  remplir son mandat constitutionnel, lÂ’agriculture a besoin de conditions gĂ©nĂ©rales fiables, que ne lui offre pas ce projet de PA 2011! Après analyse fouillĂ©e du projet, lÂ’Union suisse des paysans prĂ©sentera sa prise de position dĂ©taillĂ©e Ă  la Chambre suisse dÂ’agriculture, son organe dĂ©libĂ©ratif, dĂ©but dĂ©cembre. Elle sera rendue publique une fois adoptĂ©e par cette dernière.

ComplĂ©ments dÂ’information: Jacques Bourgeois, directeur, tĂ©l.  031 385 36 41, mobile 079 219 32 33 Martin Rufer, DĂ©partement Economie et politique, tĂ©l. 056 462 52 17 Urs Schneider, directeur supplĂ©ant, mobile 079 219 32 33 Sandra Helfenstein, responsable suppl. de la communication, tĂ©l. 056 462 51 11, mobile 079 826 89 75 www.sbv-usp.ch



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