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Les entreprises alémaniques non conventionnées du second œuvre ne sont pas les bienvenues en Suisse romande - Le Röstigraben sous bonne garde

      Zurich (ots) - Depuis le début de juin, les divergences sont
officialisées. Le Conseil fédéral a étendu la nouvelle CCT du second
œuvre romand prévoyant la retraite à 62 ans, et abrogé la
déclaration de force obligatoire générale de la CCT des
plâtriers-peintres en Suisse alémanique. Elle était parvenue à
expiration, et l’Association suisse de l’industrie de la peinture et
de la plâtrerie a refusé la nouvelle CCT déjà signée. Le vide
conventionnel est donc effectif en Suisse alémanique, où la branche
n’est plus soumise à aucune règle. En déployant une garde symbolique
sur le Röstigraben, le SIB signale son intention de barrer aux
entreprises alémaniques de peinture et de plâtrerie l’accès aux
chantiers romands.

    Dans l’immédiat, la situation profite aux entreprises alémaniques, dont les coûts sont désormais inférieurs à ceux de leurs concurrents romands conventionnés. Il est donc logique d’écarter les entreprises alémaniques qui sont implantées dans un territoire dépourvu de CCT des procédures tant publiques que privées d’adjudication de travaux en Suisse romande. Le SIB invite donc tous les mandants publics et privés romands à assumer leur responsabilité sociale et à ne pas solliciter d’entreprise alémanique de peinture et de plâtrerie dans leurs appels d’offres, jusqu’à ce que le patronat d’outre-Sarine revienne à la raison et accepte la nouvelle CCT assortie d’une retraite anticipée. En outre SIB s’assurera par tous les moyens syndicaux et politiques à disposition de part et d’autre du Röstigraben qu’aucune entreprise alémanique n’opère en Suisse romande.

    Cette frontière en plein milieu de la Suisse est profondément regrettable, mais la faute en incombe uniquement à l’Association suisse de l’industrie de la peinture et de la plâtrerie (ASIPP) qui a dénoncé, avec des arguments cousus de fil blanc, le partenariat conventionnel en Suisse alémanique. L’ASIPP vise en effet à refuser leur dû aux peintres et aux plâtriers, et ainsi à obtenir sur le dos des salariés des avantages par rapport à la concurrence. Or si les entreprises romandes tolèrent et même accueillent favorablement une CCT prévoyant la retraite à 62 ans, une convention équivalente est parfaitement possible en Suisse alémanique !

    Depuis que la déclaration de force obligatoire générale de la CCT a été abrogée en Suisse alémanique, certains entrepreneurs ont cherché à modifier unilatéralement les conditions de travail en vigueur aux dépens de leurs salariés. Là aussi, le SIB veillera par tous les moyens syndicaux – à l’exemple du débrayage d’il y a deux jours dans l’entreprise SAA à Altbüron – à ce que de telles formes de sous-enchère sociale ne se généralisent pas.

      Enfin, l’absence d’une CCT étendue en Suisse alémanique a ouvert
les frontières aux entrepreneurs plâtriers-peintres des pays
limitrophes. Mais là encore, c’est une conséquence de l’attitude
incompréhensible de l’ASIPP. A elle donc de savoir comment elle
compte faire face à cette nouvelle concurrence.

Renseignements sur la garde montée le long du Röstigraben : Hansueli Scheidegger, Zentralsekretär GBI, 079 441 74 35 Bernard Jeandet, secrétaire central SIB, 079 607 38 18



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