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economiesuisse - L'innovation au service de l'environnement
La Journée de l'économie s'est tenue à Zürich-Oerlikon sous le signe de l'économie verte

Zürich (ots) - Cette année, la Journée de l'économie d'economiesuisse était placée sous le thème « Défis écologiques : l'économie suisse va de l'avant ». D'après Gerold Bührer, président d'economie-suisse, les entreprises ont prouvé que, grâce à de nouvelles technologies, elles sont en mesure proposer des solutions pour relever les défis liés à l'environnement. Rolf Soiron, président du conseil d'administration de Holcim et Lonza, a indiqué qu'il s'oppose à la construction de grandes centrales nucléaires utilisant la technologie actuelle, mais pas à celle de centrales utilisant de nouvelles technologies. La vice-présidente du Conseil fédéral Eveline Widmer-Schlumpf a présenté les priorités définies par les Conseil fédéral en matière de politique financière et fiscale.

La croissance économique et la compétitivité n'excluent pas la poursuite d'objectifs écologiques, a déclaré Gerold Bührer, président d'economiesuisse, dans son discours devant les représentants de l'économie suisse. Les performances de l'économie helvétique montrent clairement que les deux sont possibles : par la réduction de ses émissions de CO2, l'économie a contribué à hauteur de 80 % à l'atteinte des objectifs de Kyoto fixés pour la Suisse. Ce système volontaire a fait ses preuves. Afin que les entreprises puissent continuer de mener leurs activités dans un environnement favorable à l'innovation, l'État doit se concentrer sur la recherche fondamentale, de bonnes conditions pour la recherche et l'innovation et le transfert de technologies.

Soutenir les interventions de la Banque nationale Dans son évaluation de la situation économique générale, Gerold Bührer s'est dit convaincu que la pression sur le franc suisse, qui résulte des problèmes structurels liés à la crise de l'endettement de part et d'autre de l'Atlantique, restera élevée. Dans la mesure où la Suisse se trouve aujourd'hui dans une situation extraordinaire, le président d'economiesuisse salue les interventions de la Banque nationale. « Un lien durable avec l'euro n'est toutefois pas une solution », a-t-il déclaré. En matière de politique économique, il réclame une diminution des coûts imposés par l'État aux entreprises et un accroissement de la compétitivité et préconise, pour ce faire, de laisser davantage jouer les mécanismes de marché, de diminuer la fiscalité des entreprises, de renforcer l'innovation et de réduire les réglementations. En outre, il a souligné dans son discours l'importance des accords bilatéraux avec l'Union européenne. Gerold Bührer est convaincu que « la voie bilatérale avec l'UE est cruciale pour la Suisse, en tant que lieu d'implantation des entreprises ». La libre circulation des personnes en constitue un élément : à ce titre, il faut la défendre et sanctionner les atteintes.

Rolf Soiron, président du conseil d'administration de Holcim et Lonza, a indiqué dans son discours que l'économie et la durabilité ne sont pas antinomiques. « Des processus réellement durables ont une chance à condition que des systèmes autorégulés les encouragent », a déclaré Rolf Soiron, avant de mettre en garde contre des plans centralistes et des catalogues de prescriptions. Il considère aussi qu'il est nécessaire de repenser les subventions à long terme. Rolf Soiron a plaidé pour la vérité des coûts et la diversification. Ce dernier élément implique aussi l'intégration dans un système énergétique européen aussi ouvert que possible. En ce qui concerne les grandes centrales nucléaires, l'invité d'honneur de la Journée de l'économie s'est exprimé contre la construction de nouvelles centrales utilisant la technologie actuelle, mais pour celle de centrales utilisant de nouvelles technologies nucléaires. Cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives en lien avec la durabilité.

Trois priorités de politique financière et fiscale La vice-présidente du Conseil fédéral Eveline Widmer-Schlumpf a déclaré, au début de son intervention, que la Suisse se trouvait dans une posture avantageuse au regard des politiques financière et économique. Cela étant dit, il faut prendre au sérieux les charges prévisibles et les incertitudes majeures à l'échelle mondiale. C'est pourquoi le Conseil fédéral s'est fixé trois priorités. Premièrement, il importe de gérer la crise financière avec les principaux partenaires économiques. Deuxièmement, il s'agit de maintenir et d'élargir les marges de manoeuvre de la politique financière. Troisièmement, il convient d'identifier tôt les évolutions à venir et de les anticiper. Établir des règles financières pour garantir les assurances sociales sur la durée est un moyen de le faire.

Les politiques environnementale, énergétique et climatique étaient aussi au centre des discussions de la table ronde qui a réuni des personnalités de haut rang : Jasmin Staiblin, présidente de la direction d'ABB Suisse, Lucas Bretschger, professeur de macroéconomie et d'économie des ressources à l'EFPZ, Heinz Karrer, CEO d'Axpo Holding AG, et Hans-Peter Fricker, CEO de WWF Suisse.

«Seul le texte prononcé fait foi » Gerold Bührer, président d'economiesuisse : http://bit.ly/discours_du_president_journee_economie_2011

Des photos de la Journée de l'économie seront disponibles à partir de 16 heures environ sous : www.photopress.ch/image/Aktuell/August+11/economiesuisseTdW

Contact:

Cristina Gaggini, directrice romande
Téléphone : 078 781 82 39
Courriel : cristina.gaggini@economiesuisse.ch



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