Schweizerisches Rotes Kreuz / Croix-Rouge Suisse

(CRS) L’enquête le prouve: l’intervention de la police glaronnaise a été disproportionnée

Berne (ots) - Les résultats de l’enquête pénale relative à une intervention qui s’est déroulée contre des requérants dans le canton de Glaris sont maintenant connus. Au moment des faits, soit au début juillet, la Croix-Rouge suisse (CRS) avait demandé aux autorités compétentes des précisions sur cette intervention controversée. Elle constate que la procédure utilisée était excessive. Le 3 juillet, au petit matin, la police cantonale glaronnaise avait procédé sans préavis à des fouilles dans le centre de transit de Rain, à Ennenda, ainsi que dans des logements de Linthal, de Rüti et de Matt. Les perquisitions avaient été ordonnées par le bureau du juge d’instruction, des indices ayant laissé penser que des agissements répréhensibles s’étaient déroulés dans l’enceinte desdits centres de transit. Pourtant, l’opération n’a rien confirmé de semblable. Les investigations menées par un juge d’instruction extraordinaire ont révélé, il est vrai, que les perquisitions se justifiaient sur le fond, mais que de nombreuses mesures avaient été disproportionnées et qu’elles avaient été critiquées avec raison. Dans son communiqué de presse, le bureau du juge d’instruction glaronnais a reconnu qu’il était justifié de dénoncer le fait que les mains et les pieds des requérants aient été entravés et qu’on ait placé un bandeau sur leurs yeux durant toute l’opération, qui avait pris six heures. L’une des personnes avait même été bâillonnée, ce qui l’avait mise en danger par suite d’une obstruction partielle des voies respiratoires. Le rapport d’enquête estime encore que l’identification des demandeurs d’asile au moyen de photos est également discutable, dans la mesure où elle peut être ressentie comme dégradante par les intéressés. La CRS constate que l’enquête a confirmé ses présomptions. Au début septembre déjà, la Direction de la CRS avait réclamé, au cours d’un entretien avec le Gouvernement glaronnais, une meilleure planification des perquisitions. Certes, la CRS est consciente que la police ne saurait crier haut et fort qu’elle se prépare à intervenir, mais elle insiste pour que la direction du centre, comme il est d’usage dans d’autres cantons, soit informée des perquisitions afin de pouvoir mieux entourer les requérants durant la procédure. Nombre d’entre eux ont en effet fui des zones de conflits. Pareils événements ravivent des souvenirs pénibles. Cet aspect de la question est négligé par l’enquête alors que la CRS juge essentiel d’épargner à de telles personnes les épreuves qui pourraient raviver, voire renforcer, leurs traumatismes. La CRS est persuadée que les objectifs d’une pareille intervention peuvent être atteints même en l’absence de procédés tels que l’usage de cagoules et d’entraves. De même, le fait de soutenir les demandeurs d’asile pendant ce temps ne saurait contrarier ces buts. La Croix-Rouge suisse compte maintenant sur le Gouvernement glaronnais pour qu’il tire les conséquences de cette affaire, qu’à l’avenir il se concerte avec la direction du centre avant de telles interventions et qu’il garde le sens des proportions. Pour plus d’informations, s’adresser à : André Pfanner-Meyer, CRS, Suppléant du chef du département Migration, 031 387 73 77 / 079 347 82 34. Ce texte peut être téléchargé sur Internet : www.redcross.ch

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