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Hausse des dépenses de santé: effets positifs sur la création de valeur et l'emploi

    Zoug (ots) - Selon l'Office fédéral de la statistique, les dépenses de santé s'élevaient en 2008 à 58,5 milliards de CHF, soit 10,7% du produit intérieur brut (PIB). Elles s'inscrivaient en hausse de 5,9% par rapport à 2007, soit une progression plus forte qu'au cours des cinq années précédentes. Une hausse des dépenses de santé a-t-elle des effets positifs ou négatifs sur l'évolution économique de la Suisse? C'est pour répondre à cette interrogation et à d'autres questions connexes que l'Institut INFRAS publie aujourd'hui une étude réalisée à la demande de l'Association des entreprises pharmaceutiques en Suisse (vips). Les résultats font apparaître qu'une hausse des dépenses de santé entraîne à court et moyen terme une augmentation de la création de valeur et de l'emploi. En outre, les effets à long terme sur la santé de la population, la croissance économique et le bien-être tendent eux aussi à être positifs.

    Dans les débats politiques, on entend souvent que la hausse des dépenses de santé est nuisible pour le développement économique de notre pays, car elle pèse sur les budgets privés et publics. L'Association des entreprises pharmaceutiques en Suisse (vips), la plus grande association pharmaceutique suisse, a voulu en avoir le coeur net: elle a chargé l'Institut INFRAS de réaliser une étude sur cette question. L'objectif était, en vue de décisions futures sur la répartition des ressources, de disposer de données de référence valables, mais en aucun cas de plaider pour une hausse des dépenses de santé.

    L'étude INFRAS examine les effets de la hausse des dépenses de santé sous différents angles: la charge financière par types de ménages et groupes de revenus a été quantifiée sur la base des données disponibles de l'Office fédéral de la statistique et d'autres sources. Une analyse économique input-output a permis d'identifier les répercussions à court et moyen terme sur la création de valeur et l'emploi. Enfin, des études nationales et internationales existantes ont été passés en revue afin d'évaluer les conséquences à long terme sur la croissance et le bien être.

    Les réductions de primes atténuent la charge des dépenses de santé pour les ménages

    En 2008, les dépenses de santé en Suisse s'élevaient à 58,5 milliards de CHF. C'est pour les ménages à faible revenu et les ménages avec enfants que leur poids est le plus lourd. Des réductions de primes compensent partiellement les écarts de charge financière. La charge financière moyenne pour les ménages, compte tenu des réductions de primes, représentait en 2007 environ un septième du revenu disponible. A noter toutefois que l'enquête sur le budget des ménages (EBM) de l'Office fédéral de la statistique, d'où ces données sont issues, présente des inexactitudes pour les revenus les plus bas et les plus élevés.

    La hausse des dépenses de santé a un impact positif sur la création de valeur et l'emploi

    A l'aide d'un modèle économique input-output, qui montre la contribution des secteurs à la production et à la consommation ainsi que les interdépendances entre les secteurs suisses, on a simulé les effets d'une hausse des dépenses de santé de 5 milliards de CHF. On a posé l'hypothèse d'une baisse concomitante et équivalente de la demande finale pour tous les autres biens. Cette simulation fait apparaître que le PIB augmenterait de 0,3% (environ 1,35 milliard de CHF pour l'année 2005) et l'emploi de 0,53% (environ 17 000 postes à plein temps). L'effet sur l'emploi est un peu plus marqué que sur le PIB, car l'intensité de main d'oeuvre est en moyenne plus forte dans le secteur de la santé que dans l'économie suisse en général. Tous les sous-secteurs du secteur de la santé bénéficieraient d'une croissance de l'ordre de 7 à 9%, à l'exception de l'industrie pharmaceutique, où la création de valeur et l'emploi n'augmenteraient que de 1% étant donné qu'environ 90% de sa production sont destinés à l'exportation. Certains aspects ne sont pas pris en compte dans cette analyse, comme l'efficience des moyens mis en oeuvre ou la question du financement des dépenses de santé. Intégrer ces problématiques aurait dépassé le cadre de l'étude INFRAS.

    La hausse des dépenses de santé génère croissance économique et bien-être

    L'analyse d'études existantes a permis d'examiner les effets à long terme de la hausse des dépenses de santé sur la santé de la population, la croissance économique et le bien-être. Ces études aboutissent à la conclusion qu'à long terme, la hausse des dépenses de santé tend à avoir un impact positif sur l'économie suisse. Même dans les pays industrialisés fortement développés, elle améliore en général l'état de santé des habitants. Ceci contribue à la productivité du travail, et donc à la croissance des revenus dans l'économie. Mais au travers d'une espérance de vie et d'une qualité de vie accrues, un bon état de santé apporte aussi davantage de bien-être à la population. Afin d'étayer de manière plus nuancée encore ces effets fondamentalement positifs, il convient de prendre en compte d'autres aspects comme l'efficience, les coûts d'opportunité et la qualité des dépenses de santé supplémentaires. A cet égard, il y a lieu de mener des recherches complémentaires.

    L'étude peut être téléchargée sur www.vips.ch publications.

ots Originaltext: vips Vereinigung Pharmafirmen Schweiz
Internet: www.presseportal.ch/fr

Contact:
Dr Rolf Iten
membre de la direction, associé, INFRAS
Tél.:  +41/44/205'95'06

Walter P. Hölzle
président de l'Association des entreprises pharmaceutiques en Suisse
(vips)
Tél.:    +41/41/727'67'80
Mobile: +41/79/340'38'69



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