Schweizerischer Bankenombudsman

Ombudsman des banques: des cas moins nombreux mais plus complexes

    Zurich (ots) - A l'occasion de sa conférence de presse annuelle, ce matin à Zurich, l'Ombudsman des banques suisses a informé l'auditoire sur l'exercice 2005. Au cours de l'exercice sous revue, 1 495 requêtes de clients ont été traitées, soit 240 de moins que l'année précédente (1 735). Sur les 782 cas transmis et traités par correspondance (contre 954 en 2004), 711 (877) ont été réglés tandis que 71 (77) restaient encore en suspens en fin d'exercice. Comme l'a souligné Hanspeter Häni, "les clients soient moins enclins, durant les phases de plus-values persistantes, à surveiller voire à contester les conseils de leur banque. On constate en revanche une tendance à une complexité accrue des cas, avec à la clé un surcroît évident de travail".

    L'exercice sous revue a également été marqué par une nouvelle progression du nombre de requêtes issues de l'étranger, de 32% à 37%, alors que dans le même temps, la part des réclamations provenant de Suisse alémanique s'est inscrite en léger recul (de 50% à 47%). Quant aux requêtes émanant de Suisse romande et de Suisse italienne, elles demeurent stables dans l'ensemble, à 11% et 5% respectivement. S'agissant de la répartition sectorielle des cas, l'exercice sous revue n'a guère amené de bouleversement majeur. Seule progression notable, celle des requêtes relatives au trafic des paiements et aux cartes, qui ont grimpé de 20% à 24%, signalant principalement une augmentation des escroqueries à la carte bancaire et à la carte de crédit.  Hanspeter Häni déplore à ce sujet "la négligence de bon nombre de clients." Dans le même temps, le nombre de réclamations ayant trait au conseil en placement et à la gestion de fortune a reculé de 24% à 20%.

    Environ 65% des cas traités par correspondance et réglés en 2005 ont pu l'être sans intervention de l'Ombudsman auprès de la banque, tandis que dans 35% (42%) des cas, il s'est avéré nécessaire de solliciter une prise de position de cette dernière. Des interventions justifiées pour un peu plus de la moitié d'entre elles, puisque l'établissement concerné a été invité à dédommager totalement ou partiellement son client. Hanspeter Häni: "La médiation opérée a pour but de convaincre le client comme la banque du bien-fondé de la solution proposée, ce qui n'est bien sûr pas toujours facile. Aussi nos tentatives demeurent-elles parfois infructueuses."

    Dans plus de 80% des demandes de réparation d'un préjudice financier, les sommes en jeu se sont avérées substantielles (plus de 10 000 CHF). Les requêtes portant sur des sommes en litige de plus d'un million de CHF ont par ailleurs progressé de 4% à 7% durant l'exercice sous revue.

ots Originaltext: Ombudsman des bangues suisses
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