Service de communication de l'EPER

6'000 bougies pour les personnes porteuses du VIH-Sida

Berne (ots) - En allumant 6'000 bougies, la Mission de Bethléhem Immensee et l'EPER (Entraide Protestante Suisse) lancent le 1er décembre 2004 la campagne "L'Afrique a besoin de médicaments, maintenant !". Ces deux organisations de développement entendent ainsi témoigner de leur solidarité avec les personnes atteintes du sida et adresser des revendications à la Confédération, à l'économie ainsi qu'aux Eglises. "Les inégalités que nous connaissons dans le monde sont renforcées par le VIH/Sida, dit la conseillère nationale PDC Doris Leuthard, qui fait partie des premières signataires de ces revendications. "L'un des buts de la Déclaration du Millénaire de l'ONU, de diminuer de moitié la pauvreté d'ici 2015, est encore très éloigné". C'est pour cette raison qu'elle soutient les revendications de la Mission de Bethléhem Immensee et l'EPER. Celles-ci demandent plus de fonds pour la lutte contre le sida, abandon des droits sur les brevets dans les pays en développement, baisse des prix des médicaments et l'ouverture d'un large débat sur le VIH/Sida et la sexualité. 6'000 personnes meurent chaque jour des suites du sida en Afrique. Pour le rappeur bernois Greis, cette situation est indéfendable "Derrière les 6 millions qui ont besoin de traitements dans le monde, je vois des visages, des femmes et des hommes. Le traitement est possible mais les intérêts économiques lui sont opposés ". En Afrique australe, un générique coûte 300 francs par an mais ce montant est trop élevé pour la plupart des personnes atteintes du sida. Un traitement avec des produits de marque nécessaires lors de résistance ou d'effets secondaires trop importants peut s'élever jusqu'à 2'200 francs. Pour Anne-Catherine Ménétrey-Savary, conseillère nationale des Verts, ces coûts sont inacceptables. "De nombreuses personnes concernées par le sida resteraient en vie si elles avaient accès aux médicaments." Elle rappelle qu'en Californie, 3,5 milliards de francs sont dépensés pour la recherche sur les cellules-souche, alors que le fonds global de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme peine à réunir les 6 milliards indispensables à son action. Pour la Mission de Bethléhem Immensee et l'EPER, le VIH/Sida est beaucoup plus qu'un problème de santé. Le sida détruit des années de travail de développement : des générations entières sont décimées et des millions d'enfants se retrouvent orphelins. Il met en péril les systèmes de formation, de santé et des pans entiers de l'économie. Naisiadet Mason, de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) insiste sur le fait que le VIH/Sida se propage de manière toujours plus rapide chez les femmes. De la Suisse, l'OMS espère "qu'elle ne reste pas en marge de ce problème grave et qu'elle fasse des effort s pour financer l'initiative qui vise à traiter 3 millions de malades d'ici 2005. ots Originaltext: EPER Internet: www.presseportal.ch/fr/ Contact: Mission de Bethléhem Immensee EPER (Entraide Protestante Suisse) Marianne Tellenbach Tél. +41/21/613'40'80 Mobile +41/79/541'66'70 E-Mail: tellenbach@hekseper.ch

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