Schweizerischer Gewerkschaftsbund SGB

Consultation au sujet de l'initiative parlementaire Lüscher Non à 24 heures de travail sur 24 imposées dans la vente, aussi dans les échoppes des stations-service !

Bern (ots) - L'Union syndicale suisse (USS) et le syndicat Unia rejettent énergiquement l'initiative parlemen-taire Lüscher qui veut que les échoppes (shops) des stations-service situées le long des autoroutes et des grands axes routiers puissent rester ouvertes tous les dimanches et toute la nuit. Les partisans d'une flexibilisation totale du monde du travail veulent continuer à couper une nouvelle tranche de salami dans la protection des salarié(e)s contre le travail nocturne et dominical.

Membre du comité directeur d'Unia et vice-présidente de l'USS, Vania Alleva critique les visées libéralisatrices des employeurs. Elle estime que l'initiative Lüscher constitue une offensive inacceptable contre le droit du travail et une liberté importante pour les salarié(e)s, à savoir : celle de ne pas devoir être disponible 24 heures sur 24. Les conséquences de cette initiative seraient en effet funestes : le travail nocturne et dominical entraîne plus de stress et nuit à la santé. Il augmente les risques de cancer, les problèmes cardiaques et les troubles cardio-vasculaires ainsi que de la digestion et du sommeil. En outre, de nombreuses mères qui élèvent seules leur(s) enfant(s) travaillent dans la vente. Pour elles, travailler de nuit et le dimanche est particulièrement difficile, car elles ne trouvent alors pas de solution de garde pour leur(s) enfant(s). Souvent aussi, le dimanche est le seul jour où les mères de familles monoparentales et les enfants ont congé en même temps. Et, finalement, le travail de nuit dans les échoppes de stations-service est dangereux, les braquages étant très fréquents à ces heures.

De fait, cette initiative ouvre la voie à une déréglementation générale des horaires de travail. Si les échoppes des stations-service situées le long des grands axes urbains et dans les agglomérations peuvent ouvrir plus longtemps, d'autres commerces devront les suivre pour rester concurrentiels. De plus, des salarié-e-s d'autres branches (nettoyage, livraisons, sécurité, informatique, etc.) devraient aussi travailler plus souvent la nuit et le dimanche pour garantir le bon fonctionnement des échoppes de stations-service. La prochaine étape vers une déréglementation totale des heures d'ouverture des commerces et des horaires de travail est déjà en préparation : le Conseil national vient d'accepter la motion Hutter qui veut que les cantons puissent fixer eux-mêmes les horaires de travail. Si les États acceptent aussi cette motion, l'interdiction de travailler la nuit et le dimanche se trouvera vidée d'un seul coup de toute sa substance.

Pour l'USS et Unia, il est clair que la santé, la sécurité, la vie sociale et familiale des salarié(e)s ne peuvent pas être sacrifiées sur l'autel des intérêts des propriétaires d'échoppes de stations-service. En outre, il est manifeste qu'aucun besoin avéré des consommateurs et consommatrices ne justifie l'ouverture prolongée des commerces. Ces dernières années, la population a rejeté neuf fois sur dix dans les urnes des projets de libéralisation similaires.

Kontakt:

Jean Christophe Schwaab (078 690 35 09), secrétaire central de l'USS,
Vania Alleva (079 620 11 14), membre du comité directeur d'Unia, et
Eva Geel (079 675 69 16), membre de la direction du secteur
tertiaire d'Unia, se tiennent à votre disposition pour tout
complément d'information.



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