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Nouveau rapport de l'Office fédéral de la statistique sur la pauvreté des enfants
La pauvreté des enfants est inacceptable

Nouveau rapport de l'Office fédéral de la statistique sur la pauvreté des enfants / La pauvreté des enfants est inacceptable
Pour les familles monoparentales, le risque de pauvreté augmente de manière prononcée. Texte complémentaire par ots et sur www.presseportal.ch/fr/nr/100000088 / L'utilisation de cette image est pour des buts redactionnels gratuite. Publication sous indication de source: "obs/Caritas Schweiz / Caritas Suisse/Photo: Conradin Frei"

Luzern (ots) - 73 000 enfants sont touchés par la pauvreté en Suisse et 234 000 menacés de l'être. Ce sont les nouveaux chiffres sur la pauvreté des enfants dans notre pays que l'Office fédéral de la statistique a publiés aujourd'hui. Alors que la Suisse est l'un des pays les plus riches au monde, ces chiffres sont un scandale. Caritas demande à la Confédération d'agir avec détermination contre la pauvreté des enfants.

En Suisse, 234 000 enfants sont concernés par la pauvreté ou menacés de l'être. Les enfants et adolescents de Suisse ont un risque supérieur au reste de la population en général de vivre dans la pauvreté. Pour les familles monoparentales ou celles qui ont trois enfants ou plus, le risque de pauvreté augmente de manière prononcée. L'une des causes de ce phénomène réside dans le marché du travail. Il est ainsi toujours plus difficile aujourd'hui pour les personnes peu qualifiées de trouver un emploi et pour les familles monoparentales de percevoir un revenu assurant le minimum vital en raison des difficultés à allier vie familiale et professionnelle.

La Suisse investit trop peu dans les familles

En comparaison internationale, la Suisse investit très peu dans les familles. Tandis que les pays de l'OCDE ont consacré en moyenne 2,1 % de leur produit intérieur brut aux familles en 2013, la Suisse est restée très en-deçà avec 1,5 %. Les possibilités de concilier vie familiale et professionnelle sont aussi trop peu soutenues. Ainsi, les places dans les crèches sont deux à trois fois plus chères en Suisse que dans les pays voisins. Pour les familles monoparentales, cela représente souvent un obstacle. Sans compter que les budgets serrés des cantons entraînent actuellement un vaste démantèlement social. On a ainsi observé une réduction du minimum vital pour les familles nombreuses, une baisse de la réduction individuelle des primes dans de nombreux cantons et, de plus en plus souvent, un report des dépenses scolaires sur les parents.

C'est tout le contraire d'une politique familiale durable. Au lieu de traiter les symptômes de la politique financière en imposant des réductions de prestations, il faut désormais investir dans la prévention de la pauvreté des familles. Cela implique notamment des salaires suffisants pour vivre, des mesures pour améliorer la compatibilité entre vie professionnelle et familiale, des offres faciles d'accès dans la promotion précoce et des prestations complémentaires pour les familles.

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