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Des solutions concrètes généreuses pour les sans-papiers

    Berne (ots) - La Confédération des syndicats chrétiens de Suisse (CSC) est favorable à des solutions concrètes et généreuses pour les « sans-papiers ». Elle refuse cependant une régularisation collective parce que celle-ci pourrait mener à de nouvelles injustices et provoquer des tensions dans la population.

    Pour trouver des solutions au problème des « sans-papiers » dans un esprit humanitaire généreux et avec la perspective de l'intégration en point de mire, il faut d'abord distinguer les causes qui ont conduit à l'état de « sans-papiers ». Il y a d'un côté le groupe de migrants venus illégalement en Suisse à la recherche d'un emploi et, de l'autre, le groupe de migrants qui ont eu une autorisation de séjour en Suisse mais qui l'ont perdu pour diverses raisons. Ce deuxième groupe comprend par exemple des requérants d'asile déboutés, d'anciens saisonniers ou encore des femmes étrangères qui, suite à une rupture du lien conjugal, ont perdu leur autorisation de séjour. Force est de constater que pour ce groupe, c'est bien souvent le système législatif ou les changements dans la politique migratoire suisse qui sont à l'origine des « sans-papiers »

    Pour le groupe des migrants venus illégalement en Suisse, la CSC demande  une régularisation assortie de conditions strictes : avoir séjourné au moins quatre ans en Suisse et avoir un emploi. Il faut aussi exiger des employeurs qui ont bénéficié en toute illégalité des ces personnes qu'ils s'engagent à prendre des mesures d'intégration professionnelle pour elles. Sont aussi nécessaires des mesures connexes comme le renforcement de la lutte contre le travail au noir et les passeurs ainsi que davantage d'engagement dans la politique extérieure pour prévenir les causes des migrations involontaires.

    Pour les migrants qui se retrouvent dans l'illégalité en Suisse, après avoir perdu leur autorisation de séjour, la CSC demande une régularisation sans condition de durée de séjour ou d'emploi pour les personnes qui sont victimes des excès ou des changements de la loi. Les anciens saisonniers de l'Ex-Yougoslavie, victimes du changement abrupt de politique migratoire de la Suisse à partir du début des années nonante, doivent pouvoir régulariser leur situation. Les femmes qui ont perdu leur autorisation de séjour, suite à de mauvais traitements, doivent pouvoir aussi bénéficier d'une autorisation de séjour. Pour les requérants d'asile déboutés, nous préconisons des mesures d'aide au retour sans exclure une régularisation selon l'intégration dans la société et la durée du séjour en Suisse.

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Contact:
Confédération des syndicats chrétiens de Suisse (CSC)
Hugo Fasel
Mobile +41 79 348 71 67



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