Gesellschaft Schweizer Tierärztinnen und Tierärzte (GST)

Loi sur la protection des animaux: La Société des Vétérinaires Suisses prend clairement position.

    Berne (ots) - La Société des Vétérinaires Suisses, dans sa réponse à la consultation sur le projet de nouvelle loi sur la protection des animaux, relève plusieurs points positifs du projet. Elle s'oppose toutefois fermement à une autorisation de l'abattage rituel et demande à ce que les interventions réalisées sous anesthésie restent réservées aux vétérinaires.

    L'introduction du concept de "dignité de l'animal", qui figure déjà dans divers textes légaux, et sa définition apportent une nouvelle dimension à la loi. Il permet en particulier de fonder diverses réglementations comme, par exemple, la possibilité d'interdire l'élevage de certaines races selectionnées selon des critères qui nuisent aux animaux. La SVS s'est prononcée depuis longtemps contre de tels élevages.

    Le fait que le projet ait, entre autres, pour but une application uniforme des prescriptions est également salué par la SVS. Celle-ci regrette toutefois que les conclusions du groupe de travail présidé par la conseillère nationale Christine Langenberger n'aient que peu été prises en compte.

    Non à l'autorisation de l'abattage rituel

    La Société des Vétérinaires Suisses SVS s'oppose fermement, comme elle l'avait déjà annoncé en septembre, à une autorisation de l'abattage rituel. La SVS est soutenue dans sa position par ses sections, en particulier l'association suisse de médecine des ruminants et l'association vétérinaire pour l'hygiène des denrées alimentaires d'origine animale. Elles considèrent qu'une telle autorisation constituerait un recul important en matière de protection des animaux. En effet l'égorgement sans étourdissement préalable est source de peur et de douleurs importantes pour les animaux. D'autre part, il s'avère que seule une petite partie de la viande obtenue lors de tels abattages est déclarée "kasher", ce qui signifie que le solde de cette viande pourrait être commercialisée dans le circuit habituel, à l'insu du consommateur. En outre, la SVS estime que la liberté de religion ne serait entravée que s'il était interdit de commercialiser et de consommer de la viande obtenue de cette façon, ce qui n'est pas le cas dans notre pays.

    L'usage des anesthésiques doit rester réservé aux vétérinaires!

    La SVS demande d'autre part le maintien de l'obligation de faire appel à un vétérinaire pour l'exécution d'interventions sous anesthésie. Elle considère qu'il serait irresponsable de remettre à des personnes non formées en la matière des substances potentiellement dangereuses et fait en outre remarquer qu'une telle pratique serait contraire aux dispositions légales en matière de médicaments et, en particulier, à la nouvelle loi fédérale sur les agents thérapeutiques qui prévoit un contrôle de l'emploi des médicaments à tous les niveaux.

    Maintien des prescriptions actuelles en matière d'expérimentation animale et de publicité avec des animaux

    La Société des Vétérinaires Suisses regrette que la formulation actuellement en vigueur qui encourage les méthodes de remplacement en matière d'expérimentation animale n'ait pas été reprise dans le projet mis en consultation. Elle déplore également que la procédure d'autorisation nécessaire à l'utilisation d'animaux dans la publicité n'ait pas été maintenue.

    Le texte complet de la prise de position de la Société des Vétérinaires Suisses (en allemand uniquement) est disponible à l'adresse ci-dessous. Ce texte n'est pas destiné à la publication intégrale.

ots Originaltext: Société des Vétérinaires Suisses (SVS)
Internet: www.newsaktuell.ch

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