ASTAG Schweiz. Nutzfahrzeugverband

ASTAG: oui au fonds routier - non à la hausse des taxes!

Bern (ots) - L'ASTAG salue la création d'un fonds routier, rejette cependant la forme prévue pour le financement futur des projets d'agglomération pour lesquels les moyens financiers viendront à manquer déjà dès 2019. Le financement des routes jusqu'alors gravement négligé est au premier plan. Il est inacceptable que la caisse routière soit à nouveau pillée en faveur des TP grâce à une étiquette mensongère. C'est le seul moyen pour assurer globalement une base solide à un financement répondant au principe de causalité. De ce fait, une hausse de la surtaxe sur les huiles minérales n'entre pas en question pour l'ASTAG. Au lieu de cela, il faut stopper l'utilisation détournée des fonds routiers. Un financement équitable du trafic tel qu'il est prôné par l'initiative «vache à lait» est donc particulièrement important.

Le financement d'infrastructures du trafic adaptées aux besoins doit être assuré pour l'avenir, et ce tant au niveau de la route que du rail! C'est pourquoi l'ASTAG salue en principe l'idée du Conseil fédéral d'ancrer un nouveau fonds dans la Constitution. C'est en effet la seule possibilité pour démêler enfin les flux de financement sans que les automobilistes et la branche des transports routiers soient continuellement plumés de façon unilatérale.

Par ailleurs, c'est également l'unique solution pour venir à bout de l'endiguement massif des investissements des dernières décennies. Il s'agit surtout d'éliminer les nombreux goulets d'étranglement de notre réseau routier qui entraînent des surcharges chroniques des axes de trafic les plus importants. De plus, il convient d'assurer une réfection et une modernisation continues de tout le réseau. «Nos routes, qui sont les bases de notre prospérité, doivent être aménagées en fonction des besoins et ne doivent pas être laissées à l'abandon», souligne le président central de l'ASTAG Adrian Amstutz: «C'est pourquoi nous soutenons totalement l'idée d'un fonds routier garantissant les investissements annuels.»

Un non de principe à une hausse de l'impôt sur les huiles minérales

Par contre, pour l'ASTAG, le fait d'y inclure des projets pour les agglomérations, selon lesquels il s'agirait surtout de continuer à subventionner des projets de trams et de trains régionaux des TP avec les fonds routiers, ainsi que les propositions du Conseil fédéral pour générer des ressources pour ce fonds, n'entrent pas en question. Le non à la hausse de la vignette autoroutière a clairement signifié que le fait de constamment saigner le trafic routier n'est plus acceptable. Pas question donc d'instaurer de nouvelles charges et redevances sachant que tous les moyens attribués au fonds d'agglomération jusqu'en 2028 seront déjà épuisés en 2018 du fait des TP. Au besoin, il serait préférable d'endiguer les investissements à ce niveau, afin que le financement puisse enfin se faire sur une base équitable.

C'est pourquoi, l'ASTAG rejette également catégoriquement toute hausse de la surtaxe sur les huiles minérales. Pa question que la branche des transports routiers et les automobilistes soient obligés de continuer à puiser encore plus profondément dans leurs poches. «Pour nous, une hausse des impôts sur les huiles minérales et des taxes est un sujet absolument tabou», précise Adrian Amstutz.

Stop à l'utilisation détournée croissante

En lieu et place, il faut enfin mettre un terme à l'utilisation détournée croissante des fonds routiers. En principe, les recettes seraient actuellement déjà suffisantes. Or, le problème est que seuls 30 % des 9,5 milliards engrangés chaque année sont reversés pour les routes. Tout le reste est détourné. Un changement de cap bien ciblé s'impose. Le produit du trafic routier doit revenir aux routes selon le principe de causalité et la vérité des coûts. «Ce n'est donc que correct que les trous de la caisse routière soient enfin comblés avec l'argent déjà extorqué en abondance auprès des usagers de la route», estime Amstutz.

L'ASTAG soutient donc sans réserve l'initiative « vache à lait ». Et ce même si le Conseil fédéral veut la désolidariser de la question du financement. Elle reste en effet le meilleur outil pour obtenir un financement équitable du trafic qui implique une séparation claire des rouages de financement de la route et du rail sachant que le financement des transports publics resterait intact!

Contact:

ASTAG Association suisse des transports routiers
Michael Gehrken
031 370 85 24



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