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Organisations économiques - Remettre l'AI sur pied

      Zurich (ots) - Les déficits de l'AI explosent et rongent les
réserves de l'AVS. Une révision de l'AI est urgente. De plus, tant
l'AI que les employés et les entreprises bénéficieront d'une
intervention beaucoup plus rapide. C'est pourquoi l'économie
soutient fermement la 5e révision de l'AI.

    L'AI se trouve dans une situation financière désolante. Elle enregistre année après année des milliards de déficits. Ses dettes dépassent déjà les 10 milliards de francs, plombant dangereusement l'AVS. Sur la base de ce constat, les organisations économiques sont d'accord pour dire que la 5e révision de l'AI est une étape importante vers un assainissement de l'AI.

    La 5e révision de l'AI met à contribution les employeurs. « Dorénavant les employeurs devront s'occuper davantage de leurs employés qui sont gravement malades ou qui ont eu un accident », a déclaré Thomas Daum, directeur de l'Union patronale suisse. Pour ce faire, les employeurs seront à l'avenir davantage aidés par l'AI.

    Les succès remportés en Suisse romande montrent que l'intégration des personnes handicapées fonctionne déjà bien dans de nombreuses entreprises. Selon Sabine von der Weid, secrétaire de l'Union des associations patronales genevoises, le centre ORIPH et IPT – deux organisations d'utilité publique – contribuent fortement à l'intégration. Par leur entremise, plus de 8500 entreprises romandes proposent des emplois à des personnes handicapées. La responsabilité sociale n'est pas non plus un vain mot pour l'entreprise Endress+Hauser. Cette entreprise familiale compte des personnes handicapées parmi ses employés. Henri Gassler, chef du personnel d'Endress+Hauser Flowtec SA : « Nous adaptons le poste de travail, les horaires et les conditions de travail aux besoins des personnes. » La 5e révision de l'AI donne un coup de pouce supplémentaire à l'intégration. Elle permettra d'apporter rapidement un soutien aux entreprises qui s'efforcent d'intégrer des personnes handicapées. Les nouvelles mesures prévues dans la révision permettront à un grand nombre de personnes de garder leur emploi.

    Si nous voulons assainir durablement l'AI, la 5e révision de l'AI est la seule voie possible, il n'y a pas d'autre solution. Pierre Triponez, directeur de l'Union suisse des arts et métiers : « Refuser la 5e révision de l'AI aurait des conséquences désastreuses pour tous ». Les problèmes perdureraient et l'AVS serait en péril à moyen terme.

    L'économie souhaite rendre effectif le principe « la réinsertion prime sur la rente ». L'impulsion donnée par la 5e révision de l'AI va dans la bonne direction. Les assurés en profiteraient aussi, car seule une assurance invalidité en bonne santé est une assurance fiable. La 5e révision de l'AI mérite un OUI clair.

Pour toute question : Maryline Basset, téléphone : 022 786 66 81, maryline.basset@economiesuisse.ch



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