Schweizerischer Gewerkschaftsbund SGB

5e révision de l’AI et financement additionnel L’orientation est la bonne, mais certaines améliorations s’imposent

      Berne (ots) - Il apparaît nécessaire et urgent de mettre à nouveau
de l’ordre dans les finances de l’AI. Pour cette raison, l’Union
syndicale suisse (USS) peut se déclarer d’accord avec la majeure
partie des deux messages adoptés aujourd’hui par le Conseil fédéral
au sujet de l’AI. L’USS soutient en particulier les objectifs de «
détection et d’intervention précoces » et d’une meilleure «
réadaptation » des personnes concernées. Quant au financement
additionnel, pour lequel l’USS préfère le recours à des prélèvements
sur les salaires plutôt qu’à des points de TVA, apparaît inévitable.

    L’USS s’opposera toutefois aux économies qui devraient être faites en démantelant les prestations de l’assurance. Pour une part, ces économies sont objectivement fausses et concerneront des personnes qui dépendent de ces prestations. Parallèlement, une bonne part des coûts seront uniquement transférés à d’autres assurances sociales, aux prestations complémentaires ou à l’aide sociale. C’est absurde. Les Chambres fédérales devront encore améliorer cela.

    La pression accrue qui s’exercera sur les personnes assurées ainsi que les incitations qui leur seront faites et les nouvelles mesures – qui coûteront cher à l’AI – destinées à améliorer la réadaptation ne seront cependant efficaces que si l’économie est aussi de la partie. En d’autres termes, les employeurs doivent engager plus de travailleuses et de travailleurs handicapées moins performants et mois aptes au travail, respectivement ne pas en licencier. Dans ce domaine, on ne peut pas tabler sur la spontanéité, il faut donc absolument prévoir des incitations pour les employeurs. Sur ce point, le message est totalement unilatéral.

    Malgré le financement additionnel et la 5e révision de la loi sur l’AI (s’il est possible de réaliser l’objectif d’une réduction de 20% des nouvelles rentes), les dettes de l’AI atteindront, dans le meilleur des cas, le montant de 10 milliards de francs (en 2010). Avec ces deux mesures, l’AI retrouverait des chiffres noirs pour la première fois en 2025. Les propositions du Conseil fédéral concernant son financement sont par conséquent insuffisantes. Il est donc absolument nécessaire que la part de la Banque nationale dévolue à la Confédération soit affectée au paiement des dettes de l’AI envers l’AVS.

    Colette Nova (dès 17 heures : 079/428 05 90), en charge de ce dossier à l’USS, se tient à votre disposition pour tout complément d’information.



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