Département fédéral de l'économie

Maladie de la vache folle : Berne doit prendre ses responsabilités

    Berne (ots) - Réunie en séance plénière le 7 novembre 2000, la Commission fédérale de la consommation s'est montrée préoccupée par les problèmes de maladie liés à lavache folle (ESB). Elle demande au Conseil fédéral de prendre les mesures nécessaires à la protection de la santé des consommateurs. Soit le renforcement de l'information et des contrôles. Quant à l'interdiction des farines animales, elle estime qu'elle répondrait au principe de précaution. Néanmoins, elle est consciente, d'une part, que l'interdiction pourrait apporter une sécurité aléatoire et, d'autre part, que la Suisse ne peut faire cavalier seul.

    Pour la Commission, les problèmes découlant d'une interdiction des farines animales doivent également être pris en compte dans le processus de décision : alimentation des animaux concernés, élimination des déchets carnés, renchérissement des viandes indigènes, augmentation de l'offre des viandes produites à l'étranger selon des méthodes interdites en Suisse à bas prix sur le marché, etc.

    La Commission rappelle qu'il est de la responsabilité du gouvernement de veiller à la sécurité des produits alimentaires mis sur le marché. Si, face au problème de la vache folle (ESB), les avis scientifiques qui servent de base aux mesures réglementaires destinées à la protection des consommateurs sont encore partagés, il est du devoir du gouvernement de prendre des mesures politiques, au moins temporaires. Une fois l'évaluation des risques pour la santé des consommateurs connue, il appartiendra alors de fixer des exigences législatives.

    La Commission demande que le gouvernement exige l'application du droit à l'information du consommateur. Les choix et la confiance de ce dernier ne peuvent être fondés que sur la transparence.

    La Commission demande un renforcement des contrôles. Si le risque zéro n'existe pas, la faute zéro peut être exigée au stade de la production, de la transformation et de la commercialisation. Il devient urgent de mettre à disposition des moyens accrus pour renforcer les contrôles et responsabiliser les producteurs. Après la dioxine, les viandes aux hormones, ce nouvel épisode de la vache folle montre qu'il serait opportun de se pencher sérieusement sur la nécessité de créer en Suisse un Bureau des fraudes.

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