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Schweizerisches Rotes Kreuz / Croix-Rouge Suisse

Les prestations de la Croix-Rouge suisse

Berne (ots)

Indication: Le communiqué et la documentation de la conférence
          de presse annuelle peuvent être téléchargées 
          gratuitement en format pdf sous: 
          http://www.redcross.ch/info/div/news/news-de.php?newsid=312
Pour la première fois, la Croix-Rouge suisse présente le bilan de 
l’ensemble des activités et prestation du groupe CRS. A l’occasion 
de l’Assemblée Croix-Rouge à Lucerne, le vendredi 25 juin, elle a 
fait état de son engagement dans la reconstruction des régions 
dévastées par le Tsunami en Asie, ou ses projets devront atteindre 
le volume de 68 millions de francs. Par contre, suite à la baisse 
des demandes d’asile ainsi qu’aux restrictions financières de la 
Confédération, elle sera amenée à réduire ses prestations dans le 
domaine de l’asile.
L’engagement de 600'000 membres, de 50'000 bénévoles et de 4400 
collaboratrices et collaborateurs a permis à la CRS de réaliser, en 
2004, un chiffre d’affaires de 600 millions de francs environ. Le 
financement de son engagement était assuré pour la moitié par le 
produit de ses prestations, pour un cinquième par le soutien privé 
et pour un huitième par des prestations sur mandat public. Les 
bénévoles se sont engagés pendant 1,2 millions d’heures en faveur de 
la population suisse. La CRS ne serait pas en mesure de garantir ses 
prestations sans cet apport non rémunéré. Aussi s’engage-t-elle pour 
faciliter le bénévolat.
Les répercussions de la politique d’asile
Depuis avril 2004, la CRS est préoccupée des conséquences du 
durcissement de la politique d’asile, et en particulier de 
l’exclusion de l’aide sociale des personnes ayant fait l’objet d’une 
décision de non-entrée en matière (NEM). A part la forte baisse du 
nombre des demandes d’asile, le économies de la Confédération ont 
des répercussions directes sur les activités de la CRS dans ce 
domaine. Comme l’a expliqué son directeur M. Daniel Biedermann, la 
CRS devra se retirer d’une de ses activités, à savoir des examens 
médicaux déployés dans le centres d’accueil de la Confédération. En 
effet, le Conseil fédéral a décidé, dans le cadre des économies à 
réaliser, de modifier le service sanitaire de frontière : La 
radiographie pulmonaire sera remplacée par un examen oral effectué 
par des spécialistes, et des vaccinations ne seront plus effectuées 
dans les centres d’accueil.
La CRS se voit donc amenée à se retirer des cinq stations de service 
sanitaire de frontière, situés près les centres d’accueil de 
Vallorbe, Chiasso, Bâle, Kreuzlingen et Altstätten, d’ici la fin de 
cette année. 33 collaboratrices et collaborateurs, qui se 
répartissent sur l’équivalent de 12,7 postes à plein temps, seront 
affectés par cette décision. La CRS regrette ce développement. Les 
collaboratrices et collaborateurs pourront profiter d’un plan 
social.
Toutfois, la baisse du nombre des demandes d’asile ne provoque pas 
dans tous les cas une baisse d’activité : Depuis dix ans, des 
réfugiés souffrant de traumatismes trouvent un soutien thérapeutique 
auprès du Service ambulatoire de la CRS pour victimes de la torture 
et de la guerre. Le service situé à Berne accueille 200 patients par 
an. Du fait de la forte demande, la CRS a étendu le Service 
ambulatoire : Le nouveau service établi à Zurich a accueilli 100 
patients en 2004, et depuis l’année passée la CRS coopère avec des 
institutions, spécialisées dans ce domaine, à Lausanne et à Genève.
L’écart entre la demande de services et l’engagement financier de la 
Confédération a encore des répercussions : La CRS se verra amenée à 
réduire considérablement ses services dans le cadre des 
consultations juridiques ainsi que dans l’acompagnement lors des 
auditions des requérants d’asile.
Reconstruction en Asie : 21 millions de dons – 68 millions pour les 
projets
Au cours des premiers mois suivant le raz-de-marée du 26 décembre 
2004, la CRS a concentré son activité sur l’aide à la survie en 
faveur des populations sans abri au Sri Lanka, dans la province 
d’Aceh en Indonésie et en Inde méridionale. Pendant les six mois 
qu’a duré la phase de l’aide d’urgence, elle a engagé 5,5 millions 
de francs avec le soutien de la Chaîne du Bonheur.
Totalisant un montant de 21 millions de francs, les dons récoltés 
par la CRS traduisent un élan de solidarité sans précédent dans 
l’histoire de l’institution. Avec le soutien de la Chaîne du 
Bonheur, la CRS consacrera ces cinq prochaines années 68 millions de 
francs à des projets de reconstruction dans la province indonésienne 
d’Aceh, au Sri Lanka et en Inde méridionale. A cet effet, elle a 
envoyé 15 à 20 délégués spécialisés sur le terrain. La collaboration 
avec les Sociétés locales de la Croix-Rouge revêt une importance 
cruciale. La CRS axe son aide à long terme sur la reconstruction de 
logements et d’écoles, l’approvisionnement en eau et les 
infrastructures médicales. Elle déploie également des mesures qui 
permettront d’assurer des moyens de subsistance aux petits pêcheurs. 
Dans la province indonésienne d’Aceh, la construction du premier 
complexe scolaire est en cours ; en outre, la CRS œuvre au 
rétablissement de l’approvisionnement en eau potable, en étroite 
collaboration avec l’Aide humanitaire de la Confédération. Dans 
l’Etat de Pondichéry, en Inde méridionale, les préparatifs en vue de 
la reconstruction de quatre villages de pêcheurs ont démarré ; la 
population locale est associée aux travaux. Au Sri Lanka, la tâche 
s’annonce plus difficile. En apportant un soutien financier direct à 
des milliers de familles sans abri, la CRS, la DDC et la Chaîne du 
Bonheur entendent assurer la réparation et la reconstruction de 
maisons d’habitation dans les meilleurs délais.
Fondation humanitaire CRS : Près de 100 millions de francs accordés
Depuis sa création, la Fondation humanitaire CRS a approuvé un 
financement totalisant 97,5 millions de francs, consacré au soutien 
de la CRS dans l’accomplissement de ses tâches humanitaires, au 
soutien de projets issus du Mouvement international de la Croix- 
Rouge et du Croissant-Rouge ainsi qu’à des tâches dans le domaine du 
service suisse de transfusion sanguine.
Comme l’a expliqué le président de la fondation, M. Dieter Weber, le 
conseil de la Fondation humanitaire CRS a examiné 60 projets, soumis 
par des organisations Croix-Rouge. Le conseil en a approuvé 33, 
allant de projets de courte durée et avec un budget modeste jusqu’à 
des projets de grande envergure, d’une durée de plusieurs années. 25 
de ces projets avec un volume de 36 millions de francs sont réalisés 
en Suisse, huit projets avec un volume de 20 millions de francs sont 
menés à bien dans des pays étrangers.
Le communiqué de presse, le contenu du dossier de presse, le rapport 
annuel et l’aperçu financier 2004 de la CRS ainsi que l’édition 
spéciale du magazine « redcross.ch », consacrée au bilan six mois 
après le Tsunami, peuvent être téléchargés à partir d‘internet:
http://www.redcross.ch/info/div/news/news-de.php?newsid=312
Pour tous renseignements complémentaires s’adresser à: Beat Wagner, 
Chef du Service de communication CRS, tél. 076 372 41 84

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